Jim Carrey : discours aux étudiants de l’université de Maharishi

Jim Carrey
Saviez-vous que l’acteur Jim Carrey, avant que quiconque ne sache qui il était, garait sa voiture tous les soirs sur Muholland Drive (route offrant des panoramas sur la ville de Los Angeles), et qu’il se visualisait en train de devenir la star Hollywoodienne qu’il est devenu par la suite.

Il a même poussé le procédé jusqu’à se faire un chèque de dix millions de dollars pour un contrat de film, et s’est donné trois ans pour l’encaisser au titre des « services d’acteur rendus ». Le chèque s’est détérioré dans son portefeuille au fil du temps mais quelques jours avant la date anniversaire, il a obtenu ses dix millions de dollars pour jouer dans le film Dumb and Dumber (voir son entretien télévisé avec Oprah Winfrey).

Si vous ce sujet vous intéresse, lisez cet article du blog.

Mais plus profondément, l’acteur s’est posé la question suivante : qu’est-ce que les gens veulent vraiment ? Dans des interviews et discours, Carrey a expliqué comment, en tant que comédien de 28 ans, cette question le hantait souvent.

Et puis, il s’est assis dans son lit au milieu de la nuit avec la réponse : ils voulaient être libres de toute préoccupation. Cela avait du sens pour Carrey, qui avait commencé à plaisanter et à faire le clown quand il était enfant pour distraire son père de ses problèmes financiers et de carrière.

Avec cette perspicacité, il a commencé à ajuster ses performances pour projeter un personnage qui était lui-même complètement libre de toute préoccupation à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui. Il demandait à un auditoire comment ils allaient puis sans attendre la réponse, continuait : «Eh bien, tout va bien alors». Les gens s’esclaffèrent, et la renommée et le succès de Carrey augmentèrent de façon exponentielle.

Au cours de son célèbre discours d’ouverture à l’Université Maharishi en 2014, Jim Carrey met au défi les diplômés de se trouver un talent ou une compétence qui pourrait répondre aux besoins des gens. « L’effet que vous avez sur les autres est la monnaie la plus précieuse qui soit », déclare-t-il.

Pour ceux qui ignoreraient comment visionner la vidéo avec les sous-titres français, cliquez sur l’icone sous-titres en bas à droite puis aller dans paramètres (la roue dentée), cliquez sur sous-titres pour choisir le français.

Le talent seul ne suffit pas. Un exemple ? Michael Jordan

Si Michael Jordan est devenu le meilleur joueur de basket au monde, et est considéré aujourd’hui par la plupart des observateurs comme sans doute le plus grand de tous les temps, c’est bien moins en raison de son talent ou de ses capacités athlétiques (pourtant indéniables) que de sa détermination à suivre le processus par lequel il atteindrait finalement cet objectif. Quel est ce processus ? C’est tout l’objet de cet article.

Il ne l’aurait jamais dit lui-même, mais il voulait que les gens affirment qu’il était le meilleur à avoir jamais joué au basket.

Tim Grover (préparateur physique de Michael Jordan)

I. L’HISTOIRE (CE QUE L’ON VOIT)

LES DÉBUTS

Michael Jordan (MJ ; Mike) est devenu une star dès son entrée dans la ligue professionnelle de basket américaine, la NBA (National Basketball Association). Recrue de l’année en 1985, il s’est tout de suite illustré par des qualités athlétiques incroyables, un talent inégalé et une reconnaissance immédiate.

Doté d’une explosivité exceptionnelle et d’une capacité toute particulière à rester dans les airs plus longtemps que les autres (Michael jordan : Mr Hang Time), le joueur fait se lever les foules à chacun de ses mouvements.

Marquant plus de 28 points par match de moyenne dès sa 1ère année, His Airness ou Air Jordan comme le surnomment ses fans, remporte le concours de dunk en 1987 et 1988 ainsi que le trophée de meilleur défenseur de la ligue la même année. Il mène son équipe, les Chicago Bulls, à une saison à 50 victoires ainsi qu’à une première victoire dans une série éliminatoire en playoffs.

En 1986, alors qu’il revient d’une blessure qui l’a privé de 64 matchs (un os du pied cassé), il marque 63 points en playoffs face aux Celtics de Boston, une équipe considérée comme l’une des meilleures de l’histoire. 63 points dans un match de playoffs, le record tient toujours. À la fin du match, le joueur vedette des Celtics, Larry Bird (le numéro 33 sur la photo ci-dessus), aura cette phrase mémorable : “Ce n’était pas Michael Jordan ; c’était Dieu déguisé en Michael Jordan.”

Dans les années 90, les Bulls établissent leur dynastie en gagnant six titres de champion NBA alors qu’ils n’en avaient jamais gagné un seul auparavant. Leur leader, Michael Jordan, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales. Celui-ci devient une icône mondiale du basket lorsque la Dream Team dont il fait partie s’illustre lors des Jeux Olympiques d’été de 1992 à Barcelone.

Pourtant, entre le Michael Jordan flamboyant des années 80 et le Michael Jordan conquérant des années 90 (six titres de champion NBA), il y a un monde.  

En effet, Michael Jordan a dû attendre sept longues années avant de remporter le trophée de champion. Et ensuite il a dû se battre pour le garder.

Durant les années qui suivent son entrée dans la NBA, s’il brille individuellement (en 1988 par exemple, Jordan tourne à 35 points de moyenne par match et est élu meilleur joueur, meilleur défenseur et meilleur intercepteur de la ligue), les critiques commencent à pleuvoir quant à ses capacités à mener son équipe jusqu’au titre. Pourrait-il sortir un jour son équipe du premier tour ? Gagnerait-il jamais un championnat ?

En effet, durant trois saisons consécutives, les Bulls se font sortir à chaque fois par les Pistons, surnommés à juste titre les Bad Boys de Détroit (cette équipe a été la 1ère à instaurer une défense très physique sur tout le terrain, amenant un changement considérable du jeu dans les années 80).

En 1988, les Pistons éliminent les Bulls au 2ème tour en 5 matches. En 1989, ils les sortent en finale de conférence en 6 matches. En 1990, toujours en finale de conférence, au 7ème et dernier match (4 manches gagnantes).

LE TOURNANT

Après la saison 1989-1990, qui se solde donc par un nouvel échec en finale de conférence face à Détroit, Michael Jordan se rend compte que cette équipe le maîtrise (on parle des fameuses Jordan Rules, faites de variations consistant à placer deux voire trois défenseurs sur Jordan et à lui opposer un jeu très rugueux quand il arrivait à s’en défaire, tout ceci pour stopper le joueur le plus talentueux de la ligue).

MJ comprend que si lui et les Bulls veulent aller plus loin dans la compétition, son corps devait être mieux préparé à de tels affrontements.

C’est alors qu’un jeune entraîneur inconnu de 24 ans, du nom de Tim Grover, fait son apparition. Un article dans un journal local lui apprend à quel point le jeu physique de Détroit affecte mentalement Michael Jordan. Et Il voit là une opportunité.

Grover pense réellement pouvoir aider Jordan mais il reste inquiet à l’idée de ne pas en avoir l’occasion. En effet, si le joueur est fatigué d’être maîtrisé physiquement par ses adversaires, il ne travaille pas non plus régulièrement avec un entraîneur unique. Et s’il souhaite effectivement se conditionner et se renforcer musculairement, il craint aussi de soulever des poids en raison des effets que cela pourrait avoir sur son jeu.

Tim Grover contacte le staff des Bulls et obtient un entretien avec le chef entraîneur sportif et le médecin de l’équipe. Après une série d’interviews, il rencontre finalement Jordan. Grover présente alors son plan pour aider le jeune joueur à devenir plus fort et à éviter les blessures. Il veut introduire un régime d’entraînement qui le préparerait mieux à la compétition.

Mais Jordan est sceptique. Se trouve devant lui un entraîneur de 24 ans, sans expérience préalable avec des athlètes professionnels, qui lui explique sans rire comment avec son aide le meilleur joueur de la NBA pourrait atteindre de nouveaux sommets. Finalement, Jordan cède.

La star lui laisse un mois pour faire ses preuves. Leur collaboration dura 15 ans.

Michael Jordan et Tim Grover se sont mis d’accord et ont décidé que l’endurance, la force et le mental devaient être travaillés pendant toute la saison, plutôt que seulement durant l’intersaison.

De cette façon, lorsque Michael entrerait dans la période des séries éliminatoires après un calendrier de 82 matchs, il se sentirait aussi fort qu’en début d’année.

Trois à quatre jours par semaine, Tim Grover conduisait du centre-ville de Chicago jusqu’au domicile de Jordan. Puis ils pratiquaient de la levée de fonte pendant une heure, entre 7h et 8h. Ensuite, beaucoup de travail d’agilité, des répétitions rapides, des poids légers – juste des exercices afin de renforcer le corps et lui permettre d’assumer un jeu physique tout au long de l’année.

L’idée était de battre les pistons à leur propre jeu, en devenant plus fort physiquement et mieux préparé. Michael savait que si lui et son équipe écartaient les Pistons de leur chemin, ils avaient toutes leurs chances ensuite de gagner le championnat (le championnat américain est ainsi fait que la finale fait rencontrer la meilleure équipe de l’Ouest avec la meilleure équipe de l’Est ; Chicago et Détroit sont deux villes de l’Est. C’était donc à celle qui battrait l’autre pour accéder à la finale).

MJ est donc devenu de plus en plus fort physiquement car c’était devenu aussi important que tout le reste. Encore une fois il ne négligeait rien. Il n’avait pas ce qu’il fallait pour être compétitif face aux Bad Boys alors au lieu de se plaindre, au lieu de s’en servir comme excuse, il s’est fixé cet objectif. D’une faiblesse il a fait une force. Il travaillait ses faiblesses car il voulait être consistant et devenir un joueur complet. Ce qu’il est devenu à force de travail.

LE SUCCÈS

Le nouveau régime d’entraînement de Michael Jordan inspira ses coéquipiers à faire de même. C’est ainsi que naquit The Breakfast Club (Club du petit-déjeuner). L’entraînement en petit comité commencait vers 7 heures et se déroulait dans le gymnase en sous-sol de Jordan, son domicile se trouvant à 15 minutes du Centre Berto où s’entraînait l’équipe.

Quand ils avaient fini, entre 9h et 9h15, le chef cuisinier de Michael leur préparait le petit-déjeuner. D’où le nom, The Breakfast Club. Les joueurs s’asseyaient pour manger ensemble, puis ils se rendaient au Centre Berto pour s’entraîner. Ce régime d’entraînement qui était aussi fondamentalement un état d’esprit fut la fondation de la dynastie des Bulls.

En effet, dès l’année suivante, Jordan et les siens balayent les Pistons en 4 manches sèches, ce qui leur ouvre la voie vers leur 1er titre de champion NBA.

La suite ? Tout le monde la connaît, MJ gagne six titres avec les Chicago Bulls, en étant à chaque fois meilleur joueur des finales (record NBA), avec la particularité de gagner trois titres consécutivement à deux reprises (1991-92-93 et 96-97-98).

Il est également l’auteur du comeback le plus fameux de l’histoire du sport en prenant sa retraite en 1993 pour s’adonner au baseball puis en revenant sur les parquets un an et demi plus tard en déclarant lapidairement : “I’m back.”

Dès son 4ème match, il inscrit le panier de la victoire contre Atlanta et au match suivant, le 28 mars 1995, il inscrit 55 points contre les Knicks de New York au Madison Square Garden. Rappelons au passage qu’il s’agit de la ligue où s’affrontent les meilleurs joueurs au monde et que cela faisait un an et demi qu’il n’avait pas joué.

En 1996, les Bulls deviennent la 1ère équipe de l’histoire à présenter un bilan de 72 victoires pour seulement 10 défaites (record battu depuis par les Golden State Warriors de Stephen Curry en 2016 mais sans remporter le championnat).

Après son retour sur les parquets, Michael Jordan remporte donc avec son équipe trois nouveaux titres de champion NBA consécutifs, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales, ainsi qu’à deux reprises meilleur joueur de la ligue et meilleur joueur du All-Star Game la même année (1996 et 1998).

En somme, un parcours époustouflant, faisant dire à Magic Johnson lui-même : “Il y a Michael Jordan et après il y a le reste d’entre nous.”

II. LE PROCESSUS (CE QUE L’ON VOIT MOINS)

LE DÉSIR

A burning desire, an indomitable will. Un désir brûlant, une volonté farouche. C’est cela qui l’a guidé tout au long de son parcours. Visionnez sur YouTube le début de la vidéo Air Time (1993). On y voit Michael Jordan, assis sur une chaise dans un gymnase, expliquer que c’est au moment où il inscrit le panier de la victoire en 1982 (voir photo ci-dessous), lors de la finale du tournoi universitaire, qu’un désir brûlant s’empare de lui et le consume :

“Cela a réveillé une impulsion à l’intérieur de moi, d’exceller, de me battre pour exceller, d’être parmi les meilleurs ou même d’être le meilleur. Cela m’a guidé, et je suppose qu’avec ce panier victorieux cela a pu allumer un feu en moi… que non, rien n’allait pouvoir m’arrêter.”

Vous avez un projet, des objectifs, une idée en tête dont vous aimeriez voir la réalisation. Posez-vous la question : jusqu’à quel point le souhaitez-vous ? Cela vous prend-il aux tripes ? Est-ce si important, si dévorant, que l’on pourrait vous tirer dessus, vous agiriez quand même, vous feriez ce que vous avez à faire, avant de revenir pour mourir ? (c’est une image ;))

C’est une bonne façon aussi de déterminer ce qui est vraiment important pour vous, de séparer le bon grain de l’ivraie, de cesser de vous mentir à vous-même (ce qui reste le sport favori de l’être humain).

Lorsque ce point est éclairci et que votre objectif est fixé, servez-vous de votre esprit pour l’atteindre et lisez cet article pour vous y aider.

“ Certains veulent que ça arrive, certains aimeraient que cela arrive, d’autres font en sorte que cela arrive.”

Les gens sous-estiment généralement que c’est la quantité de volonté qui importe, ou plutôt la qualité de cette volonté. À quel point voulez-vous atteindre ce résultat ? À quel point brûlez-vous d’y parvenir ?

LE TRAVAIL

Il y a un lien fort entre votre désir et votre capacité de travail. Or sans beaucoup travailler, vous n’atteindrez pas vos objectifs. Ceux qui vous tiennent à coeur, ceux qui vous importent le plus, ceux qui justement ne sont pas faciles à atteindre. C’est donc la qualité de votre volonté qui déterminera le degré de travail que vous fournirez pour arriver au résultat attendu.

“ Tout le monde a la volonté de réussir mais tout le monde n’a pas la volonté de se préparer à réussir.”

Bobby Knight (entraîneur de l’équipe nationale américaine lors des JO d’été de 1984).

Il est vrai que cela n’est ni cool ni sexy, mais exceller dans son domaine est bien plus difficile qu’on ne le pense. Il n’existe pas de potion magique pour le succès. Il n’y a pas de pilule magique mais il y a un processus.

“Il n’y a pas de raccourcis. Il n’existe pas de substitut au travail difficile. La chance survient quand la préparation rencontre l’opportunité. Cela n’arrive pas par hasard.”           Tim Grover

En effet, si le talent détermine la ligne de départ, c’est bien le travail qui détermine la ligne d’arrivée.

Il faut que vous soyez bien conscient d’une chose : c’est l’acharnement au travail qui a permis à Michael Jordan d’acquérir un tel statut. Et c’est son mental qui lui a permis de réaliser une telle carrière, de suivre un tel parcours. Ce ne sont pas ses capacités physiques, ni son talent seulement.

Comme il le dit lui-même : “Il y a de grands athlètes en NBA mais c’est vraiment votre détermination qui vous fait sortir du lot.”

Déjà en 1984, alors qu’il n’a que 21 ans et qu’il ne fait pas encore partie de la NBA, Michael Jordan répond à un journaliste :

“Je pense juste que j’ai acquis l’habitude de travailler. L’on m’a toujours enseigné que pour atteindre un but que l’on s’est fixé dans la vie, on doit travailler dur, et jusqu’à maintenant vous savez, j’ai toujours gardé ça en tête.”

Pour atteindre le sommet, et y rester, vous devez vous améliorer continuellement. Gagner n’est pas le plus important, vous devez avoir un état d’esprit de croissance, de développement (growth mindset). Jour après jour après jour après jour, vous vous développez, vous vous améliorez, peu importe le domaine que vous aurez choisi. Si vous pratiquez constamment, vous ne pouvez que vous améliorer. Le travail conquiert tout.

Comme le dit l’athlète lui-même : “Le jour où je cesse de m’améliorer est le jour où je quitte le jeu.”

L’ÉCHEC

Comme l’a affirmé John Coltrane, le saxophoniste de jazz : “On doit sortir les mauvaises notes avant de jouer les bonnes.”

Dans cette poursuite du but à atteindre, l’échec n’est pas simplement accepté, il est attendu. Lorsque vous sortez de votre zone de confort, l’échec est inévitable. Mais c’est justement le fait d’échouer qui vous guide vers le succès.

Relisez l’histoire plus haut dans cet article : si Michael Jordan n’avait pas eu à affronter l’échec dans sa quête pour le titre, à savoir les Pistons, jamais sans doute il ne serait devenu le joueur que l’on connaît aujourd’hui, jamais il ne serait allé aussi loin dans cette quête pour devenir le meilleur, pour vaincre et tout remporter.

“La plupart des gens s’arrêtent à leurs échecs. Nous échouons tous à un moment ou à un autre. C’est pourtant l’outil le plus puissant à votre disposition. Tout dépend de la façon dont vous l’utilisez. Prenez un scalpel : dans les mains d’une personne lambda il peut faire des dommages irréparables. Dans les mains d’un chirurgien, il sauve des vies. C’est la même chose avec l’échec, utilisez-le de la bonne façon.”

Tim Grover

Pour une très bonne illustration de ceci, regardez cette vidéo, elle est tout simplement géniale. Elle dit tout et fait passer son message uniquement par la narration visuelle.

Laissons la parole enfin à Michael Jordan lui- même :

“J’ai manqué plus de 9 000 paniers dans ma carrière. J’ai perdu près de 300 matchs. 26 fois on m’a fait confiance pour prendre le shoot de la victoire et je l’ai manqué. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pour cette raison que j’ai réussi.”

LEADERSHIP

Michael Jordan a été dès ses débuts leader aux statistiques et donc leader de son équipe puisqu’il en était le meilleur élément, et de très loin. Cependant, en raison de son égo et de sa jeunesse il n’avait pas encore compris ce que signifiait vraiment être un leader.

Quand on évoque la notion de leadership, on évoque souvent les politiciens (Nelson Mandela), les héros de guerre (Dwight Eisenhower) ou les réformateurs sociaux (Martin Luther King). On retrouve pourtant dans le sport tous les attributs du leadership, notamment en prenant l’exemple de Michael Jordan.

Celui-ci voulait tellement gagner qu’il n’était pas tendre avec ses coéquipiers. On peut d’ailleurs faire un rapprochement de ce type de caractère avec celui de Steve Jobs, qui pouvait véritablement être détestable avec ceux qui avaient le bonheur/malheur de travailler avec lui.

À ses débuts, MJ voulait gagner tout seul, il passait peu le ballon, il voulait briller. De ce fait, ses coéquipiers faisaient plutôt acte de présence, on ne leur donnait pas les moyens de peser sur le match. Les autres équipes l’avaient parfaitement compris, elles se contentaient de défendre à plusieurs sur lui pour l’épuiser.

Lorsque Phil Jackson fait son apparition en 1989 en tant que nouvel entraîneur de l’équipe, les choses changent.

En effet, celui-ci lui fait comprendre que ce ne sont pas ses actes individuels pour eux-mêmes qui comptent mais à quel point ses coéquipiers s’améliorent en sa présence.

Ce n’était pas forcément facile à entendre (ni facile à dire) mais Michael Jordan accepta cela, et ce faisant accepta le coaching de Phil Jackson. Il avait appris à relever les défis et c’en était un. C’était la condition pour devenir champion.

Comme il le dira lui-même ensuite : “Le talent gagne les matchs mais c’est le travail d’équipe et l’intelligence qui gagnent les championnats.”

Et il resta le meilleur en rendant ses coéquipiers meilleurs. Trouvant notamment Steve Kerr face aux Jazz en 1997 tout en étant élu meilleur joueur des finales.

Lors du match 5 des finales 1998 face aux Jazz, Michael Jordan est l’auteur d’un leadership exemplaire en décidant de jouer alors qu’il a subi un empoisonnement alimentaire (pizza avariée avalée la veille au soir). Il mène son équipe à la victoire avec 38 points marqués et 11 passes. Cette performance historique est connu comme “The Flu Game”. En matière de leadership, les actes comptent toujours bien plus que les paroles.

Agissez, forcez le respect, témoignez de ce que vous êtes par vos actes, et que vos actes concordent avec vos paroles. Alors seulement les gens pourront décider de vous suivre.

Le match suivant, il inscrit 45 points et est l’auteur du tir victorieux, le dernier sous la tunique des Bulls.

LA CONCLUSION PAR JORDAN LUI-MÊME

Maybe it’s my fault

Peut-être que c’est de ma faute

Peut-être que je vous ai laissé croire que c’était facile, quand ça ne l’était pas

Peut-être que je vous ai fait penser que mes exploits commençaient à la ligne de lancer franc

Et pas à la salle de sport

Peut-être que je vous ai laissé croire que tous les shoots que je prenais, faisaient gagner le match

Que mon jeu était bâti sur des flashs

et pas sur du feu

Peut-être que c’est de ma faute si vous n’avez pas vu que les échecs me donnaient de la force

Que ma douleur, était ma motivation

Peut-être que je vous ai laissé croire que le basket était un cadeau du ciel

Et non pas quelque chose pour lequel j’ai travaillé…

… Chaque jour de ma vie

Peut-être que j’ai détruit le jeu

Ou peut-être…

Que vous vous cherchez une excuse.

3 conseils de Steve Jobs pour les entrepreneurs en herbe

Dans une interview réalisée en 1995 par la Silicon Valley Historical Association, dont vous trouverez un extrait vidéo ci-dessous, Steve Jobs livre des conseils essentiels sur l’entreprenariat. Les 3 principaux sont traduits et retranscrits dans le présent article.

Créez votre propre environnement

La chose que je pourrais affirmer c’est que, lorsque vous grandissez, vous avez tendance à vous laisser dire que le monde est tel qu’il est et que votre vie consiste simplement à vivre à l’intérieur du monde, en essayant de ne pas trop entrer dans les murs, en essayant d’avoir une belle vie de famille, en  vous amusant, en économisant un peu d’argent. Mais la vie… C’est en fait une vie très limitée.

La vie peut être beaucoup plus large, une fois que vous découvrez le simple fait suivant : tout ce qui vous entoure et que vous appelez la vie a été inventé par des gens qui n’étaient pas plus intelligents que vous.

Et vous pouvez changer cela, vous pouvez l’influencer, vous pouvez construire vos propres choses que d’autres personnes peuvent utiliser. Une fois que vous apprenez cela, vous ne serez plus jamais le même. La minute où vous comprenez que lorsque vous entrez le doigt, quelque chose va, vous savez si vous poussez dedans, quelque chose va sortir de l’autre côté, que vous pouvez le changer, vous pouvez le façonner à votre façon, cet instant est le plus important.

Il faut se débarrasser de cette notion erronée selon laquelle la vie est là et que vous devez juste y vivre, plutôt que de l’adopter, de la changer, de l’améliorer, d’y imprimer votre marque. Je pense que c’est très important et quand vous aurez compris ça, une fois que vous l’aurez appris, vous voudrez changer la vie et la rendre meilleure, car elle est en quelque sorte foirée à bien des égards. Une fois que vous apprenez cela, vous ne serez plus jamais le même.

N’ayez pas peur de demander

En fait, j’ai toujours constaté quelque chose de très vrai, c’est que la plupart des gens n’obtiennent pas ces expériences parce qu’ils ne demandent jamais.

Je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui ne voulait pas m’aider si je lui demandais de l’aide. J’ai toujours appelé. J’ai appelé Bill Hewlett quand j’avais douze ans et il vivait à Palo Alto, son numéro était encore dans l’annuaire téléphonique. Il a répondu au téléphone lui-même et a dit, « Oui » « Salut, je suis Steve Jobs, j’ai douze ans et je suis lycéen, je veux construire un compteur de fréquence et je me demandais si vous aviez des pièces de rechange que je pourrais obtenir ? »

Et il a ri et il m’a donné les pièces de rechange pour construire ce compteur de fréquence avant de m’offrir un emploi d’été chez Hewlett Packard, travaillant sur la chaîne de montage, mettant les écrous et les boulons ensemble sur les compteurs de fréquence. Il m’a offert cet emploi à l’endroit même où on les construisait, j’étais au paradis.

Je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui a dit non ou raccroché le téléphone quand j’ai appelé. Je demandais, tout simplement. Et quand les gens me demandent à leur tour aujourd’hui, j’essaie d’être aussi réactif et de rembourser cette dette de gratitude.

La plupart des gens ne prennent jamais le téléphone pour appeler, la plupart des gens ne demandent jamais rien et c’est ce qui sépare souvent les gens qui font des choses des gens qui se contentent d’en rêver…

Vous devez agir et être prêt à échouer. Que ce soit avec les gens au téléphone, avec le démarrage d’une entreprise, avec quoi que ce soit. Si vous avez peur d’échouer, vous n’irez pas très loin.

Vous n’avez rien à perdre

Il n’y a aucun risque. C’est pourquoi vous devez le faire quand vous êtes jeune, c’est pourquoi nous avons lancé Apple. On s’est dit, vous savez, que nous n’avions absolument rien à perdre.

J’avais 20 ans à l’époque et Woz (Steve Wozniak) avait peut-être 24 ou 25 ans donc nous n’avions rien à perdre : nous n’avions pas de familles, pas d’enfants, pas de maisons, Woz avait une vieille voiture, moi j’avais un van Volkswagen, je veux dire… Tout ce que avions à perdre c’était nos voitures et nos chemises sur notre dos.

Nous n’avions rien à perdre et tout à gagner et nous avons pensé, même si nous échouons, toute l’expérience acquise vaudrait dix fois le coût. Donc, qu’avions-nous à perdre ? Il n’y avait pas de risque et c’est… Vous savez, je pense que c’est une façon très saine de considérer cette question. Certaines personnes disent, eh bien vous auriez pu aller à l’université et devenir avocat. Eh bien vous avez raison mais vous pouvez aller à l’université et devenir avocat quand vous avez 25 ans et il n’y a rien qui vous en empêche.

La seule chose que vous avez vraiment dans votre vie est le temps, et si vous investissez ce temps pour vous-même, pour avoir de grandes expériences qui vous enrichont, alors vous ne pouvez pas perdre.

C’est pourquoi je conseille toujours aux gens : n’attendez pas, faites quelque chose quand vous êtes jeune, quand vous n’avez rien à perdre. Gardez bien cela en tête. Je pense que c’est la meilleure voie. Ce n’est pas que les gens ne peuvent démarrer des entreprises quand ils ont 50 ans, je l’ai vu faire, et des entreprises très prospères. Mais c’est bien plus facile quand vous êtes jeune, car vous n’avez rien à perdre et pas de responsabilités envers d’autres personnes que vous aurez plus tard dans votre vie.

 

Mark Cuban révèle la compétence qui lui a rapporté des millions (et que n’importe qui peut apprendre)

Peu importe le domaine envisagé, c’est la chose dans laquelle toutes les personnes ayant réussi sont efficaces.
CREDIT : Getty Images

On a récemment demandé à Mark Cuban ce qu’il ferait s’il perdait tout. Que ferait-il en premier ?

« Je trouverais un emploi de barman la nuit et un travail de vendeur durant la journée », a déclaré Cuban sur le podcast Comment j’ai construit ça, « et je commencerais à travailler.

Pourrais-je redevenir multimillionnaire ? Aucun doute là-dessus. »

D’où tire-t-il cette confiance en soi ? Le succès est presque impossible — dans n’importe quel domaine — sans de solides compétences de vente.

Voici pourquoi. Pour beaucoup de gens, le mot vente se traduit par la manipulation, la pression, le brossage dans le sens du poil — en d’autres termes, tous les stéréotypes éculés du vendeur de voiture.

Mais si vous pensez à la vente comme le fait d’expliquer les ressorts d’une décision (sa logique et les bénéfices qu’on peut en retirer), alors tout le monde — propriétaire d’entreprise ou non — a besoin de compétences en vente : convaincre votre entourage qu’une idée a du sens, montrer à des patrons ou à des investisseurs comment un projet ou une entreprise génèrera un rendement, aider les employés à comprendre les avantages d’un nouveau processus, etc…

En substance, les compétences en vente sont des compétences en communication. En effet, ces dernières sont essentielles dans toute entreprise ou carrière — et vous en apprendrez plus sur la communication en travaillant dans le secteur de la vente que n’importe où ailleurs.

Acquérir des compétences en vente vous permettra de gagner des financements, d’attirer des investisseurs, de conclure des ententes de distribution, de gagner des clients. Au démarrage d’une entreprise, tout est affaire de vente.

Il est extrêmement important d’établir des relations clients à long terme, quel que soit l’industrie ou la carrière que vous choisissez. Passer du temps dans un rôle de vente directe est un investissement dont vous récolterez les dividendes pour toujours.

Voici quelques-uns de ces avantages :

1. Vous apprendrez à négocier.

Tout travail implique la négociation : avec les clients, avec les vendeurs et les fournisseurs, même avec les employés. Les vendeurs apprennent à écouter, à évaluer les variables, à identifier les facteurs clés, à surmonter les objections et à trouver des moyens de parvenir à un accord — tout ceci sans brûler les ponts.

Vous apprendrez à conclure.

Demander ce que l’on veut est difficile pour beaucoup de gens. La conclusion d’une vente est à la fois un art et une science. Parvenir à ce que les autres soient d’accord avec vous et vous suivent, également. Si vous souhaitez mener les gens, vous devez pouvoir conclure. Les grands vendeurs savent comment conclure. Les grands patrons aussi.

2. Vous apprendrez la persévérance.

Les vendeurs entendent le mot « non » tout le temps. Au fur et à mesure, vous commencerez à voir ce non comme un défi, pas comme un rejet. Et vous envisagerez quoi faire ensuite.

3. Vous apprendrez l’autodiscipline.

Lorsque vous travaillez pour une grande entreprise, vous pouvez parfois ne rien faire de votre journée et être tout de même payé. En revanche, quand vous travaillez à la commission, votre credo est le suivant : « Si je veux tel résultat, c’est à moi de jouer. » Travailler dans les ventes est un excellent moyen de faire prendre conscience de façon permanente du lien entre la performance et la récompense.

4. Vous aurez meilleure confiance en vous.

Travailler dans les ventes est le remède parfait contre la timidité. Vous apprendrez à avancer avec confiance, surtout sous les contraintes ou en période de crise.

Toujours pas convaincu ? Pensez-y de cette façon : plus une position dans les ventes vous paraît intimidante ou effrayante, plus vous en avez besoin. Vous gagnerez en confiance et en assurance, et les compétences que vous développerez vous seront utiles pour le reste de votre vie professionnelle et personnelle.

Donc, si vous êtes un entrepreneur potentiel, mettez de côté votre business plan et travaillez dans les ventes durant un an ou deux. Si vous êtes un entrepreneur en difficulté, prenez un emploi de vendeur à temps partiel. C’est sans doute en partie à cause de cette carence que vous vous trouvez en difficulté.

« Connaissant mes compétences commerciales et les produits que je suis capable de vendre, » a déclaré Cuban, « je pense que je pourrais trouver un emploi en vendant un produit qui me rapporte suffisamment de commissions ou d’avantages. »

L’accumulation de ces derniers lui permettrait de démarrer sa propre entreprise… ce qui lui donnerait l’occasion d’exercer ses compétences de vente afin de gagner de l’argent pour lui-même, pas pour un employeur.

Les propriétaires d’entreprises prospères — les gens qui réussissent en général — passent la majeure partie de leur temps à « vendre ».

Apprenez à vendre.

C’est le meilleur investissement que vous ne ferez jamais.

Cet article est une traduction de celui publié sur le site Inc.com, et dont le rédacteur est Jeff Haden.

 

Citations inspirantes de Jack Ma (Alibaba) pour les entrepreneurs

Jack Ma
Qui aurait pensé que Ma Yun, plus connu sous le nom de Jack Ma, dirigerait un jour la plus grande entreprise de commerce électronique de la Chine, connue sous le nom de Alibaba Group.

L’ancien professeur d’anglais a en effet été rejeté par nombre d’employeurs en Chine, y compris KFC.

Il y a un examen de passage pour l’université. J’ai échoué trois fois. J’ai échoué souvent. J’ai postulé pour 30 jobs différents et j’ai été rejeté. J’ai même cherché à entrer dans la police, ils m’ont dit : « vous n’êtes pas bon ». J’ai même postulé à KFC quand l’enseigne est arrivé dans ma ville. 24 personnes se sont présentées pour obtenir un boulot. 23 ont été acceptées.

Au milieu des années 1990, Jack Ma découvre l’existence d’Internet et commence à voir cette nouvelle tendance technologique comme une grande opportunité d’affaires. Il visite même souvent les États-Unis pour en apprendre davantage sur Internet.

En 1995, il lève un fonds de 20 000 $ pour démarrer sa propre entreprise avec l’intention de se concentrer uniquement sur Internet. Le but de l’entreprise était de créer des pages d’accueil pour leurs clients.

Bien que ce type d’entreprise soit relativement récent, Jack Ma réussit à gagner 800 000 $ en seulement trois ans.

En 1999, Jack Ma fonde une compagnie de commerce électronique appelée «Alibaba» avec d’autres amis. L’intention est de créer un site Web qui ressemble davantage à un guichet unique pour les transactions inter-entreprises.

Self-made man, Ma est le premier entrepreneur chinois à apparaître sur la couverture de Forbes. Il a été nommé dans la liste du Time des 100 personnes les plus influentes au monde en 2009.

Il est l’un des hommes les plus riches de Chine et l’un des plus riches d’Asie, avec une valeur nette de 47,8 milliards de dollars américains en novembre 2017. Icône mondiale du monde des affaires et de l’entrepreneuriat, homme d’affaires parmi les plus influents au monde, philanthrope et visionnaire novateur, il a été classé 2e dans la liste 2017 des 50 plus grands leaders au monde du magazine Fortune.

Il a donné de nombreuses conférences, éclaircissements et conseils tout au long de sa carrière.

Ses citations les plus inspirantes :

Si vous voulez grandir, trouvez une bonne opportunité… Aujourd’hui, si vous voulez être une grande entreprise, réfléchissez à quel pourrait être le problème social que vous pourriez résoudre.

Un leader devrait être visionnaire et donc voir plus loin qu’un employé.

Un leader ne devrait jamais comparer ses compétences techniques avec celles de ses employés.

Un leader devrait avoir plus de courage et de ténacité, et être capable de supporter ce que les employés ne supportent pas.

S’il y a de beaux lapins au sol et que vous vouliez en attraper un, concentrez-vous sur un seul.

Renoncer est le plus grand échec.

Si nous allons travailler à 8 heures du matin et que nous rentrons chez nous à 17 heures, ce n’est pas une entreprise de haute technologie et Alibaba ne connaîtra jamais le succès. Si nous avons ce genre d’esprit 8 à 5, alors nous devrions faire autre chose.

Ne jamais abandonner. Aujourd’hui c’est dur, demain sera encore pire mais le surlendemain sera ensoleillé.

Quand je suis moi-même, je suis heureux et j’obtiens de bons résultats.

Le monde a besoin d’un nouveau leadership, et la nouveauté consiste à travailler ensemble.

Vous devriez apprendre de votre concurrent, mais ne le copiez jamais. Copiez et vous mourrez.

Nous devrions poursuivre sur la voie de la mondialisation. La mondialisation est une bonne chose. Quand le commerce cesse, la guerre survient.

Il y a de de grands problèmes qui changent le monde. Si nous travaillons ensemble, cela nous aidera à mieux nous comprendre, à mieux nous apprécier, à nous aider les uns les autres.

Mon histoire, mon rêve, viennent d’Amérique. Mon héros c’est Forrest Gump, j’adore ce type. J’ai regardé ce film au moins dix fois. À chaque fois que je ressens de la frustration, je le visionne. J’ai revu le film avant de revenir ici à New York. J’ai l’ai revu et il m’a rappelé que peu importe ce qui a pu changer, je reste ce que je suis.

La chose la plus importante dont vous devriez disposer est la patience.

Je ne suis pas venu au monde pour travailler. Je veux profiter de la vie. Je ne désire pas mourir au bureau, je veux mourir sur les plages.

J’ai échoué deux fois aux examens avant d’être accepté dans ce qui était considéré comme la pire université de la ville, l’université des professeurs de Hangzhou. J’étudiais pour devenir un professeur d’anglais du secondaire. Dans mon université, j’ai été élu représentant des étudiants puis plus tard représentant de la fédération des étudiants de la ville.

Je ne pense pas être un bourreau de travail. Chaque week-end, j’invite mes collègues et amis à la maison pour jouer aux cartes. Et les gens, notamment mes voisins, sont toujours surpris parce que j’habite au 1er étage et qu’il y a habituellement 40 paires de chaussures devant ma porte, et les gens jouent aux cartes ou aux échecs. Nous nous amusons beaucoup.

Je surnomme Alibaba “les mille et une erreurs”. Nous nous sommes développés trop vite, puis dans le contexte de la bulle internet, nous avons eu à subir des pertes. En 2002, nous avions de la trésorerie pour survivre pendant 18 mois seulement. Nous avions beaucoup de membres gratuits utilisant notre site et nous ignorions comment nous allions faire de l’argent. Nous avons donc développé un produit facilitant la rencontre entre les exportateurs chinois et les acheteurs américains en ligne. Ce modèle de business nous a sauvés.

Je crois sincèrement que vous devriez avoir une visée philanthropique couplée au pragmatisme des affaires. Parce que les choses doivent être accomplies. C’est ce que les scientifiques nous apprennent sur la manière de faire les choses correctement. Le business devrait nous apprendre à faire les choses de manière efficiente. Et le gouvernement devrait proposer le bon environnement ainsi que les fondations de la recherche.

Mon boulot est de faire de l’argent, aider les autres à faire de l’argent. Je dépense de l’argent, m’efforçant à ce que de plus en plus de gens s’enrichissent, parce que vous ne pouvez pas dépenser trop d’argent, pas vrai ?

Aidez les jeunes. Aidez les petits. Parce que les petits vont devenir grands. Les jeunes auront les graines que vous aurez déposés dans leur esprit, et quand ils grandissent, ils changeront le monde.

J’essaie d’être heureux, parce que je sais que si je ne le suis pas, mes collègues ne le seront pas, et mes actionnaires et mes clients non plus.

Sur les questions relatives à la protection de la vie privée, c’est comme il y a des centaines d’années lorsque les gens disaient, « je préfère mettre mon argent sous mon oreiller plutôt que dans une banque. » Mais aujourd’hui, les banques savent comment protéger l’argent bien mieux que vous. Aujourd’hui, nous n’avons peut-être pas les réponses aux questions relatives à la vie privée, mais je crois que nos jeunes vont apporter les solutions.

Notre philosophie est que nous voulons être un écosystème. Notre philosophie est de donner la capacité aux autres de vendre, leur donner la capacité de service, s’assurer que les autres sont plus puissants que nous. Avec notre technologie, nos innovations, nos partenaires – 10 millions de petits vendeurs – ils peuvent entrer dans la compétition avec Microsoft ou IBM.

Dépenser de l’argent est bien plus difficile que de le gagner.

En tant qu’homme d’affaires, je souhaite au monde entier de partager une égale prospérité.

Je ne veux pas être aimé, je veux être respecté.

Ma vision est de construire un écosystème de commerce en ligne qui permette aux clients et aux entreprises d’échanger commercialement à tous les niveaux en ligne.

Ayons confiance en la jeunesse ; ayons confiance en la capacité d’innovation de cette generation. Ils créent des choses, innovent chaque jour. Et tous les consommateurs sont les mêmes : ils veulent de nouvelles choses, ils veulent des choses bon marché, ils veulent de bons produits ou services, uniques en leur genre. Si nous pouvons créer ce genre de choses pour les clients, ils viendront.

Si vous souhaitez investir dans notre compagnie, nous plaçons le client en n°1, l’employé en n°2, l’actionnaire en n°3.

Les leçons que j’ai apprises des heures sombres d’Alibaba : vous devez faire en sorte que votre équipe ait de la valeur, de l’innovation, et une vision. Aussi, si vous n’abandonnez pas, vous avez encore une chance. Et lorsque vous êtes petit, vous devez être très concentré et vous appuyer sur votre intelligence et non pas sur votre force.

Au début je voulais juste survivre. Pendant les trois premières années, nous n’avons eu aucun revenu. Je me rappelle plusieurs fois où j’allais payer l’addition et le propriétaire du restaurant me disait « elle a été payée ». Et il y avait une note disant, « M. Ma, je suis un de vos clients sur la plateforme Alibaba. J’ai gagné beaucoup d’argent, et je sais que ce n’est pas votre cas, j’ai donc payé la note ».

Je respecte Apple. C’est une grande compagnie qui a changé le monde, spécialement dans le domaine de la téléphonie mobile.

Avant que je quitte la Chine, l’on m’avait enseigné que la Chine était le pays le plus riche et heureux du monde. Quand je suis arrivé en Australie, j’ai pensé, « Oh mon dieu, tout est différent de ce qu’on m’a dit. » Depuis ce temps-là j’ai commencé à penser différemment.

Personne ne voulait croire Jack Ma.

Mon rêve était de créer ma propre compagnie de commerce en ligne. En 1999 j’ai rassemblé 18 personnes dans mon appartement et je leur ai parlé pendant deux heures de ma vision. Tout le monde a mis son argent sur la table et nous avons pu lancer Alibaba avec 60 000 dollars. Je voulais une compagnie internationale, j’ai donc choisi un nom international.

J’aime bien jouer aux cartes. Je ne suis pas très bon car je ne veux pas calculer, je joue par pur instinct. Mais j’ai appris beaucoup sur la philosophie du business en jouant au poker.

Je veux changer l’histoire, faire quelque chose d’important dans ma vie, et influencer les gens comme nous l’avons fait avec les millions de petites entreprises chez Alibaba. Ainsi ils vous aiment et vous respectent parce que vous rendez leur vie importante.

La Chine est toujours l’économie dont la croissance est la plus importante au monde, mais nous devons apprendre comment utiliser l’argent d’une meilleure façon. Il s’agit de la qualité, pas de la quantité.

Je ne suis pas un geek. J’observe la technologie avec les yeux de mes clients, les yeux des gens ordinaires.

Chaque revolution technologique prend à peu près 50 ans.

Le commerce est une communication des cultures et des valeurs.

Si vous vous lancez dans les affaires, il ne s’agit pas simplement d’acheter. Vous devez créer quelque chose. Vous devez créer quelque chose qui n’a jamais existé pour le futur.

Quand nous avons lancé notre compagnie internet “China Pages” en 1995, nous faisions simplement des pages d’accueil pour de nombreuses entreprises chinoises. Nous allions voir les grands propriétaires, les grandes compagnies et ils ne souhaitaient pas s’y engager. Nous sommes allés voir les entreprises nationales, c’était pareil. C’est uniquement les PME qui voulaient réellement s’y engager.

Quand j’ai eu 12 ans, je me suis intéressé à l’apprentissage de l’anglais.

Une startup pour les entrepreneurs c’est comme avoir un bébé, et j’ai 5 bébés maintenant. Je suis un père expérimenté.

Je pense que la nouvelle generation est toujours meilleure que la précédente. Peu importe que vous aimiez ça ou non. Mon père disait, « Jack, je suis si bon, tu ne pourras l’être autant ». Mais je suis meilleur que lui. Mon père est meilleur que mon grand-père. Mes enfants seront meilleurs que moi.

La technologie, je n’y connais rien.

Notre philosophie est la suivante : en utilisant la technologie internet, nous pouvons faire en sorte que chaque compagnie devienne Amazon.

Je ne me soucie pas des revenus.

Mon travail consiste à aider plus de gens à avoir des jobs.

Si Alibaba ne peut pas devenir un Microsot ou un Wal-Mart, je le regretterai pour le restant de mes jours.

Alibaba est un écosystème qui aide les petites entreprises à croître.

Quand j’ai commencé, je réfléchissais à la façon dont internet était global et que nous devions avoir un nom global également, un nom intéressant. En ce temps-là, le meilleur nom était Yahoo ! Soudain j’ai pensé, Alibaba est un bon nom.