Comment apprendre à se concentrer

Veux-tu bien te concentrer ? Concentre-toi !

Qui n’a pas entendu ces mots dans son enfance, et qui ne les a pas prononcés à son tour à ses propres enfants ?

Personne, ou presque, c’est bien ce que je pensais.

Maintenant, avez-vous appris à vous concentrer ? Avez-vous suivi des cours de concentration ? Quelqu’un vous a-t-il appris à vous concentrer ?

Je suis presque certain que non.

Alors comment pourrait-on demander à ses enfants de pratiquer quelque chose qu’on a pas appris soi-même ?

En lisant la suite de cet article, vous comprendrez en quoi consiste la concentration, comment la pratiquer et quels avantages essentiels vous pouvez en retirer dans votre vie de tous les jours.

1. Apprendre comment fonctionne votre propre esprit

Qui de plus avisé pour évoquer le sujet que les maîtres spirituels hindous. Notez qu’on parle ici d’esprit, et non d’intellect. De perception et de compréhension plutôt que d’accumulation de connaissances.

Dandapani

Si vous ne connaissez pas cet homme sur la photo, je vous le présente, il s’agit de Dandapani, un prêtre hindou d’ascendance Sri Lankaise qui après avoir vécu en Australie a choisi de tout laisser derrière lui afin de suivre l’enseignement de l’un des principaux chefs spirituels hindous de notre temps, Sivaya Subramuniyaswami.

Durant 10 années, il vécut dans un ashram à Kauai (Hawaï), suivant les préceptes et la discipline de son guru.

Au terme de ses vœux, il choisit de retourner vivre dans la société (New York) et de se servir de ce qu’il avait appris afin de l’enseigner aux autres.

Dandapani compare l’esprit à un logiciel pour lequel nous n’aurions pas reçu le manuel.

Il existe des manuels pour tout et n’importe quoi mais s’agissant de l’outil le plus compliqué à notre disposition, à savoir notre propre esprit, il n’en existe pas.

« Si une personne sait comment utiliser un logiciel, c’est seulement à ce moment-là qu’elle en tire tous les avantages », dit Dandapani, ajoutant que l’esprit est très similaire à un logiciel.

Il fait une distinction très importante entre l’esprit et la conscience. Ils sont souvent confondus alors qu’il ne s’agit pas du tout de la même chose.

Pour bien comprendre, la conscience est comme une boule de lumière et l’esprit est un vaste espace dans lequel elle se déplace.

À l’intérieur de cet espace, il y a plusieurs sections différentes : colère, jalousie, nourriture, sexe, bonheur, joie, science, art, relations, profession, sport, santé, argent, etc.

La boule de lumière voyage dans ce vaste espace et se déplace là où elle le souhaite. Et quand elle se rend dans une section spécifique de l’esprit, elle illumine cette section.

Lorsque cette section s’illumine, vous prenez conscience de son contenu.

En voici une démonstration par Dandapani : il demande à ses auditeurs de se détendre et de fermer les yeux.

Puis il les guide avec sa voix et leur demande successivement de penser à la pièce où ils se trouvent en ce moment, puis à un mariage auquel ils ont assisté, puis à leurs dernières vacances avant de revenir dans l’endroit où ils se trouvent.

Lorsque l’exercice prend fin, Dandapani explique que par celui-ci il cherchait simplement à prouver deux choses :

  • Il existe une séparation claire entre l’attention et l’esprit ;
  • Vous pouvez vous servir de votre attention pour la diriger vers n’importe quelle section de l’esprit souhaitée, car c’est exactement ce que vous venez de faire.

En effet, plus votre attention demeure sur un sujet donné, plus vous y pensez. Ainsi, lorsque vous pensez au mariage, vous ne pensez plus à l’endroit où vous êtes ni à vos dernières vacances.

Et de même, lorsque votre attention voyage à travers votre esprit pour ensuite se fixer sur vos vacances, vous ne pensez plus du tout au mariage ni à la pièce.

C’est ce qui arrive tous les jours.

Tous les jours vous autorisez les gens ou les choses à se saisir de votre attention pour la faire passer d’une section de l’esprit à une autre, d’un endroit à l’autre, sans arrêt et ce depuis le moment où vous vous levez le matin.

Ainsi, lorsque vous dites ne pas arriver à contrôler votre esprit, ce n’est pas tout à fait exact.

C’est votre attention, votre conscience que vous ne contrôlez pas, cette boule de lumière qui s’agite dans tous les sens, passe d’une case de votre esprit à l’autre sans arrêt.

Or, vous pouvez la maîtriser, vous pouvez la diriger et exiger d’elle qu’elle se maintienne un temps déterminé sur une case définie.

C’est tout simplement cela la concentration.

Vous concentrez l’énergie de votre attention, de votre conscience sur un sujet donné, un objet défini ou une personne de votre entourage.

2. Travaillez votre concentration

Maintenant que vous savez de quoi il retourne, il s’agit de pratiquer.

Pour devenir bon en concentration, vous devez la pratiquer, de la même façon que si vous vouliez devenir un bon joueur de tennis ou un bon danseur, vous devriez vous entraîner régulièrement.

Plus vous pratiquerez, plus vous réussirez, et plus vous y prendrez du plaisir.

En ne sachant pas vraiment en quoi consiste la concentration et donc sans la pratiquer, du moins volontairement, ne vous attendez pas à y exceller.

La preuve de cela est que nous sommes tous devenus des experts en distraction. Pour quelle raison ? Parce que nous la pratiquons tous les jours.

Sérieusement, combien de fois par jour jetez-vous un coup d’œil sur votre smartphone alors que vous devriez être en train de vous concentrer sur votre tâche du moment ?

On fait l’éloge contemporain du multitâche : il s’agirait d’une preuve d’intelligence et d’adaptation à un monde évoluant de plus en plus vite, à une information galopante.

C’est la plus grande escroquerie du siècle. C’est totalement faux, c’est tout le contraire.

En effet, et vous lirez cet article pour vous en convaincre, plus vous vous adonnez au multitâche, moins vous êtes efficace. Le cerveau ne fonctionne tout simplement pas de cette façon.

Vous pouvez faire deux choses à la fois, par exemple écrire un email en passant un coup de téléphone, mais il n’est pas possible en revanche de se concentrer sur deux choses à la fois.

Vous allez simplement passer de l’un à l’autre et à chaque fois vous perdrez du temps et de l’énergie car votre cerveau paye un prix mental à chaque fois que vous interrompez une tâche pour passer à une autre.

Nous n’arrivons plus à nous concentrer car nous pratiquons sans arrêt la distraction.

Il est devenu difficile pour les gens de soutenir leur attention, ne serait-ce que pour lire un long article ou visionner une vidéo de plus de 10 minutes.

Je ne vous parle même pas de lire un livre…

La chose la plus importante que vous pourriez faire aujourd’hui, pour votre développement, ce serait simplement de prendre conscience de ça.

Vous feriez un grand pas.

J’ai l’air de le prendre de haut mais je vous assure que ce n’est pas de la suffisance : l’évidence est souvent invisible pour les yeux.

Ainsi, une fois que vous avez pris conscience de cela, comment en prendre le contre-pied ?

En commençant doucement (mais sûrement).

La concentration consistant à fixer votre attention sur une chose pendant un temps suffisamment long, vous pratiquez cela en faisant une seule chose à la fois durant toute la journée.

La meilleure façon de développer votre concentration est de l’intégrer à votre vie quotidienne.

Si vous avez un(e) conjoint(e) par exemple, à chaque fois que vous lui parlez, gardez cette boule de lumière, votre attention sur cette personne.

Elle s’enfuit ? Ramenez-là vers votre conjoint(e). Elle s’enfuit encore, ramenez-la. Elle s’enfuit encore, ramenez-la. Elle s’en…, enfin vous avez compris.

C’est comme cela que l’on pratique. Au moment même où vous constatez votre inattention, vous êtes attentif.

Et plus vous en ferez une habitude, plus votre concentration se développera.

Sans mentionner le fait qu’il ou elle sera ravi(e) : « ma parole, il m’écoute vraiment ? ».

Faites de même avec vos enfants. Accordez-leur toute votre attention à chaque fois que cela est possible. Pratiquez.

Ensuite, comment apprendre à vos enfants à se concentrer ?

En apprenant d’abord. Si vous ne parvenez pas vous-même à vous concentrer, comment vous attendre à ce qu’ils se concentrent ?

Et si vous ne leur enseignez pas la façon de se concentrer, comment pourraient-ils apprendre ?

Saisissez toutes les opportunités au long du jour afin de pratiquer la concentration.

Pratiquez, pratiquez, pratiquez.

Chaque fois que vous surprenez votre attention en train d’errer, ramenez-la sans cérémonie à son point de départ.

Quoi que vous fassiez – vous raser, écrire un mail, lire un article ou un livre, marcher dans la rue, travailler au bureau – concentrez-vous.

Car c’est en apprenant à vous concentrer sur vos tâches quotidiennes toutes simples que vous augmenterez la faculté de vous concentrer sur les choses plus importantes que vous désirez accomplir.

En effet, la concentration est fonction de deux éléments :

– le défi représenté par l’environnement

– vos propres capacités

Supposez que vous jouez au tennis. Vous débutez.

Le simple fait de retourner un service vous remplit de joie, c’est génial.

Toute votre énergie est impliquée pour relever le défi, vous êtes parfaitement concentré.

Seulement, le point de rencontre entre vos capacités et l’environnement est dynamique.

Après un certain temps, que se passe-t-il ? Retourner un service est devenu ennuyeux parce que vous avez progressé.

Vos capacités surpassant désormais le challenge de retourner un service, vous devez fixer la barre plus haute désormais. Jouer un vrai match par exemple.

Pour être pleinement concentré, tout est donc question d’un juste équilibre entre vos capacités et l’environnement.

Si vos capacités sont bien moindres que le défi que vous cherchez à relever, cela engendre de l’anxiété, des difficultés, de la tension.

Si au contraire, le défi n’est pas à votre hauteur, cela provoque de l’ennui.

Lorsque le défi est largement au-dessus de vos capacités, la stratégie consiste à le sectionner en plusieurs morceaux et à travailler sur chacune des sections l’une après l’autre, une seule à la fois, comme je le mentionnais plus haut.

Kobe Bryant, le joueur de basket américain aux 5 titres de champion avec les Lakers de Los Angeles, ne dit pas autre chose dans cette vidéo : un pied devant l’autre, une étape à la fois.

Et si sur ce sujet de la concentration, vous trouvez que j’ai des références bizarres, vous ne serez pas le 1er 😉

Pourtant je vous assure que les sportifs de haut niveau ont vraiment des choses essentielles à nous apprendre sur le fonctionnement de notre esprit (mental, volonté, concentration, visualisation, résilience, etc.)

Mais si vous préférez quelque chose de plus classique, citons Lao Tseu :  » Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas « .

3. Les avantages que vous pouvez en retirer

Les bénéfices de la concentration sont inestimables. Tout le monde le sait, plus ou moins consciemment.

Lorsque vous êtes capable de vous concentrer, vous êtes capable de focaliser toute votre énergie sur un point particulier.

La vie est une manifestation de là où votre énergie se dirige.

Si vous demeurez incapable de concentrer votre énergie, les choses que vous voudriez voir se manifester dans votre vie deviennent très difficiles à réaliser.

N’éparpillez pas vos forces dans toutes les directions. Si vous laissez vagabonder votre attention, vous dissipez votre énergie vitale.

N’oubliez pas que l’énergie vitale est un des éléments fondamentaux d’une personnalité dynamique et de la réussite dans l’existence.

Parvenir à vous concentrer est fondamental pour réussir dans le monde mais également dans votre vie spirituelle.

Comme l’a dit Swami Vivekananda :  » La différence entre une personne ordinaire et un grand homme réside dans le dégré de concentration ».

Un psychologue a quant à lui affirmé :  » La qualité de votre vie dépend à la fois de votre capacité à vous concentrer et de l’objet de votre concentration ».

En d’autres termes : à quoi je choisis de penser et quel degré de concentration je lui accorde.

Il n’existe pas de clés extérieures pour réussir mais il y a des clés intérieures, et l’une d’elle est la concentration.

Si vous étudiez la vie d’Abraham Lincoln, vous constaterez qu’il s’est consacré tout entier à la réussite de sa carrière.

Il en est de même pour les grands musiciens, écrivains, sportifs ou entrepreneurs.

Il y a toujours dans leur vie un foyer, une ligne centrale, un rythme principal.

Leur vie est dominée par la concentration et le rythme, elle converge vers un point central. C’est en cela que réside le secret de la réussite.

Savoir se concentrer, ce n’est point s’efforcer de s’attacher à une seule idée.

Cela est impossible.

La vraie concentration consiste à avoir un afflux d’idées différentes mais se rapportant toutes au même sujet ou tendant vers la même direction.

Acceptez toute pensée vous venant à l’esprit et se rapportant à votre problème et à sa solution, mais évincez celles qui y sont étrangères.

Il vous faut diriger vos pensées.

Quand vous obtenez ce courant de pensées se rapportant toutes au sujet qui vous intéresse, vous atteignez alors à la concentration et au rythme réel.

Vous commencez alors à insuffler de la force à votre pensée.

Faites cela chaque jour et vous édifierez en votre vie non seulement la faculté de vous concentrer à volonté sur n’importe quel sujet donné, mais vous vous apercevrez aussi que vous avez beaucoup plus d’énergie pour faire ce qui vous incombe.

Votre nervosité disparaîtra, vous vous sentirez mieux, la vie deviendra plus belle.

Tout un concentré positif !

Êtes-vous un entrepreneur ?

Crédit : Seyomedo / Shutterstock

Le plus simplement défini, un entrepreneur est une personne qui identifie un besoin et crée une entreprise pour combler ce vide. Mais cette définition de base fournit peu d’informations sur les traits de caractère et les attributs spécifiques qui permettent à une personne de prospérer en tant qu’entrepreneur.

Avant de quitter votre travail quotidien pour poursuivre cette idée qui vous trotte dans la tête, réfléchissez à la panoplie nécessaire pour devenir entrepreneur. Voici ce que 20 fondateurs et chefs d’entreprise ont déclaré à Business News Daily sur ce qu’ils pensent constituer un véritable entrepreneur.

1. « L’esprit d’entreprise est au cœur du rêve américain. Il s’agit d’explorer de nouvelles pistes, de croire en soi, en votre mission et d’inspirer les autres à vous rejoindre. Ce qui distingue les entrepreneurs, c’est la volonté, le courage et parfois l’inconscience à faire réellement les choses.  » – Derek Hutson, PDG de Datical

2. « L’entrepreneuriat est la progression constante vers une solution innovante à un problème clé. C’est la soif constante d’améliorer les choses et l’idée que vous n’êtes jamais satisfait de la situation. » – Debbie Roxarzade, fondatrice et PDG de Rachel’s Kitchen

3. « L’entrepreneuriat est fondamentalement un état d’esprit – une façon de penser et d’agir. Il s’agit d’imaginer de nouvelles manières de résoudre les problèmes et de créer de la valeur. Fondamentalement, l’esprit d’entreprise concerne la capacité de reconnaître et d’analyser méthodiquement une opportunité pour au final capturer sa valeur.  » – Bruce Bachenheimer, professeur de management et directeur exécutif du laboratoire d’entrepreneuriat à l’université de Pace

4. « Il est important de trouver un équilibre entre une vision forte et la volonté de s’adapter au changement. La capacité d’écouter, que ce soit l’opinion des clients ou des employés, est également essentielle à la réussite. Tandis que vous devez avoir confiance en vos propres choix, il est toujours extrêmement important de ne pas se détacher des personnes dont vous essayez de répondre aux besoins – Tirath Kamdar, fondateur et PDG de TrueFacet

5. « Être un entrepreneur, c’est comme aller sur un territoire inconnu. Il est rare de savoir quoi faire ensuite, et vous devez beaucoup compter sur vous-même lorsque vous rencontrez des problèmes. Il y a de nombreux jours où vous ressentez que les choses ne fonctionneront jamais et que vous opérez à perte pendant des mois sans fin. Vous devez être capable de supporter les montagnes russes des émotions qui accompagnent le fait de voler de ses propres ailes.  » – Amanda Austin, fondatrice et présidente de Little Shop of Miniatures

6. « Pour être un entrepreneur prospère, vous devez avoir une passion pour l’apprentissage – auprès des clients, des employés et même des concurrents. » – James Bedal, PDG de Bare Metal Standard

7. « Pour moi, l’entrepreneuriat signifie être capable d’agir et d’avoir le courage de s’engager et de persévérer à travers tous les défis et les échecs. C’est une lutte dans laquelle l’entrepreneur a la volonté de s’engager. Il utilise les expériences passées et son intelligence pour prendre des décisions pertinentes. Les entrepreneurs sont en mesure de transformer leur vision en un business. Je crois que ce processus est au cœur de tout véritable entrepreneur.  » – MJ Pedone, fondateur et PDG d’ Indra Public Relations

8. « Pour être un entrepreneur prospère, il faut beaucoup de débrouillardise, car en tant qu’entrepreneur, vous rencontrez souvent des impasses tout au long de votre carrière. Vous devez pouvoir vous remettre de vos échecs si vous voulez réussir. Il y aura beaucoup plus de déception que de progrès lorsque vous vous lancerez, et vous devez avoir une mémoire à court terme afin de mettre le passé derrière vous rapidement. Il est impératif de rester optimiste quand de mauvaises choses arrivent.  » – Vip Sandhir, fondateur et PDG de HighGround

9. « L’entrepreneuriat est la capacité de cerner la situation dans sa globalité, de trouver où se niche une opportunité d’améliorer la vie de quelqu’un, de concevoir des hypothèses autour de ces opportunités et de tester continuellement vos suppositions. Il s’agit d’expérimentation : certaines expériences marcheront, d’autres échoueront. Ce ne sont pas de grandes soirées, une grande richesse ou une vie de glamour. C’est un travail difficile et une persévérance afin de laisser le monde dans un meilleur état une fois que votre temps ici sera écoulé.  » – Konrad Billetz, co-fondateur et co-PDG d’ Offset Solar

10. « Les entrepreneurs doivent être orientés vers les personnes. Votre entreprise s’éteindra sans une bonne équipe pour vous soutenir. Étudiez les techniques managériales, apprenez des grands leaders, évaluez où vous réussissez et où vous échouez afin d’aider les autres à progresser. Un entrepreneur doit être capable de constituer une équipe qui se soucie de bien faire son travail et à cette fin, vous devez vous soucier de la bonne constitution de votre équipe.  » – Jonathan Barnett, fondateur et PDG d’ Oxi Fresh Carpet Cleaning

11. «Pour réussir en tant qu’entrepreneur, vous avez besoin de persévérance. La plupart des gens d’affaires ou des entrepreneurs qui réussissent n’ont jamais renoncé à leur idée. Quand les défis se présentent, ils trouvent des solutions innovantes pour les surmonter. Vous devez être capable de vous adapter au changement des conditions économiques, et innover et embrasser les avancées technologiques afin de garder vos clients engagés. Ces choses exigent de la détermination et une forte concentration sur l’objectif final.  » – Stacey Kehoe, fondatrice de Brandlective Communications

12. «L’esprit d’entreprise est l’esprit qui vous permet de voir des opportunités partout. Cela peut être une idée d’entreprise, mais cela peut aussi être d’identifier les possibilités s’agissant des gens qui peuvent vous aider à développer cette activité. Cette capacité à voir de nombreuses options dans chaque situation est extrêmement importante, car il y aura des défis sans fin qui testeront votre proactivité.  » – Preeti Sriratana, co-fondateur et COO de Sweeten

13. « Les entrepreneurs qui réussissent… ont le courage de prendre un risque calculé et de faire preuve de ténacité et de persévérance pour continuer, même en cas de difficultés ». – Eileen Huntington, co-fondateur et PDG de Huntington Learning Center

14. « Les entrepreneurs qui réussissent voient au-delà du gain à court terme et examinent plutôt la situation dans son ensemble pour s’assurer que chaque action est orientée vers l’objectif global de l’entreprise ou du concept, que cela signifie ou non obtenir quelque chose en retour tout de suite. » – Allen Dikker, fondateur et PDG de Potatopia

15. « Être un entrepreneur est ancré dans sa propre identité. C’est l’aboutissement d’un certain nombre de caractéristiques : détermination, créativité, capacité à prendre des risques, leadership et enthousiasme. » – Eric Lupton, président de Life Saver Pool Fence Systems

16. « L’entrepreneuriat est une vocation incontournable poursuivie par ceux qui ont la chance de prendre des risques. Ils sont suffisamment optimistes pour croire en eux-mêmes, suffisamment conscients des problèmes qui les entourent, assez obstinés pour continuer et assez audacieux pour agir encore et encore. L’entrepreneuriat n’est pas quelque chose que vous faites parce que vous avez une idée. C’est avoir la créativité de questionner le monde, la force de croire et le courage de bouger. – Jordan Fliegel, co-PDG de DRAFT

17. « Un entrepreneur doit être capable d’accepter l’échec. Tout le monde pense l’être jusqu’à ce qu’on soit confronté à l’échec d’une chose importante dans laquelle on avait tout investi. Pour être un entrepreneur prospère, vous devez être quelqu’un capable de risquer l’échec au niveau personnel le plus profond.  » – Steven Benson, fondateur et PDG de Badger Maps

18. « Le cheminement de l’entrepreneuriat est un mode de vie pour beaucoup d’entre nous. Nous sommes constitués de cette façon et n’avons pas le choix. Nous sommes motivés par un besoin inné de créer, de construire et de se développer. Vous devez disposer d’un état d’esprit positif fondamental qui vous permet de voir au-delà des défis quotidiens et des obstacles, toujours allant de l’avant. Vous devez également être un maître-jongleur d’assiettes, capable de basculer entre la réflexion, les genres et les activités à chaque instant.  » – Justine Smith, fondatrice et PDG de Kids Go Co

19. « L’entrepreneuriat c’est identifier une opportunité et rassembler les ressources nécessaires pour transformer une possibilité en réalité. Elle représente la liberté d’imaginer quelque chose de nouveau et de le concrétiser. Cela inclut le risque, mais aussi la récompense liée à création d’un héritage. » – Maia Haag, co-fondatrice et présidente de I See Me! 

20. « On doit avoir de la ténacité. Les enjeux ont tendance à être élevés, les obstacles sur la route sont fréquents. Rester concentré, quels que soient les obstacles, est primordial. Cela dit, être entrepreneur, c’est maîtriser pleinement son destin. Si cela est important pour vous, alors tous les défis associés au fait d’être à son compte ne sont qu’un petit prix à payer.  » – Mike Malone, fondateur de Livestock Framing

Cet article est une traduction de celui publié sur le site Businessnewsdaily.com dont la rédactrice est Paula Fernandes

Jim Carrey : discours aux étudiants de l’université de Maharishi

Jim Carrey
Saviez-vous que l’acteur Jim Carrey, avant que quiconque ne sache qui il était, garait sa voiture tous les soirs sur Muholland Drive (route offrant des panoramas sur la ville de Los Angeles), et qu’il se visualisait en train de devenir la star Hollywoodienne qu’il est devenu par la suite.

Il a même poussé le procédé jusqu’à se faire un chèque de dix millions de dollars pour un contrat de film, et s’est donné trois ans pour l’encaisser au titre des « services d’acteur rendus ». Le chèque s’est détérioré dans son portefeuille au fil du temps mais quelques jours avant la date anniversaire, il a obtenu ses dix millions de dollars pour jouer dans le film Dumb and Dumber (voir son entretien télévisé avec Oprah Winfrey).

Si vous ce sujet vous intéresse, lisez cet article du blog.

Mais plus profondément, l’acteur s’est posé la question suivante : qu’est-ce que les gens veulent vraiment ? Dans des interviews et discours, Carrey a expliqué comment, en tant que comédien de 28 ans, cette question le hantait souvent.

Et puis, il s’est assis dans son lit au milieu de la nuit avec la réponse : ils voulaient être libres de toute préoccupation. Cela avait du sens pour Carrey, qui avait commencé à plaisanter et à faire le clown quand il était enfant pour distraire son père de ses problèmes financiers et de carrière.

Avec cette perspicacité, il a commencé à ajuster ses performances pour projeter un personnage qui était lui-même complètement libre de toute préoccupation à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui. Il demandait à un auditoire comment ils allaient puis sans attendre la réponse, continuait : «Eh bien, tout va bien alors». Les gens s’esclaffèrent, et la renommée et le succès de Carrey augmentèrent de façon exponentielle.

Au cours de son célèbre discours d’ouverture à l’Université Maharishi en 2014, Jim Carrey met au défi les diplômés de se trouver un talent ou une compétence qui pourrait répondre aux besoins des gens. « L’effet que vous avez sur les autres est la monnaie la plus précieuse qui soit », déclare-t-il.

Pour ceux qui ignoreraient comment visionner la vidéo avec les sous-titres français, cliquez sur l’icone sous-titres en bas à droite puis aller dans paramètres (la roue dentée), cliquez sur sous-titres pour choisir le français.

Le talent seul ne suffit pas. Un exemple ? Michael Jordan

Si Michael Jordan est devenu le meilleur joueur de basket au monde, et est considéré aujourd’hui par la plupart des observateurs comme sans doute le plus grand de tous les temps, c’est bien moins en raison de son talent ou de ses capacités athlétiques (pourtant indéniables) que de sa détermination à suivre le processus par lequel il atteindrait finalement cet objectif. Quel est ce processus ? C’est tout l’objet de cet article.

Il ne l’aurait jamais dit lui-même, mais il voulait que les gens affirment qu’il était le meilleur à avoir jamais joué au basket.

Tim Grover (préparateur physique de Michael Jordan)

I. L’HISTOIRE (CE QUE L’ON VOIT)

LES DÉBUTS

Michael Jordan (MJ ; Mike) est devenu une star dès son entrée dans la ligue professionnelle de basket américaine, la NBA (National Basketball Association). Recrue de l’année en 1985, il s’est tout de suite illustré par des qualités athlétiques incroyables, un talent inégalé et une reconnaissance immédiate.

Doté d’une explosivité exceptionnelle et d’une capacité toute particulière à rester dans les airs plus longtemps que les autres (Michael jordan : Mr Hang Time), le joueur fait se lever les foules à chacun de ses mouvements.

Marquant plus de 28 points par match de moyenne dès sa 1ère année, His Airness ou Air Jordan comme le surnomment ses fans, remporte le concours de dunk en 1987 et 1988 ainsi que le trophée de meilleur défenseur de la ligue la même année. Il mène son équipe, les Chicago Bulls, à une saison à 50 victoires ainsi qu’à une première victoire dans une série éliminatoire en playoffs.

En 1986, alors qu’il revient d’une blessure qui l’a privé de 64 matchs (un os du pied cassé), il marque 63 points en playoffs face aux Celtics de Boston, une équipe considérée comme l’une des meilleures de l’histoire. 63 points dans un match de playoffs, le record tient toujours. À la fin du match, le joueur vedette des Celtics, Larry Bird (le numéro 33 sur la photo ci-dessus), aura cette phrase mémorable : “Ce n’était pas Michael Jordan ; c’était Dieu déguisé en Michael Jordan.”

Dans les années 90, les Bulls établissent leur dynastie en gagnant six titres de champion NBA alors qu’ils n’en avaient jamais gagné un seul auparavant. Leur leader, Michael Jordan, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales. Celui-ci devient une icône mondiale du basket lorsque la Dream Team dont il fait partie s’illustre lors des Jeux Olympiques d’été de 1992 à Barcelone.

Pourtant, entre le Michael Jordan flamboyant des années 80 et le Michael Jordan conquérant des années 90 (six titres de champion NBA), il y a un monde.  

En effet, Michael Jordan a dû attendre sept longues années avant de remporter le trophée de champion. Et ensuite il a dû se battre pour le garder.

Durant les années qui suivent son entrée dans la NBA, s’il brille individuellement (en 1988 par exemple, Jordan tourne à 35 points de moyenne par match et est élu meilleur joueur, meilleur défenseur et meilleur intercepteur de la ligue), les critiques commencent à pleuvoir quant à ses capacités à mener son équipe jusqu’au titre. Pourrait-il sortir un jour son équipe du premier tour ? Gagnerait-il jamais un championnat ?

En effet, durant trois saisons consécutives, les Bulls se font sortir à chaque fois par les Pistons, surnommés à juste titre les Bad Boys de Détroit (cette équipe a été la 1ère à instaurer une défense très physique sur tout le terrain, amenant un changement considérable du jeu dans les années 80).

En 1988, les Pistons éliminent les Bulls au 2ème tour en 5 matches. En 1989, ils les sortent en finale de conférence en 6 matches. En 1990, toujours en finale de conférence, au 7ème et dernier match (4 manches gagnantes).

LE TOURNANT

Après la saison 1989-1990, qui se solde donc par un nouvel échec en finale de conférence face à Détroit, Michael Jordan se rend compte que cette équipe le maîtrise (on parle des fameuses Jordan Rules, faites de variations consistant à placer deux voire trois défenseurs sur Jordan et à lui opposer un jeu très rugueux quand il arrivait à s’en défaire, tout ceci pour stopper le joueur le plus talentueux de la ligue).

MJ comprend que si lui et les Bulls veulent aller plus loin dans la compétition, son corps devait être mieux préparé à de tels affrontements.

C’est alors qu’un jeune entraîneur inconnu de 24 ans, du nom de Tim Grover, fait son apparition. Un article dans un journal local lui apprend à quel point le jeu physique de Détroit affecte mentalement Michael Jordan. Et Il voit là une opportunité.

Grover pense réellement pouvoir aider Jordan mais il reste inquiet à l’idée de ne pas en avoir l’occasion. En effet, si le joueur est fatigué d’être maîtrisé physiquement par ses adversaires, il ne travaille pas non plus régulièrement avec un entraîneur unique. Et s’il souhaite effectivement se conditionner et se renforcer musculairement, il craint aussi de soulever des poids en raison des effets que cela pourrait avoir sur son jeu.

Tim Grover contacte le staff des Bulls et obtient un entretien avec le chef entraîneur sportif et le médecin de l’équipe. Après une série d’interviews, il rencontre finalement Jordan. Grover présente alors son plan pour aider le jeune joueur à devenir plus fort et à éviter les blessures. Il veut introduire un régime d’entraînement qui le préparerait mieux à la compétition.

Mais Jordan est sceptique. Se trouve devant lui un entraîneur de 24 ans, sans expérience préalable avec des athlètes professionnels, qui lui explique sans rire comment avec son aide le meilleur joueur de la NBA pourrait atteindre de nouveaux sommets. Finalement, Jordan cède.

La star lui laisse un mois pour faire ses preuves. Leur collaboration dura 15 ans.

Michael Jordan et Tim Grover se sont mis d’accord et ont décidé que l’endurance, la force et le mental devaient être travaillés pendant toute la saison, plutôt que seulement durant l’intersaison.

De cette façon, lorsque Michael entrerait dans la période des séries éliminatoires après un calendrier de 82 matchs, il se sentirait aussi fort qu’en début d’année.

Trois à quatre jours par semaine, Tim Grover conduisait du centre-ville de Chicago jusqu’au domicile de Jordan. Puis ils pratiquaient de la levée de fonte pendant une heure, entre 7h et 8h. Ensuite, beaucoup de travail d’agilité, des répétitions rapides, des poids légers – juste des exercices afin de renforcer le corps et lui permettre d’assumer un jeu physique tout au long de l’année.

L’idée était de battre les pistons à leur propre jeu, en devenant plus fort physiquement et mieux préparé. Michael savait que si lui et son équipe écartaient les Pistons de leur chemin, ils avaient toutes leurs chances ensuite de gagner le championnat (le championnat américain est ainsi fait que la finale fait rencontrer la meilleure équipe de l’Ouest avec la meilleure équipe de l’Est ; Chicago et Détroit sont deux villes de l’Est. C’était donc à celle qui battrait l’autre pour accéder à la finale).

MJ est donc devenu de plus en plus fort physiquement car c’était devenu aussi important que tout le reste. Encore une fois il ne négligeait rien. Il n’avait pas ce qu’il fallait pour être compétitif face aux Bad Boys alors au lieu de se plaindre, au lieu de s’en servir comme excuse, il s’est fixé cet objectif. D’une faiblesse il a fait une force. Il travaillait ses faiblesses car il voulait être consistant et devenir un joueur complet. Ce qu’il est devenu à force de travail.

LE SUCCÈS

Le nouveau régime d’entraînement de Michael Jordan inspira ses coéquipiers à faire de même. C’est ainsi que naquit The Breakfast Club (Club du petit-déjeuner). L’entraînement en petit comité commencait vers 7 heures et se déroulait dans le gymnase en sous-sol de Jordan, son domicile se trouvant à 15 minutes du Centre Berto où s’entraînait l’équipe.

Quand ils avaient fini, entre 9h et 9h15, le chef cuisinier de Michael leur préparait le petit-déjeuner. D’où le nom, The Breakfast Club. Les joueurs s’asseyaient pour manger ensemble, puis ils se rendaient au Centre Berto pour s’entraîner. Ce régime d’entraînement qui était aussi fondamentalement un état d’esprit fut la fondation de la dynastie des Bulls.

En effet, dès l’année suivante, Jordan et les siens balayent les Pistons en 4 manches sèches, ce qui leur ouvre la voie vers leur 1er titre de champion NBA.

La suite ? Tout le monde la connaît, MJ gagne six titres avec les Chicago Bulls, en étant à chaque fois meilleur joueur des finales (record NBA), avec la particularité de gagner trois titres consécutivement à deux reprises (1991-92-93 et 96-97-98).

Il est également l’auteur du comeback le plus fameux de l’histoire du sport en prenant sa retraite en 1993 pour s’adonner au baseball puis en revenant sur les parquets un an et demi plus tard en déclarant lapidairement : “I’m back.”

Dès son 4ème match, il inscrit le panier de la victoire contre Atlanta et au match suivant, le 28 mars 1995, il inscrit 55 points contre les Knicks de New York au Madison Square Garden. Rappelons au passage qu’il s’agit de la ligue où s’affrontent les meilleurs joueurs au monde et que cela faisait un an et demi qu’il n’avait pas joué.

En 1996, les Bulls deviennent la 1ère équipe de l’histoire à présenter un bilan de 72 victoires pour seulement 10 défaites (record battu depuis par les Golden State Warriors de Stephen Curry en 2016 mais sans remporter le championnat).

Après son retour sur les parquets, Michael Jordan remporte donc avec son équipe trois nouveaux titres de champion NBA consécutifs, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales, ainsi qu’à deux reprises meilleur joueur de la ligue et meilleur joueur du All-Star Game la même année (1996 et 1998).

En somme, un parcours époustouflant, faisant dire à Magic Johnson lui-même : “Il y a Michael Jordan et après il y a le reste d’entre nous.”

II. LE PROCESSUS (CE QUE L’ON VOIT MOINS)

LE DÉSIR

A burning desire, an indomitable will. Un désir brûlant, une volonté farouche. C’est cela qui l’a guidé tout au long de son parcours. Visionnez sur YouTube le début de la vidéo Air Time (1993). On y voit Michael Jordan, assis sur une chaise dans un gymnase, expliquer que c’est au moment où il inscrit le panier de la victoire en 1982 (voir photo ci-dessous), lors de la finale du tournoi universitaire, qu’un désir brûlant s’empare de lui et le consume :

“Cela a réveillé une impulsion à l’intérieur de moi, d’exceller, de me battre pour exceller, d’être parmi les meilleurs ou même d’être le meilleur. Cela m’a guidé, et je suppose qu’avec ce panier victorieux cela a pu allumer un feu en moi… que non, rien n’allait pouvoir m’arrêter.”

Vous avez un projet, des objectifs, une idée en tête dont vous aimeriez voir la réalisation. Posez-vous la question : jusqu’à quel point le souhaitez-vous ? Cela vous prend-il aux tripes ? Est-ce si important, si dévorant, que l’on pourrait vous tirer dessus, vous agiriez quand même, vous feriez ce que vous avez à faire, avant de revenir pour mourir ? (c’est une image ;))

C’est une bonne façon aussi de déterminer ce qui est vraiment important pour vous, de séparer le bon grain de l’ivraie, de cesser de vous mentir à vous-même (ce qui reste le sport favori de l’être humain).

Lorsque ce point est éclairci et que votre objectif est fixé, servez-vous de votre esprit pour l’atteindre et lisez cet article pour vous y aider.

“ Certains veulent que ça arrive, certains aimeraient que cela arrive, d’autres font en sorte que cela arrive.”

Les gens sous-estiment généralement que c’est la quantité de volonté qui importe, ou plutôt la qualité de cette volonté. À quel point voulez-vous atteindre ce résultat ? À quel point brûlez-vous d’y parvenir ?

LE TRAVAIL

Il y a un lien fort entre votre désir et votre capacité de travail. Or sans beaucoup travailler, vous n’atteindrez pas vos objectifs. Ceux qui vous tiennent à coeur, ceux qui vous importent le plus, ceux qui justement ne sont pas faciles à atteindre. C’est donc la qualité de votre volonté qui déterminera le degré de travail que vous fournirez pour arriver au résultat attendu.

“ Tout le monde a la volonté de réussir mais tout le monde n’a pas la volonté de se préparer à réussir.”

Bobby Knight (entraîneur de l’équipe nationale américaine lors des JO d’été de 1984).

Il est vrai que cela n’est ni cool ni sexy, mais exceller dans son domaine est bien plus difficile qu’on ne le pense. Il n’existe pas de potion magique pour le succès. Il n’y a pas de pilule magique mais il y a un processus.

“Il n’y a pas de raccourcis. Il n’existe pas de substitut au travail difficile. La chance survient quand la préparation rencontre l’opportunité. Cela n’arrive pas par hasard.”           Tim Grover

En effet, si le talent détermine la ligne de départ, c’est bien le travail qui détermine la ligne d’arrivée.

Il faut que vous soyez bien conscient d’une chose : c’est l’acharnement au travail qui a permis à Michael Jordan d’acquérir un tel statut. Et c’est son mental qui lui a permis de réaliser une telle carrière, de suivre un tel parcours. Ce ne sont pas ses capacités physiques, ni son talent seulement.

Comme il le dit lui-même : “Il y a de grands athlètes en NBA mais c’est vraiment votre détermination qui vous fait sortir du lot.”

Déjà en 1984, alors qu’il n’a que 21 ans et qu’il ne fait pas encore partie de la NBA, Michael Jordan répond à un journaliste :

“Je pense juste que j’ai acquis l’habitude de travailler. L’on m’a toujours enseigné que pour atteindre un but que l’on s’est fixé dans la vie, on doit travailler dur, et jusqu’à maintenant vous savez, j’ai toujours gardé ça en tête.”

Pour atteindre le sommet, et y rester, vous devez vous améliorer continuellement. Gagner n’est pas le plus important, vous devez avoir un état d’esprit de croissance, de développement (growth mindset). Jour après jour après jour après jour, vous vous développez, vous vous améliorez, peu importe le domaine que vous aurez choisi. Si vous pratiquez constamment, vous ne pouvez que vous améliorer. Le travail conquiert tout.

Comme le dit l’athlète lui-même : “Le jour où je cesse de m’améliorer est le jour où je quitte le jeu.”

L’ÉCHEC

Comme l’a affirmé John Coltrane, le saxophoniste de jazz : “On doit sortir les mauvaises notes avant de jouer les bonnes.”

Dans cette poursuite du but à atteindre, l’échec n’est pas simplement accepté, il est attendu. Lorsque vous sortez de votre zone de confort, l’échec est inévitable. Mais c’est justement le fait d’échouer qui vous guide vers le succès.

Relisez l’histoire plus haut dans cet article : si Michael Jordan n’avait pas eu à affronter l’échec dans sa quête pour le titre, à savoir les Pistons, jamais sans doute il ne serait devenu le joueur que l’on connaît aujourd’hui, jamais il ne serait allé aussi loin dans cette quête pour devenir le meilleur, pour vaincre et tout remporter.

“La plupart des gens s’arrêtent à leurs échecs. Nous échouons tous à un moment ou à un autre. C’est pourtant l’outil le plus puissant à votre disposition. Tout dépend de la façon dont vous l’utilisez. Prenez un scalpel : dans les mains d’une personne lambda il peut faire des dommages irréparables. Dans les mains d’un chirurgien, il sauve des vies. C’est la même chose avec l’échec, utilisez-le de la bonne façon.”

Tim Grover

Pour une très bonne illustration de ceci, regardez cette vidéo, elle est tout simplement géniale. Elle dit tout et fait passer son message uniquement par la narration visuelle.

Laissons la parole enfin à Michael Jordan lui- même :

“J’ai manqué plus de 9 000 paniers dans ma carrière. J’ai perdu près de 300 matchs. 26 fois on m’a fait confiance pour prendre le shoot de la victoire et je l’ai manqué. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pour cette raison que j’ai réussi.”

LEADERSHIP

Michael Jordan a été dès ses débuts leader aux statistiques et donc leader de son équipe puisqu’il en était le meilleur élément, et de très loin. Cependant, en raison de son égo et de sa jeunesse il n’avait pas encore compris ce que signifiait vraiment être un leader.

Quand on évoque la notion de leadership, on évoque souvent les politiciens (Nelson Mandela), les héros de guerre (Dwight Eisenhower) ou les réformateurs sociaux (Martin Luther King). On retrouve pourtant dans le sport tous les attributs du leadership, notamment en prenant l’exemple de Michael Jordan.

Celui-ci voulait tellement gagner qu’il n’était pas tendre avec ses coéquipiers. On peut d’ailleurs faire un rapprochement de ce type de caractère avec celui de Steve Jobs, qui pouvait véritablement être détestable avec ceux qui avaient le bonheur/malheur de travailler avec lui.

À ses débuts, MJ voulait gagner tout seul, il passait peu le ballon, il voulait briller. De ce fait, ses coéquipiers faisaient plutôt acte de présence, on ne leur donnait pas les moyens de peser sur le match. Les autres équipes l’avaient parfaitement compris, elles se contentaient de défendre à plusieurs sur lui pour l’épuiser.

Lorsque Phil Jackson fait son apparition en 1989 en tant que nouvel entraîneur de l’équipe, les choses changent.

En effet, celui-ci lui fait comprendre que ce ne sont pas ses actes individuels pour eux-mêmes qui comptent mais à quel point ses coéquipiers s’améliorent en sa présence.

Ce n’était pas forcément facile à entendre (ni facile à dire) mais Michael Jordan accepta cela, et ce faisant accepta le coaching de Phil Jackson. Il avait appris à relever les défis et c’en était un. C’était la condition pour devenir champion.

Comme il le dira lui-même ensuite : “Le talent gagne les matchs mais c’est le travail d’équipe et l’intelligence qui gagnent les championnats.”

Et il resta le meilleur en rendant ses coéquipiers meilleurs. Trouvant notamment Steve Kerr face aux Jazz en 1997 tout en étant élu meilleur joueur des finales.

Lors du match 5 des finales 1997 face aux Jazz, Michael Jordan est l’auteur d’un leadership exemplaire en décidant de jouer alors qu’il a subi un empoisonnement alimentaire (pizza avariée avalée la veille au soir). Il mène son équipe à la victoire avec 38 points marqués et 11 passes. Cette performance historique est connu comme “The Flu Game”. En matière de leadership, les actes comptent toujours bien plus que les paroles.

Agissez, forcez le respect, témoignez de ce que vous êtes par vos actes, et que vos actes concordent avec vos paroles. Alors seulement les gens pourront décider de vous suivre.

Lors des finales 1998, il inscrit 45 points et est l’auteur du tir victorieux, le dernier sous la tunique des Bulls.

LA CONCLUSION PAR JORDAN LUI-MÊME

Maybe it’s my fault

Peut-être que c’est de ma faute

Peut-être que je vous ai laissé croire que c’était facile, quand ça ne l’était pas

Peut-être que je vous ai fait penser que mes exploits commençaient à la ligne de lancer franc

Et pas à la salle de sport

Peut-être que je vous ai laissé croire que tous les shoots que je prenais, faisaient gagner le match

Que mon jeu était bâti sur des flashs

et pas sur du feu

Peut-être que c’est de ma faute si vous n’avez pas vu que les échecs me donnaient de la force

Que ma douleur, était ma motivation

Peut-être que je vous ai laissé croire que le basket était un cadeau du ciel

Et non pas quelque chose pour lequel j’ai travaillé…

… Chaque jour de ma vie

Peut-être que j’ai détruit le jeu

Ou peut-être…

Que vous vous cherchez une excuse.

3 conseils de Steve Jobs pour les entrepreneurs en herbe

Dans une interview réalisée en 1995 par la Silicon Valley Historical Association, dont vous trouverez un extrait vidéo ci-dessous, Steve Jobs livre des conseils essentiels sur l’entreprenariat. Les 3 principaux sont traduits et retranscrits dans le présent article.

Créez votre propre environnement

La chose que je pourrais affirmer c’est que, lorsque vous grandissez, vous avez tendance à vous laisser dire que le monde est tel qu’il est et que votre vie consiste simplement à vivre à l’intérieur du monde, en essayant de ne pas trop entrer dans les murs, en essayant d’avoir une belle vie de famille, en  vous amusant, en économisant un peu d’argent. Mais la vie… C’est en fait une vie très limitée.

La vie peut être beaucoup plus large, une fois que vous découvrez le simple fait suivant : tout ce qui vous entoure et que vous appelez la vie a été inventé par des gens qui n’étaient pas plus intelligents que vous.

Et vous pouvez changer cela, vous pouvez l’influencer, vous pouvez construire vos propres choses que d’autres personnes peuvent utiliser. Une fois que vous apprenez cela, vous ne serez plus jamais le même. La minute où vous comprenez que lorsque vous entrez le doigt, quelque chose va, vous savez si vous poussez dedans, quelque chose va sortir de l’autre côté, que vous pouvez le changer, vous pouvez le façonner à votre façon, cet instant est le plus important.

Il faut se débarrasser de cette notion erronée selon laquelle la vie est là et que vous devez juste y vivre, plutôt que de l’adopter, de la changer, de l’améliorer, d’y imprimer votre marque. Je pense que c’est très important et quand vous aurez compris ça, une fois que vous l’aurez appris, vous voudrez changer la vie et la rendre meilleure, car elle est en quelque sorte foirée à bien des égards. Une fois que vous apprenez cela, vous ne serez plus jamais le même.

N’ayez pas peur de demander

En fait, j’ai toujours constaté quelque chose de très vrai, c’est que la plupart des gens n’obtiennent pas ces expériences parce qu’ils ne demandent jamais.

Je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui ne voulait pas m’aider si je lui demandais de l’aide. J’ai toujours appelé. J’ai appelé Bill Hewlett quand j’avais douze ans et il vivait à Palo Alto, son numéro était encore dans l’annuaire téléphonique. Il a répondu au téléphone lui-même et a dit, « Oui » « Salut, je suis Steve Jobs, j’ai douze ans et je suis lycéen, je veux construire un compteur de fréquence et je me demandais si vous aviez des pièces de rechange que je pourrais obtenir ? »

Et il a ri et il m’a donné les pièces de rechange pour construire ce compteur de fréquence avant de m’offrir un emploi d’été chez Hewlett Packard, travaillant sur la chaîne de montage, mettant les écrous et les boulons ensemble sur les compteurs de fréquence. Il m’a offert cet emploi à l’endroit même où on les construisait, j’étais au paradis.

Je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui a dit non ou raccroché le téléphone quand j’ai appelé. Je demandais, tout simplement. Et quand les gens me demandent à leur tour aujourd’hui, j’essaie d’être aussi réactif et de rembourser cette dette de gratitude.

La plupart des gens ne prennent jamais le téléphone pour appeler, la plupart des gens ne demandent jamais rien et c’est ce qui sépare souvent les gens qui font des choses des gens qui se contentent d’en rêver…

Vous devez agir et être prêt à échouer. Que ce soit avec les gens au téléphone, avec le démarrage d’une entreprise, avec quoi que ce soit. Si vous avez peur d’échouer, vous n’irez pas très loin.

Vous n’avez rien à perdre

Il n’y a aucun risque. C’est pourquoi vous devez le faire quand vous êtes jeune, c’est pourquoi nous avons lancé Apple. On s’est dit, vous savez, que nous n’avions absolument rien à perdre.

J’avais 20 ans à l’époque et Woz (Steve Wozniak) avait peut-être 24 ou 25 ans donc nous n’avions rien à perdre : nous n’avions pas de familles, pas d’enfants, pas de maisons, Woz avait une vieille voiture, moi j’avais un van Volkswagen, je veux dire… Tout ce que avions à perdre c’était nos voitures et nos chemises sur notre dos.

Nous n’avions rien à perdre et tout à gagner et nous avons pensé, même si nous échouons, toute l’expérience acquise vaudrait dix fois le coût. Donc, qu’avions-nous à perdre ? Il n’y avait pas de risque et c’est… Vous savez, je pense que c’est une façon très saine de considérer cette question. Certaines personnes disent, eh bien vous auriez pu aller à l’université et devenir avocat. Eh bien vous avez raison mais vous pouvez aller à l’université et devenir avocat quand vous avez 25 ans et il n’y a rien qui vous en empêche.

La seule chose que vous avez vraiment dans votre vie est le temps, et si vous investissez ce temps pour vous-même, pour avoir de grandes expériences qui vous enrichont, alors vous ne pouvez pas perdre.

C’est pourquoi je conseille toujours aux gens : n’attendez pas, faites quelque chose quand vous êtes jeune, quand vous n’avez rien à perdre. Gardez bien cela en tête. Je pense que c’est la meilleure voie. Ce n’est pas que les gens ne peuvent démarrer des entreprises quand ils ont 50 ans, je l’ai vu faire, et des entreprises très prospères. Mais c’est bien plus facile quand vous êtes jeune, car vous n’avez rien à perdre et pas de responsabilités envers d’autres personnes que vous aurez plus tard dans votre vie.