Le talent seul ne suffit pas. Un exemple : Michael Jordan

Si Michael Jordan est devenu le meilleur joueur de basket au monde, et est considéré aujourd’hui par la plupart des observateurs comme sans doute le plus grand de tous les temps, c’est bien moins en raison de son talent ou de ses capacités athlétiques (pourtant indéniables) que de sa détermination à suivre le processus par lequel il atteindrait finalement cet objectif. Quel est ce processus ? C’est tout l’objet de cet article.

Il ne l’aurait jamais dit lui-même, mais il voulait que les gens affirment qu’il était le meilleur à avoir jamais joué au basket.

Tim Grover (préparateur physique de Michael Jordan)

I. L’HISTOIRE (CE QUE L’ON VOIT)

LES DÉBUTS

Michael Jordan (MJ ; Mike) est devenu une star dès son entrée dans la ligue professionnelle de basket américaine, la NBA (National Basketball Association). Recrue de l’année en 1985, il s’est tout de suite illustré par des qualités athlétiques incroyables, un talent inégalé et une reconnaissance immédiate.

Doté d’une explosivité exceptionnelle et d’une capacité toute particulière à rester dans les airs plus longtemps que les autres (Michael jordan : Mr Hang Time), le joueur fait se lever les foules à chacun de ses mouvements.

Marquant plus de 28 points par match de moyenne dès sa 1ère année, His Airness ou Air Jordan comme le surnomment ses fans, remporte le concours de dunk en 1987 et 1988 ainsi que le trophée de meilleur défenseur de la ligue la même année. Il mène son équipe, les Chicago Bulls, à une saison à 50 victoires ainsi qu’à une première victoire dans une série éliminatoire en playoffs.

En 1986, alors qu’il revient d’une blessure qui l’a privé de 64 matchs (un os du pied cassé), il marque 63 points en playoffs face aux Celtics de Boston, une équipe considérée comme l’une des meilleures de l’histoire. 63 points dans un match de playoffs, le record tient toujours. À la fin du match, le joueur vedette des Celtics, Larry Bird (le numéro 33 sur la photo ci-dessus), aura cette phrase mémorable : “Ce n’était pas Michael Jordan ; c’était Dieu déguisé en Michael Jordan.”

Dans les années 90, les Bulls établissent leur dynastie en gagnant six titres de champion NBA alors qu’ils n’en avaient jamais gagné un seul auparavant. Leur leader, Michael Jordan, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales. Celui-ci devient une icône mondiale du basket lorsque la Dream Team dont il fait partie s’illustre lors des Jeux Olympiques d’été de 1992 à Barcelone.

Pourtant, entre le Michael Jordan flamboyant des années 80 et le Michael Jordan conquérant des années 90 (six titres de champion NBA), il y a un monde.  

En effet, Michael Jordan a dû attendre sept longues années avant de remporter le trophée de champion. Et ensuite il a dû se battre pour le garder.

Durant les années qui suivent son entrée dans la NBA, s’il brille individuellement (en 1988 par exemple, Jordan tourne à 35 points de moyenne par match et est élu meilleur joueur, meilleur défenseur et meilleur intercepteur de la ligue), les critiques commencent à pleuvoir quant à ses capacités à mener son équipe jusqu’au titre. Pourrait-il sortir un jour son équipe du premier tour ? Gagnerait-il jamais un championnat ?

En effet, durant trois saisons consécutives, les Bulls se font sortir à chaque fois par les Pistons, surnommés à juste titre les Bad Boys de Détroit (cette équipe a été la 1ère à instaurer une défense très physique sur tout le terrain, amenant un changement considérable du jeu dans les années 80).

En 1988, les Pistons éliminent les Bulls au 2ème tour en 5 matches. En 1989, ils les sortent en finale de conférence en 6 matches. En 1990, toujours en finale de conférence, au 7ème et dernier match (4 manches gagnantes).

LE TOURNANT

Après la saison 1989-1990, qui se solde donc par un nouvel échec en finale de conférence face à Détroit, Michael Jordan se rend compte que cette équipe le maîtrise (on parle des fameuses Jordan Rules, faites de variations consistant à placer deux voire trois défenseurs sur Jordan et à lui opposer un jeu très rugueux quand il arrivait à s’en défaire, tout ceci pour stopper le joueur le plus talentueux de la ligue).

MJ comprend que si lui et les Bulls veulent aller plus loin dans la compétition, son corps devait être mieux préparé à de tels affrontements.

C’est alors qu’un jeune entraîneur inconnu de 24 ans, du nom de Tim Grover, fait son apparition. Un article dans un journal local lui apprend à quel point le jeu physique de Détroit affecte mentalement Michael Jordan. Et Il voit là une opportunité.

Grover pense réellement pouvoir aider Jordan mais il reste inquiet à l’idée de ne pas en avoir l’occasion. En effet, si le joueur est fatigué d’être maîtrisé physiquement par ses adversaires, il ne travaille pas non plus régulièrement avec un entraîneur unique. Et s’il souhaite effectivement se conditionner et se renforcer musculairement, il craint aussi de soulever des poids en raison des effets que cela pourrait avoir sur son jeu.

Tim Grover contacte le staff des Bulls et obtient un entretien avec le chef entraîneur sportif et le médecin de l’équipe. Après une série d’interviews, il rencontre finalement Jordan. Grover présente alors son plan pour aider le jeune joueur à devenir plus fort et à éviter les blessures. Il veut introduire un régime d’entraînement qui le préparerait mieux à la compétition.

Mais Jordan est sceptique. Se trouve devant lui un entraîneur de 24 ans, sans expérience préalable avec des athlètes professionnels, qui lui explique sans rire comment avec son aide le meilleur joueur de la NBA pourrait atteindre de nouveaux sommets. Finalement, Jordan cède.

La star lui laisse un mois pour faire ses preuves. Leur collaboration dura 15 ans.

Michael Jordan et Tim Grover se sont mis d’accord et ont décidé que l’endurance, la force et le mental devaient être travaillés pendant toute la saison, plutôt que seulement durant l’intersaison.

De cette façon, lorsque Michael entrerait dans la période des séries éliminatoires après un calendrier de 82 matchs, il se sentirait aussi fort qu’en début d’année.

Trois à quatre jours par semaine, Tim Grover conduisait du centre-ville de Chicago jusqu’au domicile de Jordan. Puis ils pratiquaient de la levée de fonte pendant une heure, entre 7h et 8h. Ensuite, beaucoup de travail d’agilité, des répétitions rapides, des poids légers – juste des exercices afin de renforcer le corps et lui permettre d’assumer un jeu physique tout au long de l’année.

L’idée était de battre les pistons à leur propre jeu, en devenant plus fort physiquement et mieux préparé. Michael savait que si lui et son équipe écartaient les Pistons de leur chemin, ils avaient toutes leurs chances ensuite de gagner le championnat (le championnat américain est ainsi fait que la finale fait rencontrer la meilleure équipe de l’Ouest avec la meilleure équipe de l’Est ; Chicago et Détroit sont deux villes de l’Est. C’était donc à celle qui battrait l’autre pour accéder à la finale).

MJ est donc devenu de plus en plus fort physiquement car c’était devenu aussi important que tout le reste. Encore une fois il ne négligeait rien. Il n’avait pas ce qu’il fallait pour être compétitif face aux Bad Boys alors au lieu de se plaindre, au lieu de s’en servir comme excuse, il s’est fixé cet objectif. D’une faiblesse il a fait une force. Il travaillait ses faiblesses car il voulait être consistant et devenir un joueur complet. Ce qu’il est devenu à force de travail.

LE SUCCÈS

Le nouveau régime d’entraînement de Michael Jordan inspira ses coéquipiers à faire de même. C’est ainsi que naquit The Breakfast Club (Club du petit-déjeuner). L’entraînement en petit comité commencait vers 7 heures et se déroulait dans le gymnase en sous-sol de Jordan, son domicile se trouvant à 15 minutes du Centre Berto où s’entraînait l’équipe.

Quand ils avaient fini, entre 9h et 9h15, le chef cuisinier de Michael leur préparait le petit-déjeuner. D’où le nom, The Breakfast Club. Les joueurs s’asseyaient pour manger ensemble, puis ils se rendaient au Centre Berto pour s’entraîner. Ce régime d’entraînement qui était aussi fondamentalement un état d’esprit fut la fondation de la dynastie des Bulls.

En effet, dès l’année suivante, Jordan et les siens balayent les Pistons en 4 manches sèches, ce qui leur ouvre la voie vers leur 1er titre de champion NBA.

La suite ? Tout le monde la connaît, MJ gagne six titres avec les Chicago Bulls, en étant à chaque fois meilleur joueur des finales (record NBA), avec la particularité de gagner trois titres consécutivement à deux reprises (1991-92-93 et 96-97-98).

Il est également l’auteur du comeback le plus fameux de l’histoire du sport en prenant sa retraite en 1993 pour s’adonner au baseball puis en revenant sur les parquets un an et demi plus tard en déclarant lapidairement : “I’m back.”

Dès son 4ème match, il inscrit le panier de la victoire contre Atlanta et au match suivant, le 28 mars 1995, il inscrit 55 points contre les Knicks de New York au Madison Square Garden. Rappelons au passage qu’il s’agit de la ligue où s’affrontent les meilleurs joueurs au monde et que cela faisait un an et demi qu’il n’avait pas joué.

En 1996, les Bulls deviennent la 1ère équipe de l’histoire à présenter un bilan de 72 victoires pour seulement 10 défaites (record battu depuis par les Golden State Warriors de Stephen Curry en 2016 mais sans remporter le championnat).

Après son retour sur les parquets, Michael Jordan remporte donc avec son équipe trois nouveaux titres de champion NBA consécutifs, est élu à chaque fois meilleur joueur des finales, ainsi qu’à deux reprises meilleur joueur de la ligue et meilleur joueur du All-Star Game la même année (1996 et 1998).

En somme, un parcours époustouflant, faisant dire à Magic Johnson lui-même : “Il y a Michael Jordan et après il y a le reste d’entre nous.”

II. LE PROCESSUS (CE QUE L’ON VOIT MOINS)

LE DÉSIR

A burning desire, an indomitable will. Un désir brûlant, une volonté farouche. C’est cela qui l’a guidé tout au long de son parcours. Visionnez sur YouTube le début de la vidéo Air Time (1993). On y voit Michael Jordan, assis sur une chaise dans un gymnase, expliquer que c’est au moment où il inscrit le panier de la victoire en 1982 (voir photo ci-dessous), lors de la finale du tournoi universitaire, qu’un désir brûlant s’empare de lui et le consume :

“Cela a réveillé une impulsion à l’intérieur de moi, d’exceller, de me battre pour exceller, d’être parmi les meilleurs ou même d’être le meilleur. Cela m’a guidé, et je suppose qu’avec ce panier victorieux cela a pu allumer un feu en moi… que non, rien n’allait pouvoir m’arrêter.”

Vous avez un projet, des objectifs, une idée en tête dont vous aimeriez voir la réalisation. Posez-vous la question : jusqu’à quel point le souhaitez-vous ? Cela vous prend-il aux tripes ? Est-ce si important, si dévorant, que l’on pourrait vous tirer dessus, vous agiriez quand même, vous feriez ce que vous avez à faire, avant de revenir pour mourir ? (c’est une image ;))

C’est une bonne façon aussi de déterminer ce qui est vraiment important pour vous, de séparer le bon grain de l’ivraie, de cesser de vous mentir à vous-même (ce qui reste le sport favori de l’être humain).

Lorsque ce point est éclairci et que votre objectif est fixé, servez-vous de votre esprit pour l’atteindre et lisez cet article pour vous y aider.

“ Certains veulent que ça arrive, certains aimeraient que cela arrive, d’autres font en sorte que cela arrive.”

Les gens sous-estiment généralement que c’est la quantité de volonté qui importe, ou plutôt la qualité de cette volonté. À quel point voulez-vous atteindre ce résultat ? À quel point brûlez-vous d’y parvenir ?

LE TRAVAIL

Il y a un lien fort entre votre désir et votre capacité de travail. Or sans beaucoup travailler, vous n’atteindrez pas vos objectifs. Ceux qui vous tiennent à coeur, ceux qui vous importent le plus, ceux qui justement ne sont pas faciles à atteindre. C’est donc la qualité de votre volonté qui déterminera le degré de travail que vous fournirez pour arriver au résultat attendu.

“ Tout le monde a la volonté de réussir mais tout le monde n’a pas la volonté de se préparer à réussir.”

Bobby Knight (entraîneur de l’équipe nationale américaine lors des JO d’été de 1984).

Il est vrai que cela n’est ni cool ni sexy, mais exceller dans son domaine est bien plus difficile qu’on ne le pense. Il n’existe pas de potion magique pour le succès. Il n’y a pas de pilule magique mais il y a un processus.

“Il n’y a pas de raccourcis. Il n’existe pas de substitut au travail difficile. La chance survient quand la préparation rencontre l’opportunité. Cela n’arrive pas par hasard.”           Tim Grover

En effet, si le talent détermine la ligne de départ, c’est bien le travail qui détermine la ligne d’arrivée.

Il faut que vous soyez bien conscient d’une chose : c’est l’acharnement au travail qui a permis à Michael Jordan d’acquérir un tel statut. Et c’est son mental qui lui a permis de réaliser une telle carrière, de suivre un tel parcours. Ce ne sont pas ses capacités physiques, ni son talent seulement.

Comme il le dit lui-même : “Il y a de grands athlètes en NBA mais c’est vraiment votre détermination qui vous fait sortir du lot.”

Déjà en 1984, alors qu’il n’a que 21 ans et qu’il ne fait pas encore partie de la NBA, Michael Jordan répond à un journaliste :

“Je pense juste que j’ai acquis l’habitude de travailler. L’on m’a toujours enseigné que pour atteindre un but que l’on s’est fixé dans la vie, on doit travailler dur, et jusqu’à maintenant vous savez, j’ai toujours gardé ça en tête.”

Pour atteindre le sommet, et y rester, vous devez vous améliorer continuellement. Gagner n’est pas le plus important, vous devez avoir un état d’esprit de croissance, de développement (growth mindset). Jour après jour après jour après jour, vous vous développez, vous vous améliorez, peu importe le domaine que vous aurez choisi. Si vous pratiquez constamment, vous ne pouvez que vous améliorer. Le travail conquiert tout.

Comme le dit l’athlète lui-même : “Le jour où je cesse de m’améliorer est le jour où je quitte le jeu.”

L’ÉCHEC

Comme l’a affirmé John Coltrane, le saxophoniste de jazz : “On doit sortir les mauvaises notes avant de jouer les bonnes.”

Dans cette poursuite du but à atteindre, l’échec n’est pas simplement accepté, il est attendu. Lorsque vous sortez de votre zone de confort, l’échec est inévitable. Mais c’est justement le fait d’échouer qui vous guide vers le succès.

Relisez l’histoire plus haut dans cet article : si Michael Jordan n’avait pas eu à affronter l’échec dans sa quête pour le titre, à savoir les Pistons, jamais sans doute il ne serait devenu le joueur que l’on connaît aujourd’hui, jamais il ne serait allé aussi loin dans cette quête pour devenir le meilleur, pour vaincre et tout remporter.

“La plupart des gens s’arrêtent à leurs échecs. Nous échouons tous à un moment ou à un autre. C’est pourtant l’outil le plus puissant à votre disposition. Tout dépend de la façon dont vous l’utilisez. Prenez un scalpel : dans les mains d’une personne lambda il peut faire des dommages irréparables. Dans les mains d’un chirurgien, il sauve des vies. C’est la même chose avec l’échec, utilisez-le de la bonne façon.”

Tim Grover

Pour une très bonne illustration de ceci, regardez cette vidéo, elle est tout simplement géniale. Elle dit tout et fait passer son message uniquement par la narration visuelle.

Laissons la parole enfin à Michael Jordan lui- même :

“J’ai manqué plus de 9 000 paniers dans ma carrière. J’ai perdu près de 300 matchs. 26 fois on m’a fait confiance pour prendre le shoot de la victoire et je l’ai manqué. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pour cette raison que j’ai réussi.”

LEADERSHIP

Michael Jordan a été dès ses débuts leader aux statistiques et donc leader de son équipe puisqu’il en était le meilleur élément, et de très loin. Cependant, en raison de son égo et de sa jeunesse il n’avait pas encore compris ce que signifiait vraiment être un leader.

Quand on évoque la notion de leadership, on évoque souvent les politiciens (Nelson Mandela), les héros de guerre (Dwight Eisenhower) ou les réformateurs sociaux (Martin Luther King). On retrouve pourtant dans le sport tous les attributs du leadership, notamment en prenant l’exemple de Michael Jordan.

Celui-ci voulait tellement gagner qu’il n’était pas tendre avec ses coéquipiers. On peut d’ailleurs faire un rapprochement de ce type de caractère avec celui de Steve Jobs, qui pouvait véritablement être détestable avec ceux qui avaient le bonheur/malheur de travailler avec lui.

À ses débuts, MJ voulait gagner tout seul, il passait peu le ballon, il voulait briller. De ce fait, ses coéquipiers faisaient plutôt acte de présence, on ne leur donnait pas les moyens de peser sur le match. Les autres équipes l’avaient parfaitement compris, elles se contentaient de défendre à plusieurs sur lui pour l’épuiser.

Lorsque Phil Jackson fait son apparition en 1989 en tant que nouvel entraîneur de l’équipe, les choses changent.

En effet, celui-ci lui fait comprendre que ce ne sont pas ses actes individuels pour eux-mêmes qui comptent mais à quel point ses coéquipiers s’améliorent en sa présence.

Ce n’était pas forcément facile à entendre (ni facile à dire) mais Michael Jordan accepta cela, et ce faisant accepta le coaching de Phil Jackson. Il avait appris à relever les défis et c’en était un. C’était la condition pour devenir champion.

Comme il le dira lui-même ensuite : “Le talent gagne les matchs mais c’est le travail d’équipe et l’intelligence qui gagnent les championnats.”

Et il resta le meilleur en rendant ses coéquipiers meilleurs. Trouvant notamment Steve Kerr face aux Jazz en 1997 tout en étant élu meilleur joueur des finales.

Lors du match 5 des finales 1998 face aux Jazz, Michael Jordan est l’auteur d’un leadership exemplaire en décidant de jouer alors qu’il a subi un empoisonnement alimentaire (pizza avariée avalée la veille au soir). Il mène son équipe à la victoire avec 38 points marqués et 11 passes. Cette performance historique est connu comme “The Flu Game”. En matière de leadership, les actes comptent toujours bien plus que les paroles.

Agissez, forcez le respect, témoignez de ce que vous êtes par vos actes, et que vos actes concordent avec vos paroles. Alors seulement les gens pourront décider de vous suivre.

Le match suivant, il inscrit 45 points et est l’auteur du tir victorieux, le dernier sous la tunique des Bulls.

LA CONCLUSION PAR JORDAN LUI-MÊME

Maybe it’s my fault

Peut-être que c’est de ma faute

Peut-être que je vous ai laissé croire que c’était facile, quand ça ne l’était pas

Peut-être que je vous ai fait penser que mes exploits commençaient à la ligne de lancer franc

Et pas à la salle de sport

Peut-être que je vous ai laissé croire que tous les shoots que je prenais, faisaient gagner le match

Que mon jeu était bâti sur des flashs

et pas sur du feu

Peut-être que c’est de ma faute si vous n’avez pas vu que les échecs me donnaient de la force

Que ma douleur, était ma motivation

Peut-être que je vous ai laissé croire que le basket était un cadeau du ciel

Et non pas quelque chose pour lequel j’ai travaillé…

… Chaque jour de ma vie

Peut-être que j’ai détruit le jeu

Ou peut-être…

Que vous vous cherchez une excuse.

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