7 choses que les entrepreneurs milliardaires font différemment

Cet article est une traduction de celui publié sur le site The Mission, dont l'auteur est Michael Simmons, co-fondateur d'Empact.
Photo Credit: Michelle Andonian (Elon Musk), Steve Jurvetson (Jeff Bezos), AP Photo-Nati Harnik (Charlie Munger), , World Economic Forum/Moritz Hager (Ray Dalio), Matthew Yohe (Steve Jobs), Stuart Isett/Fortune Most Powerful Women (Warren Buffett)

Y a-t-il une façon de penser unique qui donne un avantage aux entrepreneurs milliardaires ?

Fasciné par cette question durant l’ensemble de ma carrière en tant qu’entrepreneur et écrivain, j’ai lu plus de biographies d’entrepreneurs milliardaires que je ne pourrais en compter, recherché ce qu’ils ont en commun, et rencontré et interviewé plusieurs d’entre eux.

Sans aucun doute, la chance joue un rôle central. Mais la chance seule n’explique pas le succès répété d’entrepreneurs capables de créer société après société (dont la valeur est chiffrée en milliards de dollars) ou qui ont des entreprises multimilliardaires pérennes : des entrepreneurs comme Warren Buffett, Jeff Bezos, Steve Jobs et Elon Musk.

En faisant des recherches sur ces entrepreneurs, j’ai constaté des façons de penser uniques qui ne sont pas communément connues parmi les entrepreneurs (même chez ceux qui réussissent).

Le processus par lequel j’ai pu découvrir ces principes a fondamentalement changé la façon dont je réfléchis aux affaires (et à la vie). Certains de ces principes m’ont rappelé que c’est le fait d’exécuter constamment des choses simples qui compte le plus.

Pour chaque entrepreneur que j’ai étudié, j’ai découvert une stratégie :

  • La stratégie de l’entrepreneur milliardaire. Le principe général qui a servi de fondement au succès du milliardaire. Je me suis concentré sur une stratégie spécifique, non évidente.
  • Le hack de l’entrepreneur milliardaire. Comment les entrepreneurs qui réussissent appliquent les stratégies pour développer leur business.
1. Charlie Munger (investisseur milliardaire) : Analysez ce qui peut aller mal au lieu de ce qui peut aller bien.
Photo Credit : AP Photo-Nati Harnik

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

Jusqu’à ce que je lise le Poor Charlie’s Almanack du milliardaire Charlie Munger, je pensais que la clé du succès était de concevoir une vision, de se fixer des objectifs et de travailler dur pour les atteindre tous les jours.

Si j’échouais, je pensais que c’était parce que j’avais raté une de ces étapes.

Charlie Munger, vice-président de Berkshire Hathaway et partenaire en affaires de longue date de Warren Buffett, montre une autre voie tout aussi importante vers le succès : penser à travers le prisme de ce qui peut mal tourner.

Les choses dérivent constamment, peu importe à quel point vous pouvez êtes intelligent et travailleur.

Conscient de cela, Munger considère continuellement et méthodiquement toutes les façons dont un plan pourrait mal tourner afin d’anticiper et d’éviter chaque obstacle. Il dit :

« Inverser, toujours inverser : retournez une situation ou un problème. Regardez-le à l’envers. Que se passe-t-il si tous nos plans tournent mal ? Où ne voulez-vous pas aller, et comment y arrivez-vous ? Au lieu de rechercher le succès, faites une liste de toutes les façons dont vous pourriez échouer à la place – à travers la paresse, l’envie, le ressentiment, l’apitoiement sur soi-même, les règles, c’est-à-dire toutes les habitudes mentales du défaitisme. Évitez ces qualités et vous réussirez. Dites-moi où je vais mourir, afin que je n’y aille pas. »

L’approche de Charlie Munger l’aide à contourner les blocages et à être mieux préparé lorsque, inévitablement, il en rencontre un. De plus, la combinaison de la fixation d’objectifs et du contournement d’obstacles est soutenue par un nombre croissant de plus de 100 études universitaires sur le sujet. Lorsque les gens ne font que «fantasmer» sur l’avenir, ils finissent par prendre moins de précautions qu’ils ne le feraient s’ils pensaient aussi à ce qui pourrait mal se passer et faisaient des plans pour l’éviter.

Phrase-résumé : Être à la fois pessimiste et optimiste vaut mieux que d’être uniquement optimiste. L’un des meilleurs moyens de gagner est de ne pas perdre.

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

Pour appliquer ce principe, testez votre plan grâce à ce processus pré-mortem en trois étapes développé par Aaron Steed, PDG et cofondateur de Meathead Movers :

1. Énumérer les façons dont le projet pourrait échouer

2. Assigner une probabilité à chaque possibilité

3. Prioriser les actions qui peuvent être prises pour éviter l’échec

Steed a créé le processus après avoir remarqué que certains projets de son entreprise de 350 personnes obtenaient de mauvais résultats.

Plutôt que d’ajouter de nouvelles procédures pour aider ces projets à réussir, il a développé le processus pre-mortem pour éliminer les barrières qui les faisaient échouer.

L’un des obstacles que Munger évite de manière proactive est le biais psychologique. En tant que ressource supplémentaire, nous avons compilé un rapport de 27 pages qui résume les 22 biais psychologiques que Charlie Munger a identifiés au cours de sa carrière de 70 ans.

2. Warren Buffett (investisseur milliardaire) : Utilisez des checklists pour éviter les erreurs stupides.
Photo Credit : Stuart Isett/Fortune Most Powerful Women

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

D’une manière générale, il y a deux types d’erreurs : celles qui sont stupides et celles qui sont le fait de l’ignorance.

Les erreurs tenant à l’ignorance se produisent quand justement vous manquez de connaissances. Les erreurs stupides sont celles que vous commettez tandis que justement vous ne l’étiez pas, ignorant.

Les erreurs stupides sont les plus difficiles à digérer parce qu’elles sont les plus faciles à éviter. Pourtant les gens, en particulier les gens intelligents, continuent à les commettre encore et encore.

Warren Buffett et son partenaire d’affaires de 40 ans, Charlie Munger, n’attribuent pas leur succès à l’intelligence brute ou à des idées brillantes. Non, ils attribuent plutôt une grande partie de leur succès à éviter systématiquement de commettre des erreurs stupides, en suivant religieusement les principes de base et les idées dont ils savent qu’ils fonctionnent.

Parlant de sa stratégie et celle de Warren Buffett dans son livre, Charlie Munger déclare :

« Nous essayons de gagner davantage en nous rappelant toujours de ce qui est évident plutôt qu’en tentant de saisir ce qui relève de l’ésotérisme. »

Pour contrer l’influence souvent négative que peuvent avoir les émotions dans les décisions d’investissement, Warren Buffett et Charlie Munger utilisent plusieurs listes de contrôle, y compris celles pour l’investissement, la résolution de problèmes et les biais psychologiques.

Ils affirment que l’utilisation de ces listes de vérification a été cruciale pour leurs retours sur investissement miraculeux de 21,6 % pendant quatre décennies, soit le double de la moyenne du marché.

Plus récemment, les listes de contrôle ont reçu une attention bien méritée à la suite du Manifeste de la cheklist, écrit par Atul Gawande, professeur de chirurgie à la Harvard Medical School.

Dans une étude fascinante de l’Organisation Mondiale de la Santé, huit hôpitaux qui ont adopté une checklist composée de 19 points ont vu leurs décès liés à la chirurgie presque réduits de moitié !

Le Hack de l’entrepreneur milliardaire :

Blake Goodwine a utilisé une checklist décisionnelle pour intégrer son groupe Lionize Media dans un réseau de sites médias de niche avec des dizaines de millions de visiteurs par mois.

Sa checklist de résolution de problèmes, présentée ci-dessous, présente la voie vers une stratégie d’entreprise réussie et contrecarre les préjugés internes qui l’empêchent d’atteindre la destination désirée :

1. Brainstorm. Songez à autant de solutions que vous le pouvez. Cela vous permet d’éviter les biais de disponibilité, ce qui nous conduit souvent à choisir la première solution nous venant à l’esprit plutôt que la meilleure solution.

2. Tester. Testez autant de solutions que vous le pouvez. Cela évite le biais de confirmation qui consiste à rationaliser la solution choisie.

3. Évaluer. Avoir un critère de succès minimal pour chaque expérimentation. Cela vous permet d’éviter de doubler les mauvaises idées qui ne fonctionnent pas dans le but de récupérer les coûts irrécupérables.

4. Apprendre. Plongez profondément dans les données et apprenez de CHAQUE expérience, pas seulement celle qui a le mieux fonctionné. Évitez, s’agissant des erreurs commises, d’en faire une affaire personnelle et de ressentir de la honte pour quelque chose qui n’a pas fonctionné.

« Même si cette checklist vous aide seulement à prendre de grandes décisions un peu plus facilement, cela changera toute la trajectoire de votre vie et de votre entreprise. ça été le cas pour moi « , dit Goodwine.

En tant que ressource supplémentaire, nous avons compilé certains des meilleurs conseils d’experts sur la façon de créer des checklists exploitables dans un guide étape par étape.

3. Ray Dalio (investisseur milliardaire) : Apprenez à penser de façon indépendante pour être plus intelligent que tout le monde.
Photo Credit : World Economic Forum/Moritz Hager

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

«Vous ne pouvez pas faire de l’argent en accord avec l’opinion consensuelle», affirme Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, le plus grand fonds spéculatif du monde (169 milliards de dollars sous gestion).

Faire ce que tout le monde fait va vous apporter des résultats moyens. C’est la définition de la moyenne.

Pour Dalio, la clé pour avoir une performance durable et extraordinaire est de faire ce que les autres ne veulent pas ou ne peuvent pas faire ET d’avoir raison.

C’est plus facile à dire qu’à faire. Par exemple, 86% des investisseurs professionnels ne battent pas le marché. Les chiffres donnent aussi à réfléchir sur l’entrepreneuriat : 30,9 à 37,6% des nouvelles entreprises échouent au cours des trois premières années.

Dans une récente tribune, Dalio explique pourquoi c’est si difficile :

« Chaque fois que vous pariez contre le consensus, il y a une probabilité importante que vous ayez tort, alors vous devez être humble. »

Les bonnes nouvelles sont qu’avec suffisamment de pratique, vous pouvez mettre les chances de votre côté.

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

Penser indépendamment est plus qu’un simple hack. De manière générale, cela nécessite :

  • Le courage de tenir bon contre le troupeau quand vous avez raison et que tout le monde a tort ;
  • La compréhension d’informations auxquelles d’autres personnes n’ont pas accès ou qu’elles ne comprennent pas ;
  • Des façons uniques d’analyser cette information.

Voici des façons de perfectionner chacune de ces capacités :

Capacité # 1 : Tenir bon contre le troupeau

Nous sommes branchés pour vouloir s’intégrer socialement. Donc, se dresser contre le troupeau est extrêmement difficile. Heureusement, le courage est une compétence qui peut être pratiquée.

Emerson Spartz, fondateur et PDG de Spartz Inc., une société de médias numériques qui possède un réseau de sites comme Dose et OMG Facts (plus de 45 millions de visiteurs mensuels), pratique quotidiennement ce qu’il appelle des défis de zone de confort. Spartz dit :

« Ce sont des petites choses que je fais qui me rendent mal à l’aise et socialement embarassant, mais n’ont pas de réel impact négatif. »

Ces défis l’entraînent à être à l’aise avec le fait d’être mal à l’aise, donc il a du courage quand il en a vraiment besoin.

Son défi favori est celui de la tasse de café, qui consiste à demander simplement un rabais de 10% lorsque vous commandez un café.

Capacité # 2 : Développer un avantage informationnel

L’un des moyens les plus faciles de battre le troupeau est d’avoir un avantage d’information. Voici quatre façons d’obtenir cet avantage :

  • Construisez des relations profondes avec les personnes qui ont atteint les objectifs que vous voulez accomplir. En établissant des relations fondées sur la confiance et le respect mutuels, là où d’autres veulent que vous réussissiez, les gens partagent des informations qu’ils ne divulgueraient jamais publiquement. Pour en savoir plus sur cette stratégie, lisez la stratégie de Reid Hoffman.
  • Apprenez d’autres domaines et apportez ces idées dans les vôtres. La plupart des gens se concentrent sur l’apprentissage dans leur propre domaine, même si d’autres domaines ont prouvé l’applicabilité de leurs principes. En tant qu’expert-généraliste (terme inventé par Orit Gadiesh, la présidente de Bain & Company, société de conseil de plusieurs milliards de dollars) et en allant largement dans les champs adjacents, vous obtiendrez rapidement une perspective unique.
  • Construisez un laboratoire, pas une expérience. Les entrepreneurs qui peuvent mener plus d’expériences découvriront davantage de nouvelles données et auront donc un gros avantage. Ces entrepreneurs considèrent leur entreprise comme un laboratoire où ils font constamment des expériences. Beaucoup d’entrepreneurs échouent ici parce qu’ils considèrent leur entreprise comme une grande expérience pour tester une idée unique.
  • Soyez bon à tirer profit de la sagesse des autres. Beaucoup de gens qui réussissent ne sont pas capables de bien expliquer comment ils font ce qu’ils font. Ils le font juste. Poser les bonnes questions peut aider à faire émerger cette connaissance tacite. Peter Thiel, un célèbre investisseur en technologie, découvre ce savoir en demandant aux fondateurs de soutenir ce qu’ils croient fermement contre l’avis de tout le monde.

Capacité # 3: Développer un avantage analytique

C’est là que plusieurs des stratégies de milliardaires mentionnées dans cet article peuvent être appliquées. Voir les conseils de Charlie Munger et Elon Musk.

Comme ressource supplémentaire, nous avons résumé l’ebook fondamental de Ray Dalio, Principes, et les interviews qu’il a faites au cours des années dans un guide étape par étape quant à la façon de développer vos propres opinions.

4. Jeff Bezos (fondateur d’Amazon) : Investir dans ce qui ne changera PAS au lieu de seulement dans ce qui va changer.
Photo Credit : Steve Jurvetson

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

À en juger par la couverture médiatique des entrepreneurs, il est facile de penser que la clé du succès réside dans les plus grandes tendances.

Jeff Bezos démontre que les grandes tendances ne sont qu’une partie de l’histoire. Il s’agit aussi de faire exactement le contraire et de se concentrer sur ce qui ne change pas.

Depuis sa création en 1994, Amazon s’est concentré, comme un laser, sur l’idée simple que les gens voudront toujours acheter des produits bon marché, facilement et aussi rapidement que possible. Par conséquent, Amazon peut sans risque faire d’énormes investissements technologiques dans ces domaines et savoir qu’ils seront rentables dans le futur.

Bezos a expliqué pourquoi cette approche avait du sens à la conférence Amazon Web Services 2012 :

« Il est impossible d’imaginer un avenir dans 10 ans, où un client se présente et dit, ‘Jeff j’aime Amazon ; Je souhaite juste que les prix soient un peu plus élevés »ou« J’aime Amazon ; Je souhaite juste que vous livriez un peu plus lentement. « 

La stratégie semble fonctionner. Amazon vient de devenir le détaillant le plus côté au monde cette année, et sa croissance s’accélère, tandis que la croissance de son principal concurrent, Walmart, ralentit.

Phrase-résumé : Devenir le meilleur dans un domaine fondamental en investissant continuellement dans le temps, plutôt que de sauter d’une tendance à l’autre et de recommencer à chaque fois.

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

Pour appliquer ce principe à votre entreprise, identifiez un besoin client essentiel qui restera probablement le même (même si la technologie et la culture évoluent) auquel votre entreprise est particulièrement bien placée pour répondre.

Puis construisez votre entreprise autour de ce besoin.

C’est ce que Jason Duff, un entrepreneur de l’Ohio, a fait.

Réalisant que la nostalgie n’obtient pas l’attention qu’elle mérite, Duff a bâti toute son activité immobilière autour d’elle. La nostalgie est l’inclination universelle à se souvenir du passé de manière sentimentale afin de tirer du sens de nos vies.

Duff a appliqué cette idée dans son entreprise en se concentrant sur la restauration des bâtiments historiques du centre-ville plutôt que de les démolir pour construire des structures modernes.

Il a utilisé la formule suivante pour créer des centaines d’emplois dans sa communauté et construire plusieurs business multimillionnaires :

1. Acheter des propriétés historiques négligées bénéficiant de remises importantes ;

2. Investir massivement dans leur réhabilitation et restauration ;

3. Raconter l’histoire de ce qu’ils signifiaient (et pourraient signifier à nouveau) pour la communauté à travers les médias sociaux.

Ce faisant, il a augmenté la valeur de la propriété en exploitant les sentiments chaleureux des citadins qui se souviennent d’être venus dans l’immeuble dans leur jeunesse. Ses messages Facebook fournissant des détails sur les projets de rénovation attirent régulièrement des centaines de likes.

5. Steve Jobs (Co-fondateur d’Apple): Utilisez la narration pour rendre votre vision plus convaincante ; pas de parole de mission.
Photo Credit : Matthew Yohe

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

Avoir une vision puissante est essentiel pour tous les entrepreneurs, mais si vous voulez exceller, vos parties prenantes doivent également s’investir dans votre vision.

C’est là que la plupart des gens échouent.

Pour beaucoup, la vision finit par devenir quelques lignes d’à propos sur leur site internet d’entreprise.

Pourtant, il y a d’autres leaders comme Steve Jobs et Elon Musk qui semblent avoir le superpouvoir de distordre la réalité. Après les avoir écoutés, on a l’impression que leur vision du monde est inévitable et critique.

Il est facile d’attribuer cette capacité au charisme, mais il faut reconnaître que Jobs était vraiment doué pour raconter des histoires, ce qui est une compétence apprise.

Selon des études universitaires sur la narration, les grandes histoires transportent les gens dans un tout autre monde et, ce faisant, altèrent leurs croyances, causent une perte d’accès aux faits réels, font naître des émotions et réduisent considérablement leur capacité à détecter les inexactitudes.

Tout au long de l’histoire, les conteurs visionnaires ont changé le cours des sociétés et des industries :

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

Transformez votre vision en une histoire et une image détaillées

Le fondateur et PDG de 1-800-GOT-JUNK ? Brian Scudamore saisit la vision de son entreprise à travers un document appelé l’image peinte.

En détail, le document explique ce que Scudamore attend de l’entreprise dans 3 à 5 ans. Cette description inclut à la fois des détails quantitatifs (comme le nombre de personnes que l’entreprise emploiera et le nombre d’emplacements qu’elle aura) et qualitatifs (comme la façon dont les employés décriront la culture à leurs familles).

L’image peinte était primordiale dans 1-800-GOT-JUNK ?, Scudamore affirmant que les revenus de l’entreprise ont augmenté jusqu’à atteindre plus de 100 millions de dollars. Il recommande les étapes suivantes : « Retirez-vous, visualisez et demandez » pour créer le vôtre :

  • Retirez-vous : d’abord, attrapez un cahier et trouvez un espace tranquille où vous n’avez aucune distraction liée à votre vie quotidienne.
  • Visualisez : transposez-vous cinq ans dans le futur. Voyez-vous en train d’observer ce qu’est devenu votre vie et votre entreprise. Imaginez que vous êtes vraiment dans cet endroit où le futur a déjà eu lieu. Par exemple, si vous avez un enfant de cinq ans, imaginez que votre enfant a désormais dix ans. Ensuite, imaginez-vous cinq ans plus vieux.
  • Demandez : une fois que vous vous êtes transporté à cet endroit, posez-vous quelques questions qui vous aideront à «deviner» l’avenir. Voici quelques questions clés à vous poser :

– Quel est votre chiffre d’affaires ?
– Combien de personnes compte votre équipe?
– Comment vos employés décriraient-ils la culture de votre entreprise lorsqu’ils parlent à un membre de leur famille?
– Que dit la presse à propos de votre entreprise ? Soyez aussi précis que possible : que dirait votre journal local à propos de votre entreprise ? Que dirait votre magazine préféré ?
– Qu’est-ce que les employés de votre compagnie aiment à propos de votre vision et des objectifs de la compagnie?
– Comment un client décrirait-il son expérience avec vous ? Que dirait-il à ses meilleurs amis ?
– De quel accomplissement êtes-vous le plus fier ? De quel accomplissement vos employés sont le plus fiers ?
– Que faites-vous mieux que quiconque sur la planète ?
– Décrivez votre environnement professionnel en détail.
– Décrivez votre zone de service. Qui sont vos clients et comment se sentent-ils ?

En tant que ressource supplémentaire, lisez l’article de Brian Scudamore sur les raisons (fondées sur la science) pour lesquelles la création d’une vision est si puissante.

6. Reid Hoffman (fondateur de LinkedIn) : bâtissez des relations profondes et à long terme qui vous donneront une connaissance approfondie.
Photo Credit : Joi Ito

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

Si vous remontez le fil des relations de nombreux entrepreneurs à succès, comme je l’ai fait, vous réaliserez que beaucoup de gens travaillent avec les mêmes personnes encore et encore dans leurs carrières.

Dans le monde de la technologie, ce phénomène a été largement catalogué (voir les mafias d’Oracle, Netscape, Fairchild, PayPal et Myspace). Chacune de ces entreprises a donné naissance à de nouvelles entreprises de plusieurs milliards de dollars, ces dernières étant cofondées par d’anciens employés, qui se conseillent mutuellement, investissent les uns dans les autres et bien plus encore.

Ces réseaux collaboratifs à long terme sont souvent appelés mafias. Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn et membre de la mafia PayPal, a placé ces types de relations au centre de sa carrière et fait valoir que d’autres le devraient également. À l’ère de l’information, l’un des meilleurs moyens d’obtenir des informations ne consiste pas seulement à mieux faire des recherches sur Google, mais aussi à apprendre à construire un réseau et à obtenir l’information dont vous avez besoin grâce à ce réseau.

Dans une interview fascinante sur This Week In Startups, Hoffman va jusqu’à dire que la plus grande erreur dans sa carrière a été de décider que pour être un chef de produit, il devait assimiler les compétences en gestion de produits. Rétrospectivement, il aurait dû mettre l’accent sur le fait de se placer dans le bon réseau en travaillant pour l’une des entreprises futuristes les plus dynamiques de l’époque : Netscape.

Hoffman se réfère à l’information existant uniquement dans la tête des gens comme le «dark net». Cela comprend de l’information qui n’est pas consultable en ligne, dans un livre ou dans une salle de classe et qui ne le sera jamais.

Avoir accès à ce « dark net » informatif des personnes qui ont accompli ce que vous voulez accomplir est extrêmement précieux et vous aidera à penser de façon indépendante. Le «dark net» inclut les leçons apprises et les hacks des gens, les sujets trop sensibles à aborder parce qu’ils impliquent des gens, et des connaissances tacites (connaissances que les gens possèdent mais ne sont pas capables de bien expliquer).

Hoffman explique la puissance du ‘dark net’:

« Dix personnes extrêmement bien informées et heureuses de partager ce qu’elles savent avec vous lorsque vous communiquez avec elles peuvent vous en dire beaucoup plus que mille que vous ne connaissez que de la manière la plus superficielle. »

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

Les relations profondes à long terme ne se produisent pas par hasard. Tout comme les taux de divorce sont élevés, les partenariats peuvent mal tourner également.

Voici deux clés pour bâtir des relations à long terme que j’ai apprises en faisant des recherches et en écrivant sur l’art et la science de l’établissement de relations profondes et authentiques pour le magazine Forbes :

Clé n ° 1 : Soyez extrêmement sélectif s’agissant des gens dont vous vous entourez.

Notre temps est limité. Chaque minute que vous passez avec une personne est une minute que vous ne passez PAS avec quelqu’un d’autre. Voici les caractéristiques que j’utilise pour filtrer mon réseau professionnel :

  • J’apprécie vraiment passer du temps avec eux ;
  • Ils grandissent et apprennent constamment ;
  • Ils sont également en mesure d’investir du temps dans le maintien et le développement de la relation.

Clé n ° 2 : Investissez-y du temps.

Peu importe votre succès, bâtir des relations profondes prend beaucoup de temps. Il est donc essentiel que le développement de vos relations devienne une habitude.

7. Elon Musk (co-fondateur de SpaceX et Tesla) : Utilisez les arbres de décision pour prendre de meilleures décisions.
Photo Credit : Michelle Andonian

Stratégie de l’entrepreneur milliardaire :

Beaucoup pensaient que Elon Musk était fou quand il dépensa tous ses gains issus de l’aventure PayPal dans SpaceX et Tesla. Cependant, il y avait une logique prouvée derrière les décisions de Musk. En effet, comme Warren Buffett, il utilise des arbres de décision pour prendre de grandes décisions.

Les arbres de décision sont particulièrement utiles pour éviter les risques stupides et les gros paris qui n’ont aucune chance de réussir.

Faire de gros paris improbables.

Dans une interview avec l’entrepreneur technologique Kevin Rose, Musk admet qu’il pensait que le résultat le plus probable pour SpaceX et Tesla était l’échec. Cependant, ils étaient tous deux si importants pour l’avenir de l’humanité et avaient tellement de potentiel qu’il sentait que le risque en valait la peine.

En termes de probabilités, cela a du sens. Voici pourquoi.

Financièrement, si Musk pensait que SpaceX pouvait être une entreprise de 100 milliards de dollars et que ses chances de succès étaient de 30 %, le rendement statistique attendu en utilisant un arbre de décision est de 30 milliards de dollars. Pas mal !

Musk aurait pu facilement se concentrer sur une entreprise avec un potentiel de 1 milliard de dollars et une chance de succès de 80 %. Mais, dans ce cas, le rendement attendu n’aurait été que de 800 millions de dollars.

Éviter les risques « roulette russe ».

S’il y a même une toute petite chance que faire quelque chose puisse vous détruire, c’est une très mauvaise idée.

Dans une conférence, Warren Buffett compare ces types de situations à la roulette russe :

« Si vous me donniez un pistolet avec un million de chambres, et qu’il y avait une balle dans une chambre seulement, et que vous me disiez : ‘Mettez-le sur votre tempe. Combien souhaitez-vous être payé pour appuyer sur la gachette une fois seulement ? ‘ Je ne tirerais pas. Vous pourriez me citer n’importe quelle somme, cela ne changerait absolument rien à l’affaire. »

Les gens intelligents commettent cette erreur tout le temps. Dans le même discours, Buffett raconte l’histoire de l’effondrement du fonds spéculatif de plusieurs milliards de dollars Long-Term Capital.

L’équipe de direction comprenait les personnes les plus intelligentes de l’industrie ainsi que des lauréats de prix Nobel. Pourtant, ils ont joué à la roulette russe. Pour chaque dollar investi, ils ont emprunté 25 $. Cela les a rendus extrêmement vulnérables à un ralentissement du marché, même minime. Cela s’est passé en 1998 et l’entreprise a disparu en quelques mois.

L’argument de Buffett était que tous les chefs d’entreprise étaient déjà extrêmement riches et avaient passé des décennies à établir leur réputation. Ainsi, l’avantage supplémentaire de devenir plus riche était faible comparé au risque de tout perdre, ce qui est finalement advenu.

Le hack de l’entrepreneur milliardaire :

L’utilisation d’un arbre de décision ne nécessite pas de posséder un doctorat. Tout ce qui est nécessaire est une compréhension de base de la probabilité. Voici un processus à suivre étape par étape pour utiliser ces principes dans votre prise de décision :

  • Comprendre les différents résultats possibles (positifs comme négatifs) ;
  • Calculer le rendement ou la perte attendu de chaque résultat :
  • Joindre une probabilité à chaque résultat ;
  • Comprendre l’ampleur du rendement ou de la perte ;
  • Multiplier la probabilité par l’ampleur (probabilité de gagner * valeur du gain) – (probabilité de perdre * coût de la perte) ;
  • Additionner et soustraire tous les gains et pertes attendus.

Au début, vous n’avez pas besoin de connaître les probabilités exactes. Suivre simplement le processus vous donnera des idées uniques que vous n’auriez pas eu autrement (au lieu de ça vous auriez sans doute plutôt suivi la puissance des gros paris improbables et le risque de décisions à la roulette russe).

Pour un guide étape par étape sur la création d’arbres de décision, visitez cette page. C’est un complément en ligne d’un manuel d’économie.

Bill Gates, Warren Buffett ou Oprah Winfrey : ils appliquent tous la règle des 5 heures

Les leaders les plus performants du monde des affaires passent souvent 5 heures par semaine à apprendre délibérément

Bill Gates. CREDIT : Getty Images

Dans l’article «Malcolm Gladwell se trompe», les chercheurs derrière la règle des 10 000 heures remettent les choses au clair : des domaines différents exigent des quantités différentes de pratique délibérée pour que quelqu’un puisse exceller dans son domaine.

Si 10 000 heures ne sont pas une règle absolue s’appliquant à tous les domaines, que faut-il vraiment pour exceller dans le monde du travail ?

Durant l’année écoulée, j’ai exploré l’histoire personnelle de nombreux chefs d’entreprise très admirés, dont Elon Musk, Oprah Winfrey, Bill Gates, Warren Buffett et Mark Zuckerberg, afin de comprendre comment ils appliquent les principes de la pratique délibérée.

Ce que j’ai fait ne mérite pas le titre d’étude académique, mais révèle cependant une tendance surprenante.

Bon nombre de ces dirigeants, bien qu’ils soient très occupés, ont consacré au moins une heure par jour (ou cinq heures par semaine) pendant toute leur carrière à des activités qui pourraient être classées comme pratique délibérée ou apprentissage.

J’appelle ce phénomène la règle des cinq heures.

Comment les meilleurs leaders suivent la règle des cinq heures

Pour les leaders que j’ai suivis, la règle des cinq heures se répartit souvent de la façon suivante : lecture, réflexion et expérimentation.

1. Lire

Selon un article de la Harvard Business Review, « le fondateur de Nike, Phil Knight, vénère à un tel point sa bibliothèque qu’avant d’y pénétrer vous devez enlever vos chaussures et vous incliner ».

Oprah Winfrey attribue une grande partie de son succès aux livres : « Les livres ont été mon laissez-passer pour la liberté personnelle ». Elle a partagé son habitude de lire avec le monde via son club de lecture.

Ces deux ne sont pas les seuls. Considérez les habitudes de lecture extrêmes des autres entrepreneurs milliardaires :

  • Mark Cuban lit plus de trois heures par jour.
  • Arthur Blank, co-fondateur de Home Depot, lit deux heures par jour.
  • L’entrepreneur milliardaire David Rubenstein lit six livres par semaine.
  • Dan Gilbert, milliardaire et propriétaire des Cavaliers de Cleveland, lit une à deux heures par jour.

2. Réfléchir

À d’autres moments, la règle des cinq heures prend la forme de la réflexion. Le PDG d’AOL, Tim Armstrong, fait en sorte que son équipe passe quatre heures par semaine à réfléchir. Jack Dorsey est un voyageur en série. Le PDG de LinkedIn, Jeff Weiner planifie deux heures de réflexion par jour. Brian Scudamore, fondateur de O2E Brands, une entreprise de 250 millions de dollars, consacre 10 heures par semaine à réfléchir.

Lorsque Reid Hoffman a besoin d’aide pour réfléchir à une idée, il appelle un de ses amis : Peter Thiel, Max Levchin ou Elon Musk. Quand le milliardaire Ray Dalio fait une erreur, il l’enregistre dans un système qui est public pour tous les employés de son entreprise. Ensuite, il planifie le temps avec son équipe pour trouver la cause première. L’entrepreneuse milliardaire Sara Blakely est une journaliste de longue date. Dans une interview, elle a partagé qu’elle avait plus de 20 cahiers dans lesquels elle enregistrait les terribles choses qui lui étaient arrivées et les cadeaux qui en résultaient.

3. Expérimentation

Enfin, la règle des cinq heures prend la forme d’une expérimentation rapide.

Tout au long de sa vie, Benjamin Franklin a mis de côté du temps pour l’expérimentation, la coordination avec des individus partageant les mêmes idées et le suivi de ses vertus. Google a permis aux employés d’expérimenter de nouveaux projets pendant 20% de leur temps de travail. Facebook encourage l’expérimentation à travers un évènement appelé Hack-a-Months.

Le plus grand exemple d’expérimentation pourrait bien être celui de Thomas Edison. Même s’il était un génie, Edison a abordé de nouvelles inventions avec humilité. Il identifiait toutes les solutions possibles et testait systématiquement chacune d’entre elles. Selon un de ses biographes, « Bien qu’il ait compris les théories de son époque, il les a trouvées inutiles pour résoudre des problèmes inconnus. »

Il a pris conduit cette approche à un point tel que son concurrent, Nikola Tesla, avait ceci à dire au sujet de l’approche empirique : « Si [Edison] avait une aiguille à chercher dans une botte de foin, il ne se contenterait pas de raisonner sur l’endroit où ce serait le plus probable de la trouver. Non, il procéderait avec la diligence fiévreuse de l’abeille afin d’examiner paille après paille, jusqu’à ce qu’il trouve l’objet de sa recherche. »

Le pouvoir de la règle des cinq heures : le taux d’amélioration

Les personnes qui appliquent la règle des cinq heures dans le monde du travail ont un avantage. L’idée d’une pratique délibérée est souvent confondue avec simplement travailler dur. En outre, la plupart des professionnels se concentrent sur la productivité et l’efficacité, pas sur l’amélioration. En conséquence, seulement cinq heures d’apprentissage délibéré par semaine peuvent vous démarquer de la concurrence.

L’entrepreneur milliardaire Marc Andreessen a parlé de façon poignante du taux d’amélioration dans une interview récente. «Je pense que l’archétype/mythe du fondateur de 22 ans a été complètement démesuré… Je pense que l’acquisition de compétences, littéralement l’acquisition de compétences, le savoir-faire, est dramatiquement sous-estimée. Les gens surévaluent le fait de simplement sauter dans le fond de la piscine, parce qu’en réalité les gens qui font ça se noient. Il y a une raison pour laquelle il y a tant d’histoires à propos de Mark Zuckerberg. Il n’y a pas beaucoup de Mark Zuckerbergs. La majorité d’entre eux sont toujours en train de flotter dans la piscine le visage tourné vers le fond. Ainsi, pour la plupart d’entre nous, c’est une bonne idée d’acquérir des compétences.  »

Plus tard dans l’interview, il ajoute : «Les très bons PDG, si vous passez du temps avec eux, et vous trouverez cela vrai de Mark [Zuckerberg] aujourd’hui comme de n’importe lequel des grands PDG d’aujourd’hui ou du passé – ils s’avèrent très encyclopédiques dans leurs connaissances de la gestion d’une entreprise, et il est très difficile de comprendre tout cela au début de la vingtaine, car la plupart des gens ont besoin de cinq à dix ans pour acquérir des compétences.

Nous devrions considérer la règle des cinq heures de la même façon que nous envisageons l’exercice

Nous devons aller au-delà du cliché «apprendre tout au long de la vie est bon», et réfléchir plus profondément au minimum d’apprentissage auquel l’individu moyen devrait s’astreindre au quotidien afin de profiter d’une carrière durable et réussie.

Tout comme nous avons des doses minimales recommandées de vitamines, de marche et d’exercices aérobiques quotidiens pour mener une vie physiquement saine, nous devrions être plus rigoureux, en tant que société de l’information, quant à la façon dont nous pensons aux doses minimales d’apprentissage délibéré pour mener une vie économiquement saine.

Les effets à long terme d’un déficit d’apprentissage sont tout aussi insidieux que ceux liés à un manque d’exercice physique. Le PDG d’AT & T explique clairement ce point dans une interview accordée au New York Times : il affirme que ceux qui ne passent pas au moins cinq à 10 heures par semaine à apprendre en ligne «se rendront inadaptés à la technologie».

Cet article est une traduction de celui publié sur le site Inc., et dont les rédacteurs sont Michael Simmons (cofondateur de Empact), Ian Chew et Shizuka Ebata.

Pourquoi les gens qui réussissent investissent 10 heures de leur temps par semaine

Cet article est une traduction de celui publié sur le site LinkedIn, et dont le rédacteur est Michael Simmons (cofondateur de Empact).

Warren Buffett, Albert Einstein, Oprah Winfrey, tous y sacrifient à côté de leurs listes quotidiennes de choses à faire.

Une question m’a fasciné toute ma vie d’adulte : qu’est-ce qui fait que certaines personnes deviennent des leaders, des performeurs et des novateurs de classe mondiale, alors que tous les autres subissent l’effet plateau ?

J’ai exploré la réponse à cette question en lisant des milliers de biographies, d’études universitaires et de livres dans des dizaines de disciplines. Au fil du temps, j’ai remarqué qu’une pratique des plus performants émergeait, si contre-intuitive qu’elle est souvent négligée.

Bien qu’ils aient plus de responsabilités que les autres, les meilleurs dans le monde des affaires trouvent souvent le temps de quitter leur travail urgent, de ralentir et d’investir dans des activités qui leur rapportent à long terme plus de connaissances, de créativité et d’énergie. En conséquence, peut-être réalisent-ils moins dans une journée au départ, mais drastiquement plus au cours de leurs vies.

J’appelle cela du temps composé parce que, comme l’intérêt composé, un petit investissement actuel rapporte étonnamment au fil du temps.

Warren Buffett, par exemple, malgré le fait qu’il possède des sociétés comptant des centaines de milliers d’employés, n’est pas aussi occupé que vous. Selon ses propres estimations, il a passé 80% de sa carrière à lire et à penser.

Lors de la réunion annuelle du Daily Journal en 2016, Charlie Munger, le partenaire commercial de Buffett depuis 40 ans, a partagé que le seul évènement prévu sur son agenda telle semaine était sa coupe de cheveux et que la plupart de ses semaines étaient similaires. C’est l’inverse de la plupart des gens qui sont submergés par des échéances à court terme, des réunions et des détails.

Benjamin Franklin a dit avec sagesse : «Un investissement dans la connaissance paie le meilleur intérêt.» La véritable richesse de Buffett n’est sans doute pas seulement l’accumulation de son argent, mais l’accumulation de ses connaissances, qui lui ont permis de prendre de meilleures décisions. Ou comme l’a déclaré avec éloquence le milliardaire entrepreneur, investisseur et philanthrope Paul Tudor Jones, «le capital intellectuel prévaudra toujours sur le capital financier».

Pour construire votre propre capital intellectuel, voici six activités à temps composé que vous pouvez immédiatement incorporer dans votre vie :

Hack # 1 : Tenez un journal. Cela pourrait changer votre vie

Beaucoup d’individus très performants vont au-delà de la réflexion ouverte : ils combinent souvent des messages spécifiques avec la rédaction d’un journal.

Chaque matin, Benjamin Franklin se demandait : «Que faire de valable aujourd’hui ?» Et chaque soir : «Qu’ai-je fait de valable aujourd’hui ?» Steve Jobs se tenait devant le miroir chaque jour et se demandait : «Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais faire ce que je m’apprête à faire ? »Le milliardaire Jean Paul DeJoria et l’experte des médias Arianna Huffington prennent chaque matin quelques minutes pour relever leurs bénédictions. Oprah Winfrey fait la même chose : elle commence chaque jour avec son journal de gratitude, notant cinq choses pour lesquelles elle est reconnaissante.

L’entrepreneur et investisseur milliardaire Reid Hoffman se pose des questions sur sa façon de penser avant de se coucher : quels sont les types de choses clés qui pourraient être des contraintes, ou pourraient être les attributs, d’une solution ? Quels sont les outils ou les atouts que je pourrais avoir ? Quelles sont les choses clés à propos desquelles je désire penser ? Qu’est-ce que je veux résoudre de manière créative ? Josh Waitzkin, grand joueur d’échecs et champion du monde d’arts martiaux, a un processus similaire : «Mon système journalier est basé sur l’étude de la complexité. Réduire la complexité à la question la plus importante. Dormir là-dessus, puis se réveiller tôt le matin et faire un brainstorming sur le sujet. Donc, j’alimente mon matériel inconscient pour le travailler, le relâchant complètement, puis j’ouvre mon esprit et je riffe dessus.

Chaque fois que l’expert en management légendaire Peter Drucker a pris une décision, il a écrit ce à quoi il s’attendait ; plusieurs mois plus tard, il comparait les résultats avec ses attentes. Léonard de Vinci a rempli des dizaines de milliers de pages de croquis et de réflexions sur son art, ses inventions, ses observations et ses idées. Albert Einstein a accumulé plus de 80 000 pages de notes de son vivant. L’ancien président John Adams a tenu plus de 51 journaux tout au long de sa vie.

Avez-vous remarqué qu’après avoir écrit sur vos pensées, vos plans et vos expériences, vous vous sentez moins confus et plus concentré ? Les chercheurs appellent cela «écrire pour apprendre». Cela nous aide à mettre de l’ordre et du sens dans nos expériences et devient un puissant outil de connaissance et de découverte. Cela augmente également notre capacité à penser des sujets complexes qui ont des dizaines de parties interdépendantes, alors que notre cerveau, en soi, ne peut en gérer que trois à un moment donné. Une revue d’une centaines d’études sur l’écriture pour apprendre a montré que cela bénéficie aussi à ce qu’on appelle la pensée métacognitive, qui est la conscience de nos propres pensées. La métacognition est un élément-clé de la performance.

Hack # 2 : Les siestes peuvent augmenter considérablement l’apprentissage, la mémoire, la sensibilité, la créativité et la productivité

S‘appuyant sur les résultats de plus d’une décennie d’expériences, Sara Mednick, chercheuse de l’Université de Californie à San Diego, affirme avec audace : «Avec des siestes d’une heure à une heure et demie … vous parvenez presque aux mêmes bénéfices de consolidation d’apprentissage qu’après une nuit de 8 heures de sommeil ». Les personnes qui étudient le matin obtiennent une amélioration de 30% de leurs résultats à un test effectué en soirée si elles ont fait une sieste d’une heure comparé à une personne qui n’en aurait pas fait.

Albert Einstein interrompait sa journée en rentrant de son bureau de Princeton à 13 h 30, déjeunant, faisant la sieste, puis se réveillant avec une tasse de thé pour commencer l’après-midi. Thomas Edison faisait une sieste jusqu’à trois heures par jour. Winston Churchill considérait que sa sieste de fin d’après-midi n’était pas négociable. John F. Kennedy mangeait son déjeuner au lit avant de tirer les rideaux pour une sieste d’une à deux heures. D’autres individus ne jurant que par la sieste quotidienne incluent Leonard de Vinci (jusqu’à une douzaine de siestes par jour), Napoléon Bonaparte (avant les batailles), Ronald Reagan (tous les après-midi), Lyndon B. Johnson (30 minutes par jour), John D. Rockefeller (tous les jours après le déjeuner), Margaret Thatcher (une heure par jour), Arnold Schwarzenegger (tous les après-midis) et Bill Clinton (15 à 60 minutes par jour).

La science moderne confirme que la sieste nous rend non seulement plus productif, mais aussi plus créatif. C’est sans doute la raison pour laquelle des grands comme Salvador Dali, le grand maître des échecs Josh Waitzkin et Edgar Allen Poe ont utilisé les siestes pour induire une hypnagogie, un état de conscience entre sommeil et éveil qui les a aidés à accéder à un niveau de créativité plus profond.

Hack # 3 : Seulement 15 minutes de marche par jour peuvent faire des merveilles

Ceux qui excellent dans tous les domaines incluent aussi l’exercice physique dans leur routine quotidienne. La forme la plus commune est la marche.

Charles Darwin faisait deux promenades quotidiennes : une à midi et une à 16h. Après le déjeuner, Beethoven se lançait dans une marche longue et vigoureuse, portant un crayon et des feuilles de papier à musique pour enregistrer des pensées musicales fortuites. Charles Dickens marchait une douzaine de kilomètres par jour et trouvait l’écriture si consommatrice en énergie mentale qu’il écrivait : «Si je ne pouvais pas marcher vite et loin, je devrais juste exploser et périr.» Le philosophe Friedrich Nietzsche d’en conclure : «seules les idées récoltées lors de la marche ont de la valeur. »

D’autres individus qui avaient l’habitude de marcher sont Gandhi (il faisait une longue marche tous les jours), Jack Dorsey (fait une marche de cinq milles chaque matin), Steve Jobs (faisait une longue marche quand il s’engageait dans une discussion sérieuse), Tory Burch (45 minutes par jour), Howard Schultz (marche tous les matins), Aristote (donnait des conférences tout en marchant), le neurologue et auteur Oliver Sacks (marchait après le déjeuner), et Winston Churchill (marchait chaque matin au réveil).

Désormais, nous avons des données scientifiques prouvant ce que ces génies avaient déjà compris : se promener rafraîchit l’esprit et le corps et augmente la créativité. Cela peut même prolonger votre vie. Dans une étude longue d’une douzaine d’années menée auprès d’adultes de plus de 65 ans, marcher durant 15 minutes par jour a réduit la mortalité de 22 %.

Hack # 4 : La lecture est l’une des activités les plus bénéfiques dans laquelle nous pouvons investir

Voici une vérité incroyable : peu importe les circonstances, nous avons tous un égal accès au support d’apprentissage préféré de Bill Gates, la personne la plus riche au monde : les livres.

Les plus performants dans tous les domaines profitent de ce moyen d’apprentissage puissant et économique.

Winston Churchill a passé plusieurs heures par jour à lire des biographies, l’histoire, la philosophie et l’économie. De même, la liste des présidents américains qui aimaient les livres est longue : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et JFK étaient tous des lecteurs voraces. Theodore Roosevelt lisait un livre par jour lorsqu’il était occupé, et deux à trois par jour quand il avait une soirée libre.

Parmi les autres lecteurs brillants, mentionnons Mark Cuban, entrepreneur milliardaire (plus de trois heures par jour), Arthur Blank, entrepreneur milliardaire (plus de deux heures par jour), David Rubenstein, investisseur milliardaire (six livres par semaine), le milliardaire Dan Gilbert (une à deux heures par jour), Oprah Winfrey (qui crédite la lecture pour une grande partie de son succès), Elon Musk (lisait deux livres par jour quand il était plus jeune), Mark Zuckerberg (un livre toutes les deux semaines), Jeff Bezos (avait lu des centaines de romans de science fiction à l’âge de 13 ans), et le PDG de Disney Bob Iger (se lève tous les matins à 4h30 pour lire).

La lecture de livres améliore la mémoire, augmente l’empathie et nous détend, ce qui peut nous aider à atteindre nos objectifs. Les livres nous délivrent la quintessence de la connaissance accumulée dans la vie de quelqu’un dans un format qui ne demande que quelques heures de notre temps. Ils fournissent le retour sur investissement ultime.

Hack # 5 : Les partenaires de conversation mènent à des percées surprenantes

Dans Powers Of Two: Trouver l’essence de l’innovation dans les paires créatives, l’auteur et essayiste Joshua Shenk affirme que le fondement de la créativité est social et non individuel. Le livre passe en revue la recherche académique sur l’innovation, mettant en évidence des duos créatifs depuis John Lennon et Paul McCartney à Marie et Pierre Curie en passant par Steve Jobs et Steve Wozniak.

Au cours de longues promenades quotidiennes, les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky ont développé une nouvelle théorie de l’économie comportementale qui a valu à Kahneman le prix Nobel. J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis ont partagé leur travail l’un avec l’autre et se réservaient les lundis pour se rencontrer dans un pub. Francis Crick et James Watson, les co-découvreurs de la structure de l’ADN, échangeaient et attaquaient leurs idées sans relâche, à la fois dans leur bureau commun et au cours des déjeuners quotidiens à Cambridge. Crick a rappelé que s’il présentait une idée imparfaite, «Watson me disait sans équivoque que c’était un non-sens, et vice-versa.» Les artistes Andy Warhol et Pat Hackett prenaient deux heures chaque matin pour «faire le journal» ensemble : passer en revue les activités de la journée précédente en détail.

Beaucoup de grands hommes ont pris l’habitude de converser dans de grands groupes ritualisés. Le «cabinet de tennis» de Theodore Roosevelt comprenait des amis et des diplomates qui s’exerçaient tous les jours et débattaient des problèmes auxquels le pays était confronté. Benjamin Franklin a créé une «société d’amélioration mutuelle» appelée le Junto qui se réunissait chaque vendredi soir pour apprendre les uns des autres. Les Vagabonds étaient un groupe de quatre amis célèbres – Henry Ford, Thomas Edison, Harvey Firestone et John Burroughs – qui faisaient des voyages en voiture chaque été : camper, grimper et «s’asseoir autour du feu de camp pour discuter de leurs diverses entreprises scientifiques et commerciales et débattre des questions urgentes du moment.  »

Hack # 6 : Le succès est le résultat direct du nombre d’expériences que vous effectuez

Il y a une raison pour laquelle Jeff Bezos dit : « Notre succès chez Amazon est fonction du nombre d’expériences que nous faisons par an, par mois, par semaine, par jour … ».

Un grand gagnant paie pour toutes les expériences perdues. Dans un récent dépôt SEC, il explique pourquoi (NdT : la comparaison qui suit est typiquement américaine puisqu’il s’agit du baseball)  :

« Avec 10 % de chance de remporter la mise, vous devriez prendre ce pari à chaque fois. Mais vous aurez toujours tort neuf fois sur dix. Nous savons tous que si vous avez en tête les clôtures, vous allez en rater beaucoup, mais vous allez aussi frapper quelques homes runs. La différence entre le baseball et les affaires, cependant, est que le baseball a une distribution de résultats tronquée. Quand vous frappez, peu importe la façon dont vous vous connectez avec la balle, le maximum de points que vous pouvez obtenir est seulement de quatre. Dans les affaires, de temps en temps, quand vous montez sur le marbre, vous pouvez marquer 1000 points. « 

Peu importe combien vous lisez et discutez, vous allez encore devoir passer du temps à faire vos propres erreurs. Si cela vous décourage, souvenez-vous de Thomas Edison. Il lui a fallu plus de 50 000 expériences ratées pour inventer la pile alcaline et 9 000 pour perfectionner l’ampoule. Mais à sa mort, il détenait près de 1 100 brevets américains.

Les expériences ne se produisent pas seulement dans le « vrai » monde. Notre cerveau a une incroyable capacité à simuler la réalité et à explorer les possibilités à un rythme beaucoup plus rapide et à moindre coût. Einstein a utilisé des expériences de pensée (s’imaginant lui-même chassant un faisceau de lumière dans l’espace, par exemple) pour aider à construire des théories scientifiques révolutionnaires ; vous pouvez les utiliser pour libérer votre imagination sur des énigmes légèrement plus petites. Les journaux de Thomas Edison, Leonard de Vinci et d’autres sommités ne sont pas seulement remplis d’écriture, ils sont également remplis de croquis et de cartes mentales.

La comédie stand-up est loin de l’invention, mais l’expérimentation est aussi importante dans les arts que dans la science. Prenez un comédien vedette comme Chris Rock, par exemple. Rock prépare d’énormes spectacles dans des lieux tels que le Madison Square Garden en rassemblant les éléments de sa routine dans de petits clubs pendant des mois, en essayant de nouveaux matériaux et en recevant des réactions instantanées du public (soit c’est drôle soit ça ne l’est pas).

D’autres utilisent des expériences pour se forcer à adopter de nouvelles habitudes ou à en briser de malsaines. La productrice et écrivaine emblématique Shonda Rhimes a décidé de combattre son addiction au travail et son introversion extrême et de dire oui à tout ce qui l’effrayait dans une expérience qu’elle a appelée l’Année du Oui. Jia Jang a affronté la peur universelle du rejet avec son projet 100 jours du Rejet, qu’il a ensuite catalogué sur YouTube. Megan Gebhart, diplômée de l’université, a passé la première année de sa carrière à prendre une personne par semaine pour prendre un café ; elle a compilé les leçons qu’elle a apprises dans un livre intitulé 52 Tasses de café. La cinéaste Sheena Matheiken portait la même robe noire tous les jours pendant un an comme exercice de durabilité.

Ralph Waldo Emerson a déclaré: «Toute vie est une expérience. Plus vous faites d’expériences, mieux c’est.  »

Allez-y, prenez cette heure maintenant

Dans un monde où tout le monde accélère et prépare son emploi du temps, le travailleur du savoir moderne devrait faire le contraire : ralentir, travailler moins, apprendre davantage et penser à long terme.

Dans un monde où le travail est frénétique, les meilleurs élèves devraient se concentrer délibérément sur l’apprentissage et le repos. Dans un monde où l’intelligence artificielle automatise de plus en plus notre travail, nous devrions libérer notre créativité. La créativité n’est pas débridée en travaillant plus, mais en travaillant moins.

C’est facile de se dire : « Bien sûr ! Warren Buffett peut le faire parce que … eh bien … c’est Warren Buffett. » Mais n’oubliez pas que Warren Buffett a eu son rituel d’apprentissage pour toute sa carrière, bien avant qu’il ne soit le Warren Buffett que nous connaissons aujourd’hui. Il aurait facilement pu tomber dans le piège de la constante «activité» mais à la place, il a pris trois décisions cruciales :

  • Écarter impitoyablement l’occupation du travail pour prendre du recul par rapport aux délais urgents à respecter, les réunions et tous ces détails.
  • Passer presque tout son temps sur le temps composé, c’est-à-dire les choses qui créent le plus de valeur à long terme.
  • S’épanouir dans son travail parce qu’il met à profit ses forces et ses passions uniques.

Ce mode de vie peut ne pas se produire pour vous du jour au lendemain, mais afin de tirer parti du temps composé, vous devez d’abord croire qu’un style de vie où vous travaillez moins mais accomplissez plus est possible et bénéfique ; qu’un style de vie où vous vous concentrez impitoyablement sur vos forces et vos passions est non seulement faisable, mais nécessaire.

Pour commencer, suivez la règle des 5 heures : pendant une heure par jour, investissez dans le temps composé : faites la sieste, profitez de cette promenade, lisez ce livre, engagez-vous dans cette conversation. Vous pouvez douter de vous-même, vous sentir coupable ou même vous inquiéter que vous «perdez» votre temps … Ce n’est pas le cas ! Éloignez-vous de votre liste de tâches, juste pour une heure, et investissez dans votre avenir. Cette approche a fonctionné pour certains des plus grands esprits du monde. Cela peut fonctionner pour vous également.

Pourquoi exceller dans son domaine est bien plus difficile qu’on ne le pense

Cet article est une traduction de celui publié sur le site The Mission, et dont le rédacteur est Michael Simmons (cofondateur de Empact). Pour recevoir et lire plus d'articles comme celui-ci, abonnez-vous à son blog (anglais).
Crédit : New York Times

Cette vidéo fascinante du New York Times a changé ma façon de voir les choses au sujet de la réussite professionnelle.

Crédit : New York Times

Elle montre les records du monde du 100 mètres masculin entre 1896 et 2012.

Vous remarquez quelque chose d’intéressant ?

 

Il y a presque une ligne droite d’amélioration au fil du temps.

Maintenant, si vous avez une quelconque curiosité quant à la façon dont le monde fonctionne, vous devriez vous demander : « Qu’est-il observable ici ? Qu’est-ce que cela dit sur la façon dont l’excellence est atteinte ? »

Dans le présent article, je fais valoir que ce que nous constatons ici est un modèle se reproduisant dans presque tous les domaines et industries : l’apprentissage pour devenir le meilleur augmente de façon exponentielle.

  • Pour démarrer rapidement, les concurrents copient d’abord les meilleures pratiques des meilleurs joueurs.
  • Une fois qu’ils atteignent la frontière de la meilleure pratique, ils se concentrent ensuite sur l’expérimentation. Ces expériences sont souvent guidées par les meilleures pratiques dans d’autres domaines et de nouveaux outils. En d’autres termes, ils suivent le conseil de Pablo Picasso : « Apprenez les règles comme un pro, vous pourrez alors les briser comme un artiste. »
  • La plupart des expériences échouent, mais celles qui réussissent deviennent à leur tour des modèles copiés par d’autres.
  • Le corpus de connaissances que l’on doit maîtriser pour exceller augmente.
  • La connaissance finit toujours par devenir obsolète. Cependant, de temps à autre, ce sont des pans entiers de vieilles pratiques exemplaires qui deviennent obsolètes, des pionniers créant alors tout un ensemble de nouvelles pratiques formant le nouveau paradigme.

L’histoire du 100m confirme cela. Tout au long de la période d’amélioration des records du monde, les paradigmes d’entraînement se sont améliorés : de l’entraînement intensif à l’entraînement par intervalles, en passant par la focalisation sur l’endurance. Chaque génération s’est construite sur les leçons de la génération précédente et a construit de nouveaux paradigmes pour l’entraînement, la technique, l’équipement et la santé. Ou comme Isaac Newton l’a dit avec éloquence :

« Si j’ai vu plus loin que les autres, c’est en me tenant sur les épaules des géants. »

La course est un microcosme de ce qui se passe dans le monde du travail tandis que le savoir explose (le contenu des médias sociaux double chaque année, l’information numérique décuple tous les cinq ans, la recherche universitaire double tous les neuf ans). Cette explosion crée exponentiellement davantage de « meilleures pratiques » sur lesquelles nous pouvons nous appuyer si nous souhaitons exceller.

Nous devons également en apprendre davantage car nos connaissances actuelles deviennent obsolètes à un rythme de plus en plus rapide. Une étude universitaire, par exemple, a révélé que le taux de décroissance de la précision des connaissances cliniques sur la cirrhose et l’hépatite était de 45 ans. En d’autres termes, si vous parlez à un spécialiste du foie âgé de 70 ans qui n’a pas mis à jour ses compétences, vous avez 50% de chances d’obtenir de mauvaises informations. Les diplômes d’ingénieur sont passés d’une demi-vie de 35 ans en 1930 à environ 10 ans en 1960.

L’explosion des connaissances et l’obsolescence correspondante rendent une chose claire : nous devons accorder une plus grande priorité à un apprentissage constant – un rang au moins aussi important que celui consistant à obtenir notre dose quotidienne optimale de nutriments, d’exercice et de sommeil.

La loi de l’accélération de l’intelligence

Selon Our World in Data , la personne moyenne dans les sociétés développées a passé de plus en plus de temps à apprendre dans un cadre formel au cours des deux derniers siècles.

Source : Our World in Data : Global Rise Of Education

Il en va de même pour l’apprentissage informel en dehors des institutions traditionnelles, qui représentent 70 à 90% de l’apprentissage total. Des podcasts, des vidéos, des articles, des jeux et des cours numériques donnent aux gens la possibilité d’apprendre presque n’importe quoi en ligne gratuitement.

Une tendance similaire se produit avec l’intelligence. L’une des tendances les plus surprenantes en psychologie est appelée l’Effet Flynn. Il démontre comment les résultats des tests d’intelligence, qui historiquement ont été établis comme «fixes», ont continué d’augmenter dans de nombreuses parties du monde au cours du siècle dernier.

Pourquoi cette évolution ? Je dirais qu’elle tire son origine dans ce que je nomme la Loi de l’Intelligence Accélérée :

Comme notre quantité de connaissances accumulées augmente de façon exponentielle, le minimum d’apprentissage que nous devons faire pour participer de manière productive ou être un individu performant dans la société augmente. En d’autres termes, un changement sociétal accéléré nécessite une intelligence accélérée.

Ou, comme le dit l’économiste Ben Jones : « Si l’on veut se tenir sur les épaules des géants, il faut d’abord grimper sur leurs dos, et plus le corps de connaissance est grand, plus cette ascension devient difficile. »

Nous l’avons déjà ressenti dans notre propre vie quotidienne également. Quand j’ai appris le web design pour la première fois, tout ce que j’avais besoin de connaître était le langage HTML et comment utiliser Adobe Photoshop. Désormais, un concepteur de sites Web doit également comprendre d’autres langues, comprendre comment effectuer des tests et des analyses, et utiliser une multitude d’autres outils. Et que votre carrière puisse être dans la conception de sites Web, la vente, le journalisme ou l’immobilier, le monde numérique a généré des dizaines de nouvelles compétences à maîtriser.

Par exemple, la science des données, la programmation et l’intelligence artificielle étaient des compétences de niche. Désormais, avoir une compréhension de leurs fondamentaux est de plus en plus important pour de plus en plus de professions. Il ne suffit plus d’obtenir un diplôme ou de suivre un cours de perfectionnement professionnel une fois par an. L’apprentissage doit être constant.

Tout comme la course à pied, être parmi les meilleurs devient de plus en plus exigeant chaque année qui passe. Chaque génération de champions développe un ensemble de bonnes pratiques. La génération suivante doit les assimiler puis en construire de nouvelles, laissant ceux qui viennent après eux avec davantage de connaissances à assimiler afin de se mettre à niveau. Et le cycle continue.

Certes, il reste le processus de destruction créative où de nouvelles industries fournissent des fenêtres d’opportunité dans lesquelles les personnes ayant des connaissances nouvelles, importantes, peuvent distancer les autres avec une expérience plus globale. Beaucoup de grands entrepreneurs en technologie ont été capable de réussir jeune en consacrant des années d’apprentissage délibéré à un nouveau domaine avant tout le monde. Mais leur succès ne signifie pas qu’ils peuvent ralentir leur propre apprentissage. En fait, cela signifie souvent qu’ils doivent l’accélérer.

Prédire l’avenir de l’apprentissage

En 1965, Gordon Moore, l’un des co-fondateurs d’Intel, remarqua une tendance intéressante : historiquement, le nombre de transistors dans un circuit intégré doublait tous les deux ans.

Ce modèle sous-jacent a eu un effet profond sur la société. Par exemple, votre smartphone actuel a plus de puissance de calcul que les ordinateurs centraux utilisés par la NASA pour exécuter les missions Apollo dans les années 60. En outre, la connaissance de la loi de Moore a permis de faire des prédictions remarquablement précises sur l’avenir. Il est également devenu une prophétie auto-réalisatrice : Intel, par exemple, planifie ses cycles d’innovation de puces en partie autour de la loi de Moore.

La Loi de l’Intelligence Accélérée a prévalu durant plusieurs décennies, et peut-être même des centaines d’années. Nous, en tant qu’individus et en tant que sociétés, devrions en tenir compte lorsque nous planifions notre avenir, tout comme l’industrie de la technologie planifie son avenir autour de la loi de Moore.

La formule relative à la Loi d’Intelligence Accélérée

Les personnes qui veulent être performantes maintenant et dans l’avenir doivent optimiser cette formule d’apprentissage accéléré :

Temps passé à apprendre : Comme je le fais valoir dans les articles la règle des 5 heures : Si vous ne passez pas 5 heures par semaine à apprendre, vous devenez irresponsable et Bill Gates, Warren Buffett et Oprah : tous utilisent la règle des 5 heures, la durée minimale d’apprentissage auquel les professionnels devraient se consacrer sur une base hebdomadaire est de 5 heures.

Taux d’apprentissage : Nous avons la capacité d’augmenter notre taux d’apprentissage. Cette capacité ne dépend pas de notre intelligence. Cela dépend de la maîtrise de comment apprendre à apprendre. Maîtriser tôt cette compétence permet d’en tirer avantage tout au long de la vie.

Augmentation de l’intelligence : Nous vivons à une époque où notre propre intelligence peut être considérablement amplifiée par des outils puissants et abordables. Par exemple, une classe d’outils nous aide à construire des réseaux plus vastes, plus connectés, plus diversifiés qui augmentent notre propre intelligence et nous permettent d’accomplir plus collectivement que nous ne pourrions le faire isolément. Une autre classe d’outils nous permet de trouver et de construire des ensembles de données sur les actions et les résultats des meilleurs de notre industrie ou domaine afin que nous puissions comprendre algorithmiquement les schémas subtils de l’excellence. Prendre le temps d’apprendre ces outils et ces méthodes deviendra de plus en plus critique.

Identifier les bonnes connaissances au bon moment : La valeur de la connaissance n’est pas statique. Elle change en fonction de l’importance que les autres lui accordent et de sa rareté. À mesure que les nouvelles technologies mûrissent et remodèlent les industries, il y a souvent un déficit de personnes possédant les compétences nécessaires, ce qui crée un potentiel de rémunération élevée. En raison de cette dernière, plus de gens se forment rapidement, et la rémunération moyenne diminue.

Créer un modèle de leadership efficace

Un article de Simon Childs – Parkwell Management Consultants

Le philosophe chinois Confucius a écrit : « Le succès dépend de la préparation en amont, et sans une telle préparation, l’échec est certain ». On n’imaginerait pas essayer de construire une maison sans en élaborer un plan, ou en ce qui nous concerne, tenter de diriger une organisation vers le succès sans y réfléchir à l’avance.

M’étant spécialisé dans la recherche et le recrutement de professionnels en leadership depuis plus de 15 ans, j’ai constaté certaines caractéristiques intéressantes chez beaucoup de leaders que j’ai pu rencontrer. L’une de ces caractéristiques est qu’ils reproduisent leur succès d’une organisation à l’autre en utilisant le même modèle de leadership, à la fois flexible et bien rodé.

Créer un modèle de leadership 

Étant donné les grandes différences pouvant apparaître entre non seulement les leaders mais aussi les environnements professionnels dans lesquels ils évoluent, il n’existe pas de formule unique pour développer un modèle qui garantit le succès en matière de leadership. On peut ainsi se poser la question : « Par quoi commencer ? » Walt Disney affirmait : « Vous pouvez concevoir, créer et construire l’endroit le plus magnifique sur terre. Mais vous aurez besoin des gens pour faire du rêve une réalité. » En concevant Disneyland, Walt Disney a reconnu que les travailleurs étaient son atout principal, et en tant que tels les a placés au cœur de son modèle de leadership. Par conséquent, commençons avec les gens.

Récemment, je me suis adressé à un groupe de dirigeants lors d’une de mes conférences et je leur ai posé la question suivante : « quels sont les attributs et caractéristiques d’un grand leader ? » Le retour de ces derniers fut très positif et vivant, citant parmi d’autres :

« Quelqu’un qui écoute vraiment », « manifestant de l’enthousiasme », « passionné », « charismatique », « montrant de l’appréciation », « visionnaire », « un rôle-modèle », « sachant résoudre les problèmes », « digne de confiance », « intègre », « organisé », « compétent », « crédible », « persuasif », « juste », « capable de construire une équipe forte », « clarté de la vision », « d’une attitude positive », « ayant le sens du service », « dirigeant par l’exemple », « patient », « ne craignant pas de prendre des risques », « comprenant ceux qui les suivent », « persévérant », « accordant du crédit aux autres », « adaptable et apportant le changement » ou, comme l’un des dirigeants l’affirma, « descendant de son piédestal et allant directement à la rencontre des membres de son équipe sur le terrain ».

Cependant, quelles indications peuvent-être tirées de ces réponses ?

1.      Styles de leadership : souple ou dur

De toute évidence, ces caractéristiques sont liées à l’aspect humain du leadership. Je trouve cela intéressant car j’ai souvent entendu les gens dénigrer ce qu’on appelle le “soft leadership”. Cependant, il me semble que cette description n’est vraiment pas appropriée ! Appliquer ces aspects plus humains requiert du leader plus d’authenticité, de confiance et de force de caractère.

Ces réponses suggèrent que les gens veulent suivre des leaders qui les écoutent, leur témoignent du respect et plus important encore, qui inspirent chez eux un sentiment d’appartenance aux missions, aux valeurs de l’organisation.

2.      Styles négatifs de leadership “Présent par leur absence”

Considérons maintenant la terminologie qui faisait défaut dans les réponses apportées par l’audience, des termes comme dominant, agressif, désapprobateur, sévère, obstiné, sérieux, lunatique, vindicatif, dur, rude, punitif, cruel, blâmant les autres, contrôlant les autres, manquant d’empathie.

C’est intéressant de voir que beaucoup des représentations les plus populaires du leadership sont dépeintes en faisant l’emphase sur au moins l’un de ces termes négatifs évoqués ci-dessus. Lorsque j’interviewe des dirigeants, j’observe souvent que de tels styles de leadership “durs” sont souvent le refuge de ceux qui manquent de la force, des compétences ou des capacités requises pour diriger de façon plus authentique.

Il est clair que de temps à autre des situations surgissent où il peut être judicieux ou avantageux d’adopter certaines de ces caractéristiques dites négatives. Cependant, d’après ma propre expérience, les leaders traitant les membres de leurs équipes avec compassion, équité et respect obtiennent à leur profit des niveaux plus élevés de loyauté et de coopération.

Influencer plutôt que commander ou contrôler

Plusieurs des meilleurs leaders que j’ai pu interroger m’ont constamment raconté des histoires à propos de la loyauté, de la confiance et de l’engagement qu’ils ont insufflé dans les relations avec leurs collègues. Ils me racontent comment à travers leur propre engagement personnel, ils arrivent à ce que leurs collègues fassent la chose en plus ou travaillent plus tard pour finir les tâches en cours ou encore se tiennent à leurs côtés en temps de crise.  Ici, le cynique pourrait ajouter : ils le font parce qu’ils ont peur ou qu’on les y oblige » C’est possible, mais l’utilisation de ces armes sont des tactiques à court-terme qui n’inspirent pas beaucoup de loyauté parmi les membres d’une équipe et n’engendrent pas non plus une réussite persistante du leadership. Ken Blanchard illustre bien ce point dans sa citation : “la clé du leadership aujourd’hui c’est l’influence, pas l’autorité.”

D’après mon expérience, les leaders les plus assurés commencent par bâtir la confiance dans leurs relations avec leurs collègues. Ils travaillent depuis l’intérieur vers l’extérieur ! Commençant modestement, ils inspirent d’abord la confiance chez ceux qui les entourent et partagent leur modèle de leadership positif. Ils encouragent ces derniers à faire de même et à reproduire ce modèle dans l’organisation, établissant par là un mantra de valeurs clés basées sur l’exécution, l’intégrité et la responsabilité. Ils élaborent et communiquent leurs objectifs avant de se mettre de côté pour laisser leurs équipes y parvenir. À travers de bons indicateurs et une supervision adaptée, ils gardent leurs équipes concentrées sur la performance de l’individu et de l’équipe, les ramenant au modèle s’ils en dévient.

Finalement, le vrai leadership devrait habiliter les autres à devenir des leaders eux-mêmes et établir un exemple positif. Il embrasse le concept du travail collaboratif en tant qu’équipe pour la réalisation des objectifs de l’organisation, et non en tant qu’individu. Il adopte l’attitude selon laquelle aucune contribution individuelle, aucune personne n’est plus ou moins importante qu’une autre. Les gens veulent suivre des leaders qui les inspirent à se développer professionnellement et qui les encouragent à viser de plus grands accomplissements. J’ai souvent observé que les leaders les plus influents se tiennent épaule contre épaule avec leurs collègues dans le développement de leurs propres modèles de réussite.
Ainsi, quel style de leadership vous semble le plus approprié, souple ou dur ? Et comment évalueriez-vous les leaders dans votre organisation ?

Simon Childs est chasseur de tête et travaille à Parkwell Management Consultants où il recherche, sélectionne et recrute des hauts dirigeants pour le compte d'organisations majeures au Royaume-Uni et en Europe.

Cet article est traduit de l'anglais et peut être trouvé via le lien suivant : https://www.linkedin.com/pulse/creating-blue-print-leadership-success-simon/