Atteignez vos objectifs plus facilement avec le système d’activation réticulaire (SAR)

 

« Penser d’une manière concentrée pour définir les résultats souhaités est quelque chose que peu de gens pensent devoir faire. Mais en vérité, c’est l’un des moyens les plus efficaces pour faire des souhaits une réalité. 

 Pensez à votre but. Pensez à ce à quoi ressemblerait un résultat positif : où seriez-vous physiquement, financièrement, en termes de réputation ou autre ? Faites un brainstorming des étapes potentielles. Organisez vos idées. Décidez des prochaines actions. Avez-vous une image plus claire de l’endroit où vous voulez aller et de la façon de vous y rendre ?  »          

David Allen, Getting things done

Lorsque vous avez défini un objectif, concentrez votre esprit dessus. Vous deviendrez soudainement conscient de choses auxquelles vous n’aviez peut-être jamais prêté la moindre attention auparavant, mais qui vous seront utiles ou importantes pour vous et votre objectif.

N’avez-vous jamais observé qu’à un moment donné, si vous prêtez votre attention à quelque chose pour une quelconque raison, vous aurez l’impression d’en voir désormais partout ?

Faites le test par vous-même : concentrez-vous sur la couleur rouge par exemple. Jetez maintenant un œil tout autour de vous.

Eh oui ! S’il y avait du rouge dans votre environnement, vous en avez vu même les plus petits détails alors que quelques secondes auparavant vous n’y prêtiez absolument aucune attention.

De façon identique, vous apprenez un nouveau mot puis vous vous mettez à le voir ou à l’entendre partout. Tout le monde a déjà fait cette expérience à propos d’une chose ou d’une autre.

Cela n’a rien de magique. C’est simplement l’intervention du système d’activation réticulaire, ou SAR.
Qu’est-ce que le système d’activation réticulaire ?

Ne vous inquiétez pas, je traduis. Le SAR est une partie du cerveau qui se trouve dans le tronc cérébral (en avant du cervelet, juste en dessous du cerveau, entre celui-ci et la moelle épinière). Cette région est constituée d’un ensemble de cellules nerveuses disposées en réseau dense tout le long du tronc cérébral. Il a un diamètre légèrement plus grand qu’un crayon. Tous vos sens (à l’exception de l’odorat, qui va directement au centre émotionnel de notre cerveau) sont directement reliés à ce faisceau de neurones de la taille de votre petit doigt.

Souvent, le SAR est comparé à un filtre. Il s’assure que votre cerveau n’a pas à gérer plus d’informations que ce dont il est capable. Il a donc un rôle très important car c’est lui qui décide quelles sont les informations qui sont autorisées à entrer dans le champ de votre conscience. En effet, vos organes sensoriels envoyant des quantités massives d’informations, il s’agit de sélectionner celles qui sont les plus importantes.

Je vous donne un autre exemple. Vous séjournez dans un logement surplombant une avenue où la circulation est dense. Au début, vous aurez totalement conscience de ce bruit omniprésent. Ensuite, vous n’y ferez plus du tout attention. En effet, le SAR  aura fait son travail, ce bruit de fond n’est pas considéré comme une information importante, vous n’avez donc pas besoin d’en être conscient.

Cela ne concerne pas simplement les sons. Notre peau abonde d’environ un million de cellules nerveuses qui détectent la pression, la douleur, la température et la localisation. Et un œil humain capture plus de 300 mégapixels d’informations visuelles chaque seconde ! Malgré toutes ces informations sensorielles, on estime que l’esprit conscient ne peut gérer qu’un peu plus de 100 informations par seconde.

Votre SAR est la façon dont l’évolution a décidé de gérer ce problème d’information excessive. Il est particulièrement adapté pour faire la distinction entre des informations pertinentes et non pertinentes.

Et voici où je voulais en venir avec tout ça : qui définit donc l’ordre du jour de votre attention ? Vous bien sûr mais cela n’est pas forcément… conscient !

En effet, votre SAR prend ce sur quoi vous vous concentrez et passe ensuite au crible les données en ne présentant que les éléments qui sont importants pour vous. Tout cela se passe sans que vous ne le remarquiez, bien sûr. Le SAR se programme lui-même pour travailler en votre faveur sans que vous fassiez quoi que ce soit.

Ce qui vous intéresse en ce moment, ainsi que vos systèmes de croyances plus profonds, ont beaucoup de contrôle sur ce filtrage. Imaginez que vous ayez égaré vos clés. Pendant que vous les cherchez, votre esprit cherche une forme, une image particulière. Si à votre insu, votre colocataire a déplacé le beurre de cacahuète de la cuisine et l’a caché dans le placard à chaussures, même si vos yeux se posent sur le pot à tartiner en cherchant les clés, vous ne le remarquerez pas nécessairement et vous le chercherez sans doute plus tard lorsque viendra l’heure de vous faire une tartine. C’est que jusque-là cette information n’était pas aussi importante que la recherche de vos clés.

Ainsi, en fonction de vos intérêts du moment, de ce que vous considérez comme important à un moment donné, votre esprit subconscient se met au travail et signale cette pensée comme une pensée importante.

C’est pour cette raison que le SAR est une arme redoutablement efficace dans l’atteinte de vos objectifs, quels qu’ils soient.

Vous pouvez programmer le SAR de façon consciente.

Saviez-vous que l’acteur Jim Carrey, avant que quiconque ne sache qui il était, garait sa voiture tous les soirs sur Muholland Drive (route offrant des panoramas sur la ville de Los Angeles), et qu’il se visualisait en train de devenir la star Hollywoodienne qu’il est devenu par la suite.

Il a même poussé le procédé jusqu’à se faire un chèque de dix millions de dollars pour un contrat de film, et s’est donné trois ans pour l’encaisser au titre des « services d’acteur rendus ». Le chèque s’est détérioré dans son portefeuille au fil du temps mais quelques jours avant la date anniversaire, il a obtenu ses dix millions de dollars pour jouer dans le film Dumb and Dumber (voir son entretien télévisé avec Oprah Winfrey).

Ce n’est pas un cas isolé. Arnold Schwarzenegger par exemple en parle très souvent dans ses interviews ou dans son autobiographie. Il avait une vision de qui il voulait devenir et il affirme clairement qu’il s’est servi de cet outil de la visualisation pour atteindre ses objectifs. Il est devenu champion du monde de culturisme puis star internationale du box-office et enfin gouverneur de Californie (le plus grand État des États-Unis). Ce parcours extraordinaire, alors même que ses origines autrichiennes et son accent auraient pu – dû – l’handicaper, doit faire réfléchir.

Par exemple, rencontrer les bonnes personnes est crucial pour l’atteinte de votre objectif particulier. Votre SAR a pris en compte cette information et fera affleurer dans votre champ de conscience toutes les opportunités qui se présentent en lien avec votre objectif. Cela peut être des personnes que vous côtoyez déjà, que vous connaissez très bien mais dans le passé, vous auriez ignoré telle information parce qu’elle ne vous était d’aucune utilité, tandis que désormais elle est mentionnée dans le contexte de quelque chose que vous espérez atteindre : elle devient donc soudainement importante.

Vous avez compris de quoi il retourne, agissez maintenant !

1. En mettant votre objectif sur papier, vous engagez tous vos sens – votre vue (en regardant les mots que vous avez écrits), vos sentiments (la sensation de la plume et du papier et les sentiments produits par l’excitation du but). Même le sens auditif peut être engagé parce que quand vous écrivez vous pensez les mots pour vous-même ou pouvez même les dire à voix haute. C’est suffisant pour mettre votre SAR en alerte.

2. Votre esprit, y compris votre SAR, ne peut pas faire la différence entre quelque chose qui est vivement imaginé et la réalité. Il a tendance à croire vos messages et vos suggestions. Je prends un exemple : lorsque vous êtes en train de rêver, votre esprit tout entier est dans votre rêve et si vous devez effectuer un mouvement brusque, votre corps va y répondre automatiquement en effectuant ce mouvement dans la réalité, si bien que cela vous réveille ! Cela arrive à chacun d’entre nous. Et quand on y réfléchit, rien n’était réel et ce mouvement n’était pas nécessaire. Votre cerveau a « cru » que ça l’était.

Donc, assurez-vous que vous ayez une image claire et positive ou un sentiment de comment vous serez, ce que vous serez et où vous serez lorsque vous aurez atteint votre objectif. Mettez-y de l’émotion, mettez-vous dans la peau du personnage. Comme le disent les américains : « Fake it until you make it » (en gros : faites semblant jusqu’à ce que ça se réalise).

J’ai prétendu être quelqu’un que je voulais être jusqu’à ce que finalement je devienne cette personne. Ou elle est devenue moi.

Carey Grant (acteur américain)

Visualisez ou imaginez votre résultat désiré souvent et de façon répétée et votre esprit commencera à l’accepter comme normal, acceptable et surtout, réalisable.

Mettez toute votre passion, toute votre excitation et votre enthousiasme à vous imaginer dans la situation où vous êtes parvenu à atteindre votre objectif. Tous les athlètes qui réussissent pratiquent leur sport physiquement et mentalement. Non seulement un sprinter construit son physique par une pratique constante, mais il a aussi et surtout une image de lui-même en train de gagner la course. S’il ne peut pas se visualiser et ressentir l’émotion lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée devant tous les autres concurrents, il a peu de chance de gagner. Voyez-vous gagner. Programmez votre esprit pour le succès

Tout athlète professionnel vous dira que l’esprit est tout. Pour moi, il n’y a aucune honte à dire que je visualise et que je médite, parce que ça fonctionne vraiment.

Carli Lloyd (footballeuse américaine, considérée comme l’une des meilleures joueuses au monde) 

Mon succès n’est pas le résultat de l’arrogance – c’est le résultat de la croyance.

Conor McGregor (champion MMA irlandais – Arts martiaux mixtes)

 

C’est la répétition des affirmations qui mène à la croyance. Et une fois que cette croyance devient une profonde conviction, les choses commencent à se réaliser.

Mohammed Ali (boxeur américain)

 

Vous devez attendre des choses de vous-même avant de pouvoir les réaliser.

Michael Jordan (basketteur américain)
Maintenant, faites bien attention à une chose qui pourrait se mettre en travers de votre route.

En effet, le SAR recherche des informations qui valident vos croyances. Il filtre le monde à travers les paramètres que vous lui donnez, et vos croyances façonnent ces paramètres. Si vous pensez que vous êtes mauvais pour faire des discours ou pour danser, vous le serez probablement. Si vous croyez en revanche que vous travaillez efficacement, ce sera très probablement le cas. Le SAR vous aide à voir ce que vous voulez voir et, ce faisant, influence vos actions.

Le SAR  prend en compte tout votre système de croyances. Et la plupart sont inconscientes. Si par exemple vous manquez de confiance en vous, cela risque de nuire à l’accomplissement de votre objectif. Si c’est le cas, travaillez sur les zones à problèmes, étape par étape, en fonction de chaque étape de votre objectif. Entrez en contact avec le «vous» authentique plutôt qu’avec la personne que vos croyances auto-limitantes voudraient que vous soyez.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on dit souvent qu’avant d’atteindre un objectif on doit devenir la personne qui va l’atteindre. Lorsque vous changez, tout change.

Créez une image claire de ce que vous voulez. Votre système fonctionne en termes d’objectifs et de résultats, et une fois que vous lui avez donné un objectif précis, vous pouvez compter sur son système de guidage automatique pour atteindre cet objectif. Vous fournissez l’objectif en pensant en termes de résultats finaux et votre mécanisme automatique fournit alors les moyens par lesquels vous obtenez les résultats attendus.

Cela n’a rien à voir avec la pensée positive. Si votre véhicule est en panne car vous avez oublié de mettre de l’huile dans le moteur, vous aurez beau vous concentrer sur la «pensée positive», prier ou quoi que ce soit d’autre, cela ne changera absolument rien à l’affaire. Il vous faut agir et prendre les mesures qui s’imposent pour atteindre vos objectifs.

À moins de visualiser précisément ce que vous souhaitez en combinant cela avec les mesures adaptées, vous n’arriverez à rien ; peu importe combien vous essayez de «penser positivement» à ce sujet, si vous ne réfléchissez pas et si vous ne passez pas à l’action, rien ne se produira. 

CAS PRATIQUE : testez les trois phrases suivantes :

1. « J’espère savourer mon dîner ce soir. » (observez comment vous pensez réellement à cela – vos images internes, sons et sentiments)

2. « Je veux savourer mon dîner ce soir. » (faites de même – qu’est-ce qui diffère de la première question ?)

3. « J’ai l’intention de savourer mon dîner ce soir. » (faites de même – qu’est-ce qui diffère des deux premières questions ?)

Faites attention à la façon dont chacun de ces changements simples crée une expérience très différente. Pour la plupart des gens, la première question produira des doutes. En d’autres termes, plusieurs images apparaîtront dans votre esprit représentant différentes possibilités, l’une est que vous pouvez profiter de ce dîner et l’autre étant que vous ne le ferez pas.

La deuxième phrase devrait produire une représentation différente. Quand vous dites : «Je veux savourer mon dîner ce soir», vous verrez généralement ce que vous voulez dans le futur, mais vous ne vous verrez peut-être pas en profiter dès maintenant. Cela peut paraître plus convaincant parce qu’ici vous voyez ce que vous voulez. Mais il y a encore de la place pour le doute car il est plus difficile de se mettre dans l’expérience concrète de l’atteindre.

La troisième image de l’intention de savourer de votre dîner devrait vous mettre dans l’acte de profiter pleinement de votre expérience et d’être totalement présent à elle. Prévoir que quelque chose se produise vous associera généralement à l’expérience d’atteindre votre objectif et à tous les sentiments, images et sons qui vont avec.

Quand je me prépare à nager, j’imagine absolument tout : la couleur de l’eau, le froid, le goût du sel dans la bouche. Je visualise chaque battement.

Lewis Pugh (nageur britannique d’endurance, 1ère personne à avoir pratiqué des nages longues distances dans tous les océans du monde, y compris l’océan artique en 2007)

Un commentaire ?