Le discours percutant du Général Jay B. Silveria

Après avoir découvert des insultes racistes inscrites sur les portes d’un dortoir de l’United States Air Force Academy  et visant cinq élèves officiers afro-américains, son directeur Jay B. Silveria a vivement réagi.

Le Lieutenant Général a ainsi rassemblé les 5500 personnes constituant cette école militaire, 4000 élèves et 1500 membres encadrants, et a exprimé clairement que le racisme n’avait pas sa place dans cette institution, en profitant au passage pour rappeler le contexte actuel américain sur la question raciale (les évènements de Charlottesville notamment, ainsi que le mouvement « Take A Knee » des joueurs de la NFL, la ligue professionnelle de football américain, durant l’hymne national).

Il s’agit là d’un exemple frappant de ce qu’est dans son essence le leadership : donner l’exemple et en prendre l’initiative, avoir le courage d’agir immédiatement selon ce qui est juste, selon ce qui est moral.

S’exprimant avec passion et éloquence devant son auditoire, c’est bien cette urgence et le fait que le lieutenant général Jay B. Silveria soit révolté par la teneur des actes en question, qui donnent tant de puissance au contenu de son message.

Mentionnant les propos racistes, Silveria dit : « Si vous êtes outragés par ces mots, alors vous vous trouvez au bon endroit. Vous devriez être outragés pas seulement en tant que pilote mais en tant qu’être humain. » Et pour ceux qui pensaient que ce qui se passait dans l’école préparatoire n’avait aucune incidence sur l’Académie dans son ensemble, Silveria répond : « Nous serions naifs de penser que nous n’avons pas à discuter de cette question. »

Dans son discours, Silveria encourage ses élèves et son staff à s’engager dans un débat civil, et parle du pouvoir de la diversité « qui nous rend bien plus forts ». Il finit par demander aux élèves de sortir leur mobile pour enregistrer ses mots : « Ceci est notre institution. Et si vous en avez besoin, si vous avez besoin de mes paroles, alors gardez-les. Et utilisez-les, rappelez-vous en, partagez-les, parlez-en : si vous ne pouvez traitez quelqu’un avec respect et dignité, alors foutez le camp ! »

Diriger comme un grand chef d’orchestre

Itay Talgam est un chef d’orchestre israélien et un expert en leadership.

Il a dirigé la plupart des orchestres majeurs en Israël ainsi qu’en Europe (notamment l’Orchestre Philarmonique de St Petersburg, l’Opéra de Leipzig, l’Orchestre de Paris…), et était un disciple et protégé de Leonard Bernstein dont il a suivi les cours à Fontainebleau et qui l’avait choisi afin de diriger avec lui l’Orchestre de Paris en 1987.

Il s’est depuis réinventé en formateur, consultant et expert en leadership, lors de séminaires et ateliers où il utilise son expérience de l’orchestre symphonique, qu’il considère en effet comme une métaphore du comportement dans les organisations et un modèle pour un leadership inspiré.

Il a également écrit un livre sur le sujet publié en 2015, The Ignorant Maestro : How Great Leaders Inspire Unpredictable Brilliance .

Dans la vidéo suivante, il partage ses vues avec beaucoup d’humour dans le cadre d’une conférence TED en 2009 :

Comment les grands leaders nous inspirent à agir

Simon Sinek lors de sa conférence TED sur le leadership en 2009
Simon Sinek lors de sa conférence TED sur le leadership en 2009

Simon Sinek est un conférencier et consultant britannique, qui écrit sur le leadership et le management. Il a écrit deux livres, le best-seller Start with Why : How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action (2009) et Leaders Eat Last : Why Some Teams Pull Together and Others Don’t (2014). En 2009, il tient une conférence TED dont vous trouverez ci-dessous la vidéo sous-titrée en français. Celle-ci est devenue rapidement l’une des plus populaires du site TED.com (3ème) avec plus de 27 millions de vues.

Fasciné par les leaders qui ont un réel impact dans le monde, des personnes capables d’inspirer les autres, que ce soit des individus ou des organisations, et se servant d’exemples comme Martin Luther King Jr. ou Apple, Simon Sinek est convaincu que l’explication n’est pas psychologique mais biologique : le pourquoi est inscrit dans nos gènes et c’est la raison pour laquelle nous serions inspirés par certaines personnes, messages et organisations plutôt que d’autres.