Pourquoi les gens qui réussissent investissent 10 heures de leur temps par semaine

Cet article est une traduction de celui publié sur le site LinkedIn, et dont le rédacteur est Michael Simmons (cofondateur de Empact).

Warren Buffett, Albert Einstein, Oprah Winfrey, tous y sacrifient à côté de leurs listes quotidiennes de choses à faire.

Une question m’a fasciné toute ma vie d’adulte : qu’est-ce qui fait que certaines personnes deviennent des leaders, des performeurs et des novateurs de classe mondiale, alors que tous les autres subissent l’effet plateau ?

J’ai exploré la réponse à cette question en lisant des milliers de biographies, d’études universitaires et de livres dans des dizaines de disciplines. Au fil du temps, j’ai remarqué qu’une pratique des plus performants émergeait, si contre-intuitive qu’elle est souvent négligée.

Bien qu’ils aient plus de responsabilités que les autres, les meilleurs dans le monde des affaires trouvent souvent le temps de quitter leur travail urgent, de ralentir et d’investir dans des activités qui leur rapportent à long terme plus de connaissances, de créativité et d’énergie. En conséquence, peut-être réalisent-ils moins dans une journée au départ, mais drastiquement plus au cours de leurs vies.

J’appelle cela du temps composé parce que, comme l’intérêt composé, un petit investissement actuel rapporte étonnamment au fil du temps.

Warren Buffett, par exemple, malgré le fait qu’il possède des sociétés comptant des centaines de milliers d’employés, n’est pas aussi occupé que vous. Selon ses propres estimations, il a passé 80% de sa carrière à lire et à penser.

Lors de la réunion annuelle du Daily Journal en 2016, Charlie Munger, le partenaire commercial de Buffett depuis 40 ans, a partagé que le seul évènement prévu sur son agenda telle semaine était sa coupe de cheveux et que la plupart de ses semaines étaient similaires. C’est l’inverse de la plupart des gens qui sont submergés par des échéances à court terme, des réunions et des détails.

Benjamin Franklin a dit avec sagesse : «Un investissement dans la connaissance paie le meilleur intérêt.» La véritable richesse de Buffett n’est sans doute pas seulement l’accumulation de son argent, mais l’accumulation de ses connaissances, qui lui ont permis de prendre de meilleures décisions. Ou comme l’a déclaré avec éloquence le milliardaire entrepreneur, investisseur et philanthrope Paul Tudor Jones, «le capital intellectuel prévaudra toujours sur le capital financier».

Pour construire votre propre capital intellectuel, voici six activités à temps composé que vous pouvez immédiatement incorporer dans votre vie :

Hack # 1 : Tenez un journal. Cela pourrait changer votre vie

Beaucoup d’individus très performants vont au-delà de la réflexion ouverte : ils combinent souvent des messages spécifiques avec la rédaction d’un journal.

Chaque matin, Benjamin Franklin se demandait : «Que faire de valable aujourd’hui ?» Et chaque soir : «Qu’ai-je fait de valable aujourd’hui ?» Steve Jobs se tenait devant le miroir chaque jour et se demandait : «Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais faire ce que je m’apprête à faire ? »Le milliardaire Jean Paul DeJoria et l’experte des médias Arianna Huffington prennent chaque matin quelques minutes pour relever leurs bénédictions. Oprah Winfrey fait la même chose : elle commence chaque jour avec son journal de gratitude, notant cinq choses pour lesquelles elle est reconnaissante.

L’entrepreneur et investisseur milliardaire Reid Hoffman se pose des questions sur sa façon de penser avant de se coucher : quels sont les types de choses clés qui pourraient être des contraintes, ou pourraient être les attributs, d’une solution ? Quels sont les outils ou les atouts que je pourrais avoir ? Quelles sont les choses clés à propos desquelles je désire penser ? Qu’est-ce que je veux résoudre de manière créative ? Josh Waitzkin, grand joueur d’échecs et champion du monde d’arts martiaux, a un processus similaire : «Mon système journalier est basé sur l’étude de la complexité. Réduire la complexité à la question la plus importante. Dormir là-dessus, puis se réveiller tôt le matin et faire un brainstorming sur le sujet. Donc, j’alimente mon matériel inconscient pour le travailler, le relâchant complètement, puis j’ouvre mon esprit et je riffe dessus.

Chaque fois que l’expert en management légendaire Peter Drucker a pris une décision, il a écrit ce à quoi il s’attendait ; plusieurs mois plus tard, il comparait les résultats avec ses attentes. Léonard de Vinci a rempli des dizaines de milliers de pages de croquis et de réflexions sur son art, ses inventions, ses observations et ses idées. Albert Einstein a accumulé plus de 80 000 pages de notes de son vivant. L’ancien président John Adams a tenu plus de 51 journaux tout au long de sa vie.

Avez-vous remarqué qu’après avoir écrit sur vos pensées, vos plans et vos expériences, vous vous sentez moins confus et plus concentré ? Les chercheurs appellent cela «écrire pour apprendre». Cela nous aide à mettre de l’ordre et du sens dans nos expériences et devient un puissant outil de connaissance et de découverte. Cela augmente également notre capacité à penser des sujets complexes qui ont des dizaines de parties interdépendantes, alors que notre cerveau, en soi, ne peut en gérer que trois à un moment donné. Une revue d’une centaines d’études sur l’écriture pour apprendre a montré que cela bénéficie aussi à ce qu’on appelle la pensée métacognitive, qui est la conscience de nos propres pensées. La métacognition est un élément-clé de la performance.

Hack # 2 : Les siestes peuvent augmenter considérablement l’apprentissage, la mémoire, la sensibilité, la créativité et la productivité

S‘appuyant sur les résultats de plus d’une décennie d’expériences, Sara Mednick, chercheuse de l’Université de Californie à San Diego, affirme avec audace : «Avec des siestes d’une heure à une heure et demie … vous parvenez presque aux mêmes bénéfices de consolidation d’apprentissage qu’après une nuit de 8 heures de sommeil ». Les personnes qui étudient le matin obtiennent une amélioration de 30% de leurs résultats à un test effectué en soirée si elles ont fait une sieste d’une heure comparé à une personne qui n’en aurait pas fait.

Albert Einstein interrompait sa journée en rentrant de son bureau de Princeton à 13 h 30, déjeunant, faisant la sieste, puis se réveillant avec une tasse de thé pour commencer l’après-midi. Thomas Edison faisait une sieste jusqu’à trois heures par jour. Winston Churchill considérait que sa sieste de fin d’après-midi n’était pas négociable. John F. Kennedy mangeait son déjeuner au lit avant de tirer les rideaux pour une sieste d’une à deux heures. D’autres individus ne jurant que par la sieste quotidienne incluent Leonard de Vinci (jusqu’à une douzaine de siestes par jour), Napoléon Bonaparte (avant les batailles), Ronald Reagan (tous les après-midi), Lyndon B. Johnson (30 minutes par jour), John D. Rockefeller (tous les jours après le déjeuner), Margaret Thatcher (une heure par jour), Arnold Schwarzenegger (tous les après-midis) et Bill Clinton (15 à 60 minutes par jour).

La science moderne confirme que la sieste nous rend non seulement plus productif, mais aussi plus créatif. C’est sans doute la raison pour laquelle des grands comme Salvador Dali, le grand maître des échecs Josh Waitzkin et Edgar Allen Poe ont utilisé les siestes pour induire une hypnagogie, un état de conscience entre sommeil et éveil qui les a aidés à accéder à un niveau de créativité plus profond.

Hack # 3 : Seulement 15 minutes de marche par jour peuvent faire des merveilles

Ceux qui excellent dans tous les domaines incluent aussi l’exercice physique dans leur routine quotidienne. La forme la plus commune est la marche.

Charles Darwin faisait deux promenades quotidiennes : une à midi et une à 16h. Après le déjeuner, Beethoven se lançait dans une marche longue et vigoureuse, portant un crayon et des feuilles de papier à musique pour enregistrer des pensées musicales fortuites. Charles Dickens marchait une douzaine de kilomètres par jour et trouvait l’écriture si consommatrice en énergie mentale qu’il écrivait : «Si je ne pouvais pas marcher vite et loin, je devrais juste exploser et périr.» Le philosophe Friedrich Nietzsche d’en conclure : «seules les idées récoltées lors de la marche ont de la valeur. »

D’autres individus qui avaient l’habitude de marcher sont Gandhi (il faisait une longue marche tous les jours), Jack Dorsey (fait une marche de cinq milles chaque matin), Steve Jobs (faisait une longue marche quand il s’engageait dans une discussion sérieuse), Tory Burch (45 minutes par jour), Howard Schultz (marche tous les matins), Aristote (donnait des conférences tout en marchant), le neurologue et auteur Oliver Sacks (marchait après le déjeuner), et Winston Churchill (marchait chaque matin au réveil).

Désormais, nous avons des données scientifiques prouvant ce que ces génies avaient déjà compris : se promener rafraîchit l’esprit et le corps et augmente la créativité. Cela peut même prolonger votre vie. Dans une étude longue d’une douzaine d’années menée auprès d’adultes de plus de 65 ans, marcher durant 15 minutes par jour a réduit la mortalité de 22 %.

Hack # 4 : La lecture est l’une des activités les plus bénéfiques dans laquelle nous pouvons investir

Voici une vérité incroyable : peu importe les circonstances, nous avons tous un égal accès au support d’apprentissage préféré de Bill Gates, la personne la plus riche au monde : les livres.

Les plus performants dans tous les domaines profitent de ce moyen d’apprentissage puissant et économique.

Winston Churchill a passé plusieurs heures par jour à lire des biographies, l’histoire, la philosophie et l’économie. De même, la liste des présidents américains qui aimaient les livres est longue : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et JFK étaient tous des lecteurs voraces. Theodore Roosevelt lisait un livre par jour lorsqu’il était occupé, et deux à trois par jour quand il avait une soirée libre.

Parmi les autres lecteurs brillants, mentionnons Mark Cuban, entrepreneur milliardaire (plus de trois heures par jour), Arthur Blank, entrepreneur milliardaire (plus de deux heures par jour), David Rubenstein, investisseur milliardaire (six livres par semaine), le milliardaire Dan Gilbert (une à deux heures par jour), Oprah Winfrey (qui crédite la lecture pour une grande partie de son succès), Elon Musk (lisait deux livres par jour quand il était plus jeune), Mark Zuckerberg (un livre toutes les deux semaines), Jeff Bezos (avait lu des centaines de romans de science fiction à l’âge de 13 ans), et le PDG de Disney Bob Iger (se lève tous les matins à 4h30 pour lire).

La lecture de livres améliore la mémoire, augmente l’empathie et nous détend, ce qui peut nous aider à atteindre nos objectifs. Les livres nous délivrent la quintessence de la connaissance accumulée dans la vie de quelqu’un dans un format qui ne demande que quelques heures de notre temps. Ils fournissent le retour sur investissement ultime.

Hack # 5 : Les partenaires de conversation mènent à des percées surprenantes

Dans Powers Of Two: Trouver l’essence de l’innovation dans les paires créatives, l’auteur et essayiste Joshua Shenk affirme que le fondement de la créativité est social et non individuel. Le livre passe en revue la recherche académique sur l’innovation, mettant en évidence des duos créatifs depuis John Lennon et Paul McCartney à Marie et Pierre Curie en passant par Steve Jobs et Steve Wozniak.

Au cours de longues promenades quotidiennes, les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky ont développé une nouvelle théorie de l’économie comportementale qui a valu à Kahneman le prix Nobel. J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis ont partagé leur travail l’un avec l’autre et se réservaient les lundis pour se rencontrer dans un pub. Francis Crick et James Watson, les co-découvreurs de la structure de l’ADN, échangeaient et attaquaient leurs idées sans relâche, à la fois dans leur bureau commun et au cours des déjeuners quotidiens à Cambridge. Crick a rappelé que s’il présentait une idée imparfaite, «Watson me disait sans équivoque que c’était un non-sens, et vice-versa.» Les artistes Andy Warhol et Pat Hackett prenaient deux heures chaque matin pour «faire le journal» ensemble : passer en revue les activités de la journée précédente en détail.

Beaucoup de grands hommes ont pris l’habitude de converser dans de grands groupes ritualisés. Le «cabinet de tennis» de Theodore Roosevelt comprenait des amis et des diplomates qui s’exerçaient tous les jours et débattaient des problèmes auxquels le pays était confronté. Benjamin Franklin a créé une «société d’amélioration mutuelle» appelée le Junto qui se réunissait chaque vendredi soir pour apprendre les uns des autres. Les Vagabonds étaient un groupe de quatre amis célèbres – Henry Ford, Thomas Edison, Harvey Firestone et John Burroughs – qui faisaient des voyages en voiture chaque été : camper, grimper et «s’asseoir autour du feu de camp pour discuter de leurs diverses entreprises scientifiques et commerciales et débattre des questions urgentes du moment.  »

Hack # 6 : Le succès est le résultat direct du nombre d’expériences que vous effectuez

Il y a une raison pour laquelle Jeff Bezos dit : « Notre succès chez Amazon est fonction du nombre d’expériences que nous faisons par an, par mois, par semaine, par jour … ».

Un grand gagnant paie pour toutes les expériences perdues. Dans un récent dépôt SEC, il explique pourquoi (NdT : la comparaison qui suit est typiquement américaine puisqu’il s’agit du baseball)  :

« Avec 10 % de chance de remporter la mise, vous devriez prendre ce pari à chaque fois. Mais vous aurez toujours tort neuf fois sur dix. Nous savons tous que si vous avez en tête les clôtures, vous allez en rater beaucoup, mais vous allez aussi frapper quelques homes runs. La différence entre le baseball et les affaires, cependant, est que le baseball a une distribution de résultats tronquée. Quand vous frappez, peu importe la façon dont vous vous connectez avec la balle, le maximum de points que vous pouvez obtenir est seulement de quatre. Dans les affaires, de temps en temps, quand vous montez sur le marbre, vous pouvez marquer 1000 points. « 

Peu importe combien vous lisez et discutez, vous allez encore devoir passer du temps à faire vos propres erreurs. Si cela vous décourage, souvenez-vous de Thomas Edison. Il lui a fallu plus de 50 000 expériences ratées pour inventer la pile alcaline et 9 000 pour perfectionner l’ampoule. Mais à sa mort, il détenait près de 1 100 brevets américains.

Les expériences ne se produisent pas seulement dans le « vrai » monde. Notre cerveau a une incroyable capacité à simuler la réalité et à explorer les possibilités à un rythme beaucoup plus rapide et à moindre coût. Einstein a utilisé des expériences de pensée (s’imaginant lui-même chassant un faisceau de lumière dans l’espace, par exemple) pour aider à construire des théories scientifiques révolutionnaires ; vous pouvez les utiliser pour libérer votre imagination sur des énigmes légèrement plus petites. Les journaux de Thomas Edison, Leonard de Vinci et d’autres sommités ne sont pas seulement remplis d’écriture, ils sont également remplis de croquis et de cartes mentales.

La comédie stand-up est loin de l’invention, mais l’expérimentation est aussi importante dans les arts que dans la science. Prenez un comédien vedette comme Chris Rock, par exemple. Rock prépare d’énormes spectacles dans des lieux tels que le Madison Square Garden en rassemblant les éléments de sa routine dans de petits clubs pendant des mois, en essayant de nouveaux matériaux et en recevant des réactions instantanées du public (soit c’est drôle soit ça ne l’est pas).

D’autres utilisent des expériences pour se forcer à adopter de nouvelles habitudes ou à en briser de malsaines. La productrice et écrivaine emblématique Shonda Rhimes a décidé de combattre son addiction au travail et son introversion extrême et de dire oui à tout ce qui l’effrayait dans une expérience qu’elle a appelée l’Année du Oui. Jia Jang a affronté la peur universelle du rejet avec son projet 100 jours du Rejet, qu’il a ensuite catalogué sur YouTube. Megan Gebhart, diplômée de l’université, a passé la première année de sa carrière à prendre une personne par semaine pour prendre un café ; elle a compilé les leçons qu’elle a apprises dans un livre intitulé 52 Tasses de café. La cinéaste Sheena Matheiken portait la même robe noire tous les jours pendant un an comme exercice de durabilité.

Ralph Waldo Emerson a déclaré: «Toute vie est une expérience. Plus vous faites d’expériences, mieux c’est.  »

Allez-y, prenez cette heure maintenant

Dans un monde où tout le monde accélère et prépare son emploi du temps, le travailleur du savoir moderne devrait faire le contraire : ralentir, travailler moins, apprendre davantage et penser à long terme.

Dans un monde où le travail est frénétique, les meilleurs élèves devraient se concentrer délibérément sur l’apprentissage et le repos. Dans un monde où l’intelligence artificielle automatise de plus en plus notre travail, nous devrions libérer notre créativité. La créativité n’est pas débridée en travaillant plus, mais en travaillant moins.

C’est facile de se dire : « Bien sûr ! Warren Buffett peut le faire parce que … eh bien … c’est Warren Buffett. » Mais n’oubliez pas que Warren Buffett a eu son rituel d’apprentissage pour toute sa carrière, bien avant qu’il ne soit le Warren Buffett que nous connaissons aujourd’hui. Il aurait facilement pu tomber dans le piège de la constante «activité» mais à la place, il a pris trois décisions cruciales :

  • Écarter impitoyablement l’occupation du travail pour prendre du recul par rapport aux délais urgents à respecter, les réunions et tous ces détails.
  • Passer presque tout son temps sur le temps composé, c’est-à-dire les choses qui créent le plus de valeur à long terme.
  • S’épanouir dans son travail parce qu’il met à profit ses forces et ses passions uniques.

Ce mode de vie peut ne pas se produire pour vous du jour au lendemain, mais afin de tirer parti du temps composé, vous devez d’abord croire qu’un style de vie où vous travaillez moins mais accomplissez plus est possible et bénéfique ; qu’un style de vie où vous vous concentrez impitoyablement sur vos forces et vos passions est non seulement faisable, mais nécessaire.

Pour commencer, suivez la règle des 5 heures : pendant une heure par jour, investissez dans le temps composé : faites la sieste, profitez de cette promenade, lisez ce livre, engagez-vous dans cette conversation. Vous pouvez douter de vous-même, vous sentir coupable ou même vous inquiéter que vous «perdez» votre temps … Ce n’est pas le cas ! Éloignez-vous de votre liste de tâches, juste pour une heure, et investissez dans votre avenir. Cette approche a fonctionné pour certains des plus grands esprits du monde. Cela peut fonctionner pour vous également.

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